Saturday, December 24, 2005

NY/OFF-PARIS/ON

J'ai plie les draps plein de sueur ennivree, j'ai ecoute un dernier instant les sirenes des voitures de police, j'ai pense a des visages que j'aurais aime revoir, j'ai souri aux folies que je ne revivrais pas de sitot et j'ai regarde s'effondrer dans ma memoire les buildings.

Le taxi a traverse des coins que j'ignorais pour m'amener jusqu'au Terminal 2 ou l'avion m'attendait.

Pour oublier ou pour faire le deuil, j'ai bu d'un vin rouge chilien mediocre et ai sombre dans le sommeil des hauteurs. Entre quelques nuages ensoleilles, le visage d'Anna plein de larmes faisait crepiter de petits arcs-en-ciel aux saveurs celestines. Au reveil, il faisait 5 degres et Roissy etait quasiment vide. Le RER a file sous un ciel bleu etrange de 24 decembre pour me porter jusqu'a ce clavier europeen.

La reeducation peut commencer.

L'annee aussi.

Friday, December 23, 2005

bon anniversaire

salut mon cousin

internet est vraiment énorme
je viens de retoruver ta trace

j'espère que tous va bien pour toi

en lisant l'historique de ton blog j'aime bien ton récit sur le weekend en famille ...

EMBRASSES TOUS LE MONDE


cmd

Thursday, December 22, 2005

Where's Your Aeroplane?

Bon anniversaire, Charlie B.

Thomas

Wednesday, December 21, 2005

Le trop-de-sexe rend con

Dans ton oreiller
J'irai trouver quelques nuages
Afin d'oublier
Les questions d'usage.

Dans de beaux draps
J'irai faire quelques derapages
Afin d'oublier
Nos differences d'ages.

Dans ton balledaquin
J'irai trouver quelques massages
Souvent evoques
Dans tes bas de page.

Perhaps in Paris

See you there Mr Weirdo !!!

Un apres-midi matinal

Kidnappe pendant pres de douze heures dans un loft excentrique du centre de Manhattan, j'angoisse a l'idee de trouver une justification correcte a mon retard un dernier jour de boulot.

Je descends dans la rue, et des milliers de gens s'affairent, courent, me bousculent, se pressent dans les boutiques a vetements chauds, se ruent dans tous les sens, les taxis se multiplient sur le bitume, les klaxons se heurtent a des oreilles brulees par le rock'n'roll et des lumieres sifflent le long des buildings.

Le New York Subway est on strike. Panique a bord. J'achete un cafe et un cheeseburger pour me remettre sur pieds - je n'ai pas mange depuis 24 heures - avant de remonter jusqu'a la 54eme rue. J'entre dans l'immeuble, l'ascenseur est deja la, c'est surprenant, et quand je penetre dans le bureau surchauffe, il n'y a personne.

Ironiquement, je mets le Queen is Dead des Smiths dans la chaine et me laisse aller a quelques reves erotiques sur le canape de velours.

Message to J.

Perhaps in Paris you will then finally tell me who you fucking are, weirdo.

Twas the night before XMas

When all through the house
Not a creature was staring
Not even a mouse
The stockings were hung
By the chimney with
With hopes that Saint Nicolas
Soon will be there....

I'll miss the streets you walked and the CBGB's late evening shows..
Hope I can take you to the Catskills, walk down Camelot Road and play a gig at the Joyous Lake.

J

Monday, December 19, 2005

Dernier tango a New York

Cette ville va me manquer, c'est certain.

Ces vernissages finances par Chivas (Laurent Montardon, tu es grand), ces innombrables clubs avec live bands, ces lofts brooklyniens ou l'on passe des vinyls de Kraftwerk en fumant des joints, ces deambulatoires nocturnes aux mille feux, ces pornos pirates sur PBS le vendredi soir a trois heures du matin, ces reveils secs, ces courses de Noel ou l'on marchande en pleine rue, ces boutiques conceptuelles, ces metros aux musiciens obstines, ces annexes excentrees du Moma (John Kessler, tu es grand; Adrian Paci, aussi; Peter Hujar, tu me fascines meme si tu es mort; merci a tous les grands photographes d'avoir immortalise Isabelle Huppert, la plus grande actrice francaise apres Jeanne Moreau), ces guitaristes au regard sombre celebrant le deuil de Jeff Buckley, ces erreurs de parcours, ces soirees etudiantes a jolies filles, ces boites pirates ou l'on peut fumer en ecoutant des oldies, ces retours en metro a quatre heure du matin, ce menage rapide du dimanche matin, ces tournages sur les toits du Lower East Side, ces diners de Noel aux vins du diable dans les jardins de Caroline, ces poitrines inoubliables, les lundis qui chantonnent autour de cafe et de butter rolls.

