Tuesday, January 24, 2006

Transmuer le réel par le truchement des mots.
Le parler beau pour faire de la vie une matière digne d'intérêt, mais qu'en est-il du parler vrai? Trop veule sans doute. Du romanesque, du romantisme, diantre!
Mais plus que de transmuer cette réalité triviale, n'est-ce pas là une fuite?
Qu'importe la distance que chacun applique face à ses propres mots, elle reste si ténue que le risque est grand de plonger dans le fantasme.
Ta logorrhée est certes agréable,or elle demeure amusement telles tes chansons. On sourit, on fait la moue, mais pas de francs éclats, pas de larmes versées.
Tu détiens une capacité à frôler l'universel. Montre-le.
Epure.
Berce-nous de tes impressions, de tes sensations, mais délivre-nous aussi, parfois, la part d'ombre de ce qui te touche. Pour que la lecture ne soit pas qu'une promenade dans un paysage de mots jolis, pour que le fond vienne retrouver la forme.

Un lecteur, de longue haleine, curieux d'un potentiel certain.