Wednesday, March 29, 2006

Je finirai seul

Et ce sera bien, peut-être.

Sans personne. Sans amour qui détruit, sans sentiments qui font perdre la tête, sans angoisses quant aux existences des autres, sans préoccupation politique, sans peur de l'avenir. Il n'y aura plus rien. Juste de la vie. Sincère, spontanée, naturelle, sans la perversion de la ville, sans les âmes perdues, sans les sourires qui ne vaudront jamais un baiser, sans les rires qui ne valent pas de belles larmes.

J'aurai quoi? 35, 45, 75 ans? Y aura-t-il des gens pour sangloter? Y aura-t-il des sanglots pour écrire des livres? Y aura-t-il des livres pour masturber les critiques? Y aura-t-il des critiques pour fournir les manuels d'Histoire?

Le je m'en foutisme m'a atteint. Il n'y a plus qu'à écrire des chansons.

Et rêver. Mmmmmmmmmmmm.