Tuesday, May 23, 2006

Je ne veux pas être le seul a souffrir

Pour Noël, je voudrais une guerre
Pour Pâques une révolution
Et pour mon anniversaire
Un nuage en forme de champignon

Sunday, May 21, 2006

L'angoisse

Ca y est, il faut choisir. Il faut mettre de côté son aversion pour le grand risque et faire le grand saut. La vivre vraiment, la vie d'artiste... Celle qui est saine car l'on veut qu'elle nous emmène tout là-haut et que le romantisme a tout déchiré et que soudain il faut être dans le concret. Mais c'est dur, oh oui, c'est dur. Surtout cette peur au ventre, périodique, incessante, inextinguible: cela fait trois semaines que je n'ai pas écrit de nouvelle chanson! Ces quelques vers trottent dans ma tête depuis trois jours, voilà tout:

Aujourd'hui je me sens beau
J'ai pris la couleur du ciel
Mais je sais ce que je vaux
Le beau temps n'est pas éternel


Je relis ce que je viens d'écrire plus haut et le rythme de l'écriture est tel que l'on peut sentir la fleur de peau, l'angoisse réelle qui me prend aujourd'hui. Je sors de concert à l'instant, un concert électrique où j'ai une nouvelle fois tout donné aux quelques personnes qui trainaient là et se demandaient qui était ce malade les yeux au ciel, le coeur aux couilles, et les larmes dans les sourires. Je me suis mis tout nu et je les ai laissé regarder. Et maintenant j'ai un peu froid. Et je me sens un peu perdu.

Un peu, ce n'est rien. Ce n'est que le début.

Allez, un clin d'oeil.

Saturday, May 20, 2006

Tôt ou tard

Coquetterie.

Cela peut te rappeler quelque chose,Charles...

Friday, May 19, 2006

La femme reste une énigme

Oui, d'après le -e de "j'y suis jamais allée", ce ne peut être qu'une femme... Et la coquetterie de la répétition de "elle dit" ne peut être que féminine également... "Parfois de grosses conneries" semble évoquer une culpabilité profonde, comme si ce message était la volonté de récupérer un amour disparu.

Mais vraiment, je ne vois qui vous êtes, mademoiselle. Sans l'élégance d'une signature, usuellement, je ne regarde même pas... Eclairez-moi.

Thursday, May 18, 2006

J'y suis jamais allée

Elle dit,elle dit,elle dit
parfois de grosse conneries...

Friday, May 12, 2006

Aujourd'hui, l'été, hier, l'hiver

C'est bientôt l'été. En tout cas, c'est mai. Et les terrasses se multiplient sur le béton.

Avec quelques amis nous avons délicieusement théorisé cette période de terreur masculine: la hantise de tomber amoureux, de cet amour qui ne durera qu'un été. En hiver, nous, les garçons au teint pâle et au regard fuyant, nous nous cachons sous des manteaux sombres, à la recherche de femmes qui réchauffent et auxquelles nous sourions de désir. En été, tout change, et nous croyons à un monde nouveau, celui d'un amour qui ne s'éteindra jamais. Mais les Romantiques sont toujours là pour nous rappeller qu'il existe un automne, alors qu'en hiver, tout est destiné à la mort de toute façon. Alors, il vaudrait mieux préférer l'hiver.

Mais nous y croyons toujours. Les guitaristes bohême s'enduisent de mélopées sirupeuses, les cocktails frais et sexy se reproduisent sur les comptoirs, et les jeunes filles d'un air chaloupé se balancent le long des rues, l'insouciance plein le coeur, et l'innocence plein la poitrine. Tout est pratiquement beau.

Ce soir, j'avais mis ma chemisette préférée, et sans sac ou besace aucuns, le téléphone éteint, je me baladais le long des trottoirs d'un Paris désert à l'aube de la fermeture des débits de boisson. Le long du Jardin des Plantes, je sentis jaillir en moi un parfum de liberté totale à l'odeur des herbes fraichement coupées de pelouses que l'on voudrait immenses.

Demain, je me produirai à la Taverne des Alchimistes, une rencontre de saison. Demain, j'espère seulement ne pas croire à ce que je découvrirai, mais plutôt m'en empiffrer jusqu'à la satiété.

Friday, May 05, 2006

Eternelles nuits parisiennes

Saint Michel
Le bus 96, prétexte à discussion
Mise en scène osée, très bonne critique
Saint Paul
Terrasse de La Tartine
Soleil chaud à l'Ouest
Lune tranquille à l'Est
Métrosexuels soignés au Sud
Jeunes femmes diverses au Nord
Côtes du Rhône, assiette de charcuterie et fromages
La vie, l'amitié, le rire
Marche enivrée vers Bastille
Roues, théâtre de rue
Entrée à l'OPA
Two-step des mondanités
Bière fraiche, cigarette chaude
Psychédélisme punk pour l'Agence
Tappons du pied
Claquons des mains
Séduction de routine avec pulls rayés
Conversations aux toilettes
Trois personnes sortent
Deux entrent
Apparition de connaissances vagues
Voitures
Caprice d'un jeune dandy qui ne peut passer sa soirée sans cigarillos
Shebeen
Vannes, conneries, enivrement progressif
La famille est réunie
Le bar ferme
Ouvrons
Soyons méthodiques
Marche inégale, quelques pavés sous les féminités
La place se fait romaine
Au volant de vespas
Tous autour de la fontaine
Nous descendons plus bas
Dans la cave, un peu de lumière
Verte, dans le fond d'une Heineken
Caprice de routine avec chevelure oisillonne
Je vole
Que les gens sont magnifiquement laids
Rentrons
Non, pas ce soir
Oh si pourquoi?
Parce que, non, laisse moi!
Taxi
Un jour je serai riche et célèbre
Et je partirai

Wednesday, May 03, 2006

CONCLUSION

Certains hommes ont décidément toujours tout faux.
(Oui, il y a de l'ironie.)