Oui, c'est certain.

Saturday, December 17, 2005

It's a long way from Monday

Je me prends en flagrant delit de velleites d'ecrivain, aujourd'hui. Alors je suis moins bavard sur mon blog, semble-t-il. J'en garde pour les maisons d'edition, voyez-vous.

Pour l'instant, il me faut encore du contenu. J'ai quelques mots en tete, au commencement on a surtout des verbes, qui flottent, sans pourtant qu'il y ait eu naufrage total. Certains sont parvenus a s'accrocher a quelques virgules, ou quelques points de suspension... La plupart ont tout perdu. Ce qui est sur, c'est qu'ils cherchent une ile sur laquelle se poser, et construire. J'essaie de peu dormir, pour ne pas qu'ils s'egarent completement au milieu de ma vaste imagination.

Tous mes adjectifs, je les dissimule dans ma garde-robe, dans l'attente d'un jeudi soir plus elegant que les autres, dans l'espoir d'un gala de grande classe. Une bonne partie de mes substantifs trainent sous le lit, il faudrait que je les range un de ces jours. Hier, je me suis meme retrouve avec un adverbe dans ma chaussure, qui m'a emmerde toute la journee, parce que je ne porte plus de mocassins, mais des Converses, et les lacets sont sacrement emmerdants dans ces cas-la. Alors, on fait avec, on attend la fin de la journee. Et ca titille.

Ce week-end va etre long, cher, et passionnant.

Thursday, December 15, 2005

Charles-Baptiste en streaming

Electric Charles-Baptiste with Riley on the drums
Live tonite from CBGB Lounge
Between 8 pm and midnite New York time
on www.cbgb.com

Wednesday, December 14, 2005

Je sais

Je sais
Pourquoi vous etes venus ce soir
Vous etes venus ce soir
Afin de me l'apprendre
Je le lis dans vos yeux
Inutile d'attendre

Je sais
Que vous etes venus pour me voir
Vous etes venus pour me
Voir flancher et me reprendre
Tandis que mes joues en feu
Se preparent aux cendres

C'est l'heure, c'est ca?
On ne peut plus rien y faire
J'ignore ce que je ressens
De la tristesse ou de la colere
Si j'ai besoin d'un excitant
Ou si j'ai besoin d'un somnifere
Mais il faut se faire une raison
Je ne suis plus un petit garcon


Je sais
Tout ce que vous essayiez de dire
Vous essayiez de me dire
Qu'il faut savoir avancer
Tandis que ma mere
Se met a pleurer

Je sais
Qu'a present il est loin derriere
Le bonheur de l'enfance se trouve
Sur la plage arriere
J'entends tourner le moteur
Et se rejouir le notaire

C'est l'heure, c'est ca?
On ne peut plus rien y faire
J'ignore ce que je ressens
De la tristesse ou de la colere
Si j'ai besoin d'un excitant
Ou si j'ai besoin d'un somnifere
Mais il faut se faire une raison
Je ne suis plus un petit garcon

Tuesday, December 13, 2005

Et flute!

Ce type a du etre nourri au peyotl des ses premieres annees sur Terre. Comment peut-il tous les matins a ce point etre hante par ses fantomes de la Cordillere des Andes au milieu des murs carreles de la station Delancey?

D'abord, il y a cette bande qui tourne, faite de claviers new-age qui tournoient sous les neons blafards, base de tout, source inspiratrice, mere feconde. L'homme s'en nourrit avec l'appetit d'un ascete, a la fois satisfait et toujours en quete. Son oeil est fixe dans un autre temps, un autre espace. S'il est habille d'un jean trop grand, de pauvres repliques de Timberland et d'une chemise usee de bucheron, cela n'a aucune importance. Il est a la cime, grace a ses racines. Sa realite premiere et immediate n'a que peu d'interet pour lui. La realite qui vaut pour quelque chose, c'est celle de l'heritage et de la perpetuation.

