Wednesday, June 21, 2006

Hey Big Boy

Saw on Tracks CBGB was closing down !!!
Hope my Charles Baptiste Great Bastard won't be cloding down his blog.

Wish you a perfect Fete de la Musique and hope you are fine
See you soon
J.

Friday, June 16, 2006

Ha! I found your blog too, although that wasn't too hard.

Tuesday, June 13, 2006

S'il se passe un peu moins de choses ici...

... c'est surtout qu'il s'en passe plus dans ma vie, mademoiselle! Le portefeuille reste composé de deux actifs, seule leur répartition change...

Je me suis remis à courir. Du sport, dites-vous? Presque. Enfin, pas au sens où vous l'entendez, bien sûr. Pas de la course à pied, mais de la course à tête! Je cours après la vie, après mes concerts, après mes examens de fin d'études, après les matins frais, après les coups de téléphone, après le vacarme de la guitare électrique, après la paix de l'âme, après le sommeil véritable, après une fille que je veux garder secrète. Je ne parviens jamais à m'arrêter, semble-t-il. Il faut toujours qu'un moment de répis passe du stade d'épilogue à la folie à celui de prologue à l'aventure. Là, il me faudrait un moment de répis, par exemple. Mais ce serait une mutinerie... et je me suis engagé. Dans une armée des plus passionnantes. Et le pas cadencé de l'Idéal me guide. Et je sens mille balles se charger dans les fusils de la Passion. Et au loin brillent les lueurs du jour sur une Terre qui ne m'est pas promise, mais en laquelle je crois.

Là-haut, on m'attend. Que dis-je? On s'impatiente!

Monday, June 12, 2006

y a quelqu'un ?

Il ne se passe plus grand chose sur ce blog, les publications se font rares.
Qu'est-ce qui se passe ?



mademoiselle stellaire

Monday, June 05, 2006

Dimanche au passé simple et lundi au présent compliqué

Au réveil, Bernard et moi étions tous deux excités. Mais pas l'un par l'autre. Assurément non. Nous décidâmes donc d'aller nous étaler devant le soleil de la terrasse du café Soufflot afin d'apaiser nos sens tout vivifiés par ce soudain parfum d'été, et après ces journées frigorifiées dans le crachin parisien.

Les jeunes femmes de passage devant nos club-sandwichs n'étaient pas toujours à la hauteur de la réputation du quartier. Nous en êumes toutefois pour nos cafés. L'ennui nous gagnant, nous prîmes soudain conscience du fait que ce dimanche serait entièrement consacré à la nonchalance. Je croquai dans une pomme tandis que Bernard tentait de ne pas s'étrangler avec le noyau d'un abricot.

Dans le jardin du Luxembourg, nous dépensâmes 40 centimes d'euros afin de pouvoir uriner dans les toilettes situées sous le kiosque animé musicalement près des platanes. Puis, nous errâmes en direction de la Seine pour trouver repos rue de Seine près d'une fontaine. Du haut d'un appartement riche nous parvinrent la furie du Hound Dog de Elvis. Aux fenêtres, un couple bourgeois à tendance décadente se donnait en spectacle à ceux qui voulaient bien faire l'effort de grimper sur la fontaine. Le sourire aux lèvres, nous dansâmes en tribu près de l'eau fraîche, régulièrement encouragés, voire félicités par un sourire doré.

Si j'écris, c'est bien pour rendre la vie plus belle. Ou surtout la rendre moins laide. Mais que fait-on quand soudain la vie s'éclaire? COmment fait-on pour célébrer soudain le bonheur d'un coeur léger si ce n'est par des mots qui n'épuiseront jamais, au grand jamais, le sens-même de la félicité procurée? Comment fait-on pour parler d'un regard qui pénètre aussi profondément les abîmes de l'être, alors que les mots ne font que caresser l'épiderme de notre appréciation littéraire? Comment peut-on encore conjuguer des verbes quand une soudaine présence vous fait perdre la notion même de temps? Comment peut-on figer entre des virgules et des points des traits dont le mouvement donne le vertige?

Je suis amoureux d'un visage dont j'oublie tout sauf l'existence.