Sourires.

Tuesday, May 02, 2006

vérités en vrac

je suis follement amoureuse, robert smith ou non
je ne faisais en aucun cas de lien entre l'etat de folie et robert smith ("il faut bien plus que quelques ecoutes de robert smith pour acceder à la folie" = qui a dit le contraire ?)
je n'ecoute plus robert smith depuis longtemps
mon "incroyable malheur" (je flaire l'ironie dans votre ton) n'a rien à voir ni avec l'amour ou quoi que ce soit de ce genre
je crois en l'amour dans le sens ou je sais qu'il existe mais ne peux croire qu'il mene au bonheur puisque je l'ai perdu et ne le retrouverai pas
je ne suis pas perdue juste lasse
votre ton n'est pas peremptoire il est normal de dire ce que l'on pense

Pardonnez le ton...

... peut-être péremptoire de ce qui va suivre, et qui pourrait me faire passer pour animateur de radio nocturne. J'aimerais juste vous ramener dans un chemin où l'on aime se promener.

Vous ne m'avez pas l'air d'une femme FOLLEMENT amoureuse, mais d'une femme amoureuse un peu perdue, voilà tout. Il faut en effet bien plus que quelques écoutes de Robert Smith pour accéder à la folie. A ce propos, votre "incroyable malheur" ne peut en être un, si vous trouvez encore quelque force voire quelque plaisir à écouter les mélodies du chanteur des Cure...

Quant à votre idée d'Amour et de Bonheur, considérations éternelles et universelles, je ne saisis pas trop où vous voulez en venir. Comment pouvez-vous de fait CROIRE en l'Amour si vous SAVEZ qu'il ne donne pas accès au Bonheur, lequel vous remettez en question?

Je reste perplexe devant cette mélancolie que je n'ose croire que passagère.
Etant follement amoureuse et incroyablement malheureuse je sais bien que l'amour n'a rien à voir avec le Bonheur... Quoique plus les jours passent plus je me demande si le Bonheur existe réelement d'ailleurs ou si ce n'est pas qu'une vaste arnaque. Robert Smith a raison. Love sucks.

En deux parties

Non, on ne peut pas. Parlez-moi donc de philosophie humaniste, dans ce cas-là. Sachez que tout dicton populaire a son contraire, tandis que chaque philosophe, même s'il n'apporte pas toujours de réponses, a sans cesse une forme de direction dans son questionnement. Le populaire étant pour moi toujours une manipulation de l'intérêt particulier de chacun, il est évident que tout dicton populaire ne peut qu'être contredit par un autre de la même valeur.

Et si, vous avez parlé d'Amour. Ou vous avez répondu à l'appel. Mais l'Amour est-il toujours populaire? Je veux dire, l'Amour réel? Le grand? Je le répète, je pense que l'Amour est has been, il faut inventer de nouvelles formes pour accéder au Bonheur.
Mais si on peut lorsqu'on estime que le populaire n'est en aucun cas inferieur à la philosophie puisque son origine meme vient d'un des plus beau mot de la langue francaise, un mot censé être à la base même de l'humanisme. Ceci dit je suis assez d'accord sur Attal étant donné que je n'ai en aucun cas parlé d'Amour.

Monday, May 01, 2006

Au rayon marque-page

On ne peut pas déontologiquement répondre à l'évocation d'une phrase de Machiavel un dicton populaire... Alors pour nous relier, je vous livre cette phrase splendide de Jérôme Attal: "Si je compte en années lumière, ton Amour ne fut que l'affaire de quelques nuits."
Néccesité fait loi, très cher (encore que "couple" soit un bien grand mot puisque je ne peux decamment croire à l'idée de Couple puisque je crois en l'Amour et que ces deux concepts sont pour moi parfaitement... contradictoires).

ps : Un prénom, un pseudonyme ? mais nous nous connaissons mon cher, du moins virtuellement. Ce matin j'ai été cueillir du muguet en pensant à toi. :-)

Donnez-vous...

... un nom ou un pseudonyme, très chère!

Toutefois, je tiens à vous exprimer ma légère gêne... je serai toujours embarrassé par l'idée de fin justifiant les moyens. Faut-il que le règne de l'Amour passe par la destruction de couples?
Ah que j'aime ce blog... l'un des rares que je visite régulièrement... l'un des seuls qui ne me fait pas regretter d'être insomniaque et de l'avoir classé dans mes favori... le blog que mon cher et tendre deteste parce que depuis que je l'ai decouvert je passe mon temps à lui dire "pas ce soir, j'ai la migraine" afin de pouvoir lire tranquille... bon sang, Charles-Baptiste virtuellement responsable de ma future rupture ?