Tuesday, January 03, 2006

2005 c'était comme ça en 2006

Voyages
2005 fut il est certain une année de voyages, initiatiques dira le grand frère que je n'ai jamais eu. Je ne retiendrai que deux destinations connues. L'Italie (Venise, Vicenza, Florence, la Toscane, Rome,...) et cet art de vivre qui ne disparaitra pas, cette paix de l'âme qui sert de terreau aux plus grandes passions, cette dolce vita d'artifices in(dis)pensables. Et puis New York, -et le rock'n'roll, la course sans bourse, les lumières nocturnes, les bacchanales jusqu'au petit jour dans l'attente du grand, le pied au plancher de vouloir faire trembler, les doigts en sang d'avoir déjà trop gratté.

Quêtes
2005 fut il est certain une année de quêtes, d'absolu dira le père que l'on désire. Des quêtes amoureuses sans amour. Peut-être deux noms me restent avec leur épaisseur de sentiments. Deux noms qui marquent des passages, plus que des passages, des traversées, à guêt. Je m'y suis mouillé le bas du jean mais à présent mes yeux sont secs. En dehors de ces deux noms, peu, si ce ne sont des saveurs vagues, parfois dégoutantes, souvent cocasses, toujours anecdotiques, de celles que l'on raconte entre garçons en pouffant de rire comme des filles. Et puis des quêtes éperdues, sans relâche mais sans réel travail, juste une obsession constante. J'irai sur cette scène, j'irai faire chier ce mec, je serai désagréable, j'aurai des ennemis, je jouerai en fixant les spotlights et en pensant à la lune, en fixant les yeux de la fille du dernier rang et en pensant à ses copines qu'elle emmènera la prochaine fois. Des quêtes à objectif vague et sans retour. La crise d'ado?

Disparitions
2005 fut finalement avant tout l'année des disparitions. Disparition de l'innocence juvénile, disparition du bonheur immédiat, disparition d'êtres que l'on voudra toujours indispensables, disparition d'idéaux au profit d'autres, disparitions de lieux chers, disparitions de liens pour lesquels Mastercard ne pourra jamais rien. Disparition d'une personne que j'ai rencontrée et que vous aussi, et qui a changé, là dans le reflet de cette vitrine du magasin RoesblingsGuitars, des cernes, des joues creuses, un teint un peu pâle... mais le sourire persistant, et l'oeil qui dit: "On passe peut-être à autre chose, mais j'arrive bientôt."

En trois mouvements, dansons la valse des amants.

Jusqu'au baiser de la nouvelle année.

Tous mes voeux, les vrais.