C'est absolument ahurissant comment cet homme peut soudain s'eloigner de son microphone pour errer sur le quai avec sa guitare flamenco au son si approximatif, parfois sans jouer, marmonnant tout seul dans des langues anciennes, comme proches de l'arameen ou du sumerien. Et puis, sans prevenir, sa main s'agite sur les cordes dans un spasme amazone et il semble que des demons se faufilent dans les couloirs comme des rats pourraient se faufiler entre les rails dans leur immondicite quotidienne. Ensuite, il revient au micro, ses sourcils s'ecarquillent, il jette un regard indefini mais convaincu dans le vide, nous fait croire a l'eventualite d'un cycle, leve la main au ciel, la tend comme pour separer les atomes du dioxygene, la redescend dans une theatralite necessaire et se met a secouer ces colliers de bois, de dents, de coquillages et de pierres mysterieuses qu'il porte autour du cou. Ses longs cheveux gris s'agitent. Quelque chose s'est passe.

Il ne ferme jamais les yeux pour entrer en communication. Ses levres s'approchent lentement du microphone, on detourne la tete avec horreur... et c'est la que retentit, plus puissante que les orgues de Saint Eustache, plus intense que le OM hindou, plus stridente qu'une sirene de guerre la louve romaine de l'Amerique du Sud: la Flute de Pan! Le satyre se recule soudain et se met a claquer des dents, son visage se crispe de nouveau, comme dans le moment precedent une torture, que dis-je une torture, un genocide, le pied foule le sol avec violence, nous assistons a une metamorphose, ce que nous croyions etre creature humaine a mute en animal malade! Et ca hurle, et ca bat, et ca pousse des cris d'un exotisme douteux, - et ca se fuit comme la peste.

Monday, December 12, 2005

I see lots of things. I say lots of things.

Pendant longtemps, je n'avais pas vu le jour a New York. Couche trop tard leve trop tot ou leve trop tard. Et puis, ca m'est venu. J'ai pris un grand black coffee no milk no sugar avec un bacon and eggs sur le pouce, en sifflotant un air mexicain avec la serveuse. J'ai suce mon pouce, je me suis leve, j'ai paye et j'ai pris le J. Descendu a Chambers Street, j'ai flaire Ground Zero. Le vendeur de hot-dog a l'angle ne m'a pas aide. J'ai traverse City Hall sous la neige, je suis rentre dans Woolworth dont je me suis fait virer aussitot, je suis alle pisser a Saint Paul's Church et puis je me suis enfin dirige vers les grilles du point zero, le centre du monde depuis la fin 2001. Je pense a la Tour Eiffel qui s'ecroule chez Delausnay... selfish cunt.

Ah, les grands espaces.

Je chantonne du Bashung en remontant Broadway, je m'arrete a la librairie Strand pour faire mes cadeaux de Noel (c'est l'intention qui compte, et cet endroit regorge de clins d'oeil et de references d'occasion) et je m'arrete enfin a Rivinsgton Guitars pour me faire mon cadeau de Noel. Elle est la depuis quelques jours dans la vitrine, dans la vitrine, etincelante, lustree, dans l'attente d'etre violentee. Quand je parle d'elle en anglais, j'oublie que c'est un objet et je la she-ise en permanence. Mon compte en banque passe de $0 a -500 euros. Le genre de pute qu'on ne regrette pas.

A 19h, je suis sur scene. Il y a 7 personnes dans la salle du Cafe Barbes. Nous atteindrons les 50 dollars de contribution to the music en un one-hour set. Ce qui veut dire, qu'a la fin il y avait 10 personnes. Je fonce a l'essentiel: c'est toujours agreable de voir les sourires sur les visages des gens. C'est comme les bisons de Picasso. Comme je n'ai rien mange depuis trois mois, je bois beaucoup et suis rapidement dans un etat d'ivresse confortable. Un shot de vodka et puis s'en va. On fonce boire du vin italien en mangeant des pates tres cheres au saumon idem dans une maison de Brooklyn. Au basement, Newcastle a marque. Je crois que quand je serai vieux jaimerais me retrouver dans ce type d'atmosphere... ou dans la House of Spiritual Retreat de Roberto Ambasz, pres de Grenade.

On m'avertit que fumer dans le metro c'est pas tres malin. Je m'en fouts n'en fait qu'a ma tete comme toujours et me fait prendre par un New York City cop dix minutes apres. Je pense qu'il aint too smart, je dis que je ne savais pas je suis francais mais qu'en meme temps je comprends je peux pas non plus par exemple venir d'amsterdam prendre des champis et dire qu'ensuite je savais pas. Il me regarde dans les yeux, me demande si j'ai bu, je lui dis oui pourquoi c'est interdit aussi dans ce pays, il me demande ce que j'ai bu je lui dit une brooklyn lager une stella une guiness un shot de vodka quatre verres de vin une prune ecoutez prenez mon passeport notez ce que vous voulez et on en parle plus. Je rate mon train mais je ne suis pas furieux. L'ivresse me distrait bien assez.

Dans mes oreilles sales siffle le son des speakers de Janet Cardiff.
Les sieges sont brulants, la froideur se condense sur les vitres et les lumieres de Manhattan brillent a travers les acieries du pont de Williamsburg.

Je rejoins le Subtonic. On danse pendant deux heures comme des furieux sur de la disco-funk avec deux Afro babes. Puis nous vient l'envie d'un Ricard. Mais alors, un caprice auquel nous cedons aussitot au Cafe Charbon. Nous dansons heureux, la musique est plutot mauvaise mais la compagnie agreable. Trop agreable. Cette fille qui nous accompagne, (nous=deux garcons charmants a pull en V decides a s'amuser un samedi soir), est trop jolie. Son decollete naturel se mele a son ton sophistique et ses airs de petite fille avec une harmonie insaisissable et irresistible. Impossible de lui en vouloir d'etre avec un garcon depuis 5 ans. Impossible, mais possible de l'accompagner jusqu'a un taxi pour qu'elle rentre seule se coucher.

A ce moment de la soiree, nous entrons dans une mecanique de la decadence ethylique qui semble ne jamais avoir de fin. Nous longeons les murs de briques qui semblent avoir ete decores par Rob Rhodin. On fonce au 2A se prendre des bieres a $4 et parler avec fougues et sourires de femmes eues, pas eues, a voir et a avoir. Les vieilles baffles crachent comme toujours ce son sale des annees soixante et soixante-dix qui fait qu'on ne peut s'empecher de se sentir chez soi ici. On demande au bartender ou sa tante fait des hamburgers. C'est a deux blocks. On se met au comptoir et la vie est un long fleuve tranquille. Qu'est-ce qu'on s'en fout de l'Irak et de la bande de Gaza tout d'un coup.

C'est peut-etre l'heure de rentrer.

Friday, December 09, 2005

Bons baisers de ma vie

Au fond de ma poche
J'ai retrouve quelques baisers
Des beaux et des moches
D'autres que j'avais oublies

Mais j'aimerais retrouver
Le premier baiser
Que j'ai donne, autrefois
Le tout premier baiser
Dont je ne serais pas etonne
Qu'on l'utilise un jour au cinema

Car tous les baisers sont libres de droit.

Thursday, December 08, 2005

Day before Birthday Concert

Charles-Baptiste LIVE @ Sin-E

Wednesday, Dec. 21st at 8 p.m.

Info: www.sin-e.com

Come down there, we'll make it a place for sinners.

Il serait temps que je rentre

Il serait temps, temps que tu rentres
Il serait si tentant d'attendre
Il serait temps, mais ne t'en fais pas
Tu n'es pas le premier, crois-moi
Je te vois rendre l'ame
Te lamenter jusqu'aux larmes

Il serait temps, temps que tu y penses
Il serait si tentant d'accepter cette danse
Il serait temps mais t'en veux encore
C'est la derniere fois que je sors
Avec toi pour rendre l'ame
Te ramener n'est pas ma came

C'est deja trop tard
Rien ne te retient
Suis mes conseils, viens
Car elle n'est amoureuse
Que le samedi soir
Et on est deja le dimanche matin

Tu peux pas la garder
Tu peux tout juste l'avoir
Tu peux la voir, la regarder
La regarder le samedi soir

C'est deja trop tard
Rien ne te retient
Suis mes conseils, viens
Car elle n'est amoureuse
Que le samedi soir
Et on est deja le dimanche matin

Cousin!

Comment puis-je te joindre electroniquement?

Wednesday, December 07, 2005

Plaisirs d'Ecosse

Un petit post d'ecosse, ou le piano va et me manque,
en ecoute: Keith Jarrett, The Koln Concert

"Au milieu des années 1960, Miles Davis venait écouter tous vos concerts. Un soir, au club Caméléon, à Saint-Germain-des-Prés, il vous a demandé: «Comment fais-tu? Comment peux-tu jouer à partir de rien?»

Je m'en souviens très bien. Je lui ai répondu que je ne savais pas. Mais, en réalité, la question qui se pose est plutôt de savoir si un musicien conçoit le «rien» comme un «manque de quelque chose» ou comme «un plein» qui surgit spontanément. Quand je me suis assis au piano, lors de ces deux concerts au Japon, je n'avais aucune idée de ce que j'allais jouer. Pas de première note, pas de thème. Le vide. J'ai totalement improvisé, du début à la fin, suivant un processus intuitif. Une note engendrait une deuxième note, un accord m'entraînait sur une planète harmonique qui évoluait constamment. Je me déplaçais dans la mélodie, les dynamiques et les univers stylistiques, pas à pas, sans savoir ce qui se passerait dans la seconde suivante. Mais la musique ne naît jamais de la musique; ce serait comme dire qu'un enfant naît d'un enfant. Rien ne se crée à partir du rien. La musique est l'aboutissement d'années de travail et d'écoute, et cela est plus évident encore quand la création est faite dans l'instant."

Texte original: http://www.lexpress.fr/mag/arts/dossier/jazz/dossier.asp?ida=432971

Pour vous,
HuGo.

Tuesday, December 06, 2005

Charles-Baptiste est sur MySpace

www.myspace.com/charlesbaptiste

Bio, media, info dates, et mes dix mille meilleurs potes!

Retour vers la folie ordinaire

Reveil 9h30
Yeux grands ouverts
D'une main distraite je feuillette
Les Ames Grises de Philippe Claudel
Je m'endors il est 10h30
Reveil 17h10
Dans 20minutes, je dois etre au Webster Hall
Les Black Hollies entrent sur scene a 18h
Calecon Le Castor rose
Boutons de manchette
Cravate sixties
Pull merecash en V
Le jean
Blouson aviateur cuir
Metro J, pont de Williamsburg
Webster Hall, VIP pass
Keziah boit un rhum-coca
Backstage je sirote
Un gin-tonic en parlant de Vox
Populi agora
Set incroyable de precision
C'est comme si les Yardbirds etaient la
Direction Bowery Ballroom
Rye Coalition entrent sur scene a 21h
Buvons des Stella: a toi!
Set Led Zep extremement puissant
Un type de l'Alaska hurle a la mort
Je tapote du pied
Mon amie partage un baiser avec le guitariste
Direction Marcy Avenue a Brooklyn
Loft, DJ, toilettes sophistiquees, exclamations
'I am an artist"
Jegare mon echarpe
"I gotta get it back you gotta understand
I stole it from my ex's new boyfriend!"
Taxi!
Direction 69 W 14th
Un appartement transforme en dance-floor
Un Black aux platines balance du funk a tout rompre
Un guitariste complete la machine avec sa Strat
Sur le toit il y a tempete de neige
Mais l'herbe y est pure
Je danse a n'en plus finir
Les filles me sourient
C'est normal, ce soir, je suis stone
Sly resonne sur les Dax Riders
Descente
Rues enneigees
Puertorican Coffee Shop scrambled eggs
Il est 7h du matin
Reveil 15h
Ma petite amie la guitare
Et mon pote le cafe
Au lit
"Les Oiseaux" d'Hitchcock
Je suis terrifie
Il faut que je m'absente
Je me sens pousser des ailes

Monday, December 05, 2005

L'auteur m'aime-t-il ou s'aime-t-il?

http://blog.lamusiquenapasdeprix.com/article.php?id_article=7

Les feux de la Seine

De l'eau glisse impertinente sur le goudron figé
Le soleil qui hésite préfère se recoucher
Le vent vicieux serpente dans les manteaux glacés
Imposant sa visite la reine est annoncée

Pour que la Seine s'amuse on enferme les berges
Et tranquille elle abuse de ses rives qu'elle immerge
La ville rendue complice voulant lui rendre hommage
Se prend comme une actrice à changer de visage

Courtisane impatiente fraichement toilettée
Souhaitant couper les ponts au tourisme nippon
Secréte l'ile de saint-Louis et l'ile de la cité
Se voit déjà réjouie bientot indépendante

Un peintre du dimanche format demi-raisin
Retrousse les deux manches et s'essaye au dessin
D'une touche d'hiver très finement poudrée
Paris se dépoussière en poussière givrée

Les éclats de cristal déchirent la torpeur
Le peintre a bien du mal à saisir les couleurs
Et tandis que la Seine frise la cote d'haleine
L'artiste travaille à peine et se fiche de la sienne

Un promeneur en exil s'éloigne des badauds
Aux chemins difficiles une rampe à fleur d'eau
Lent désiquilibriste ,ses pas sont en danger
Entre Seine et touristes ,la fierté sous les pieds

De l'eau glisse impertinente sur le goudron figé
Le soleil qui hésite préfère se recoucher
Le vent vicieux serpente dans les manteaux glacés
Imposant sa visite la reine est annoncée

Et des fêtes d'un nouvel an un peu trop arrosé
La Seine dans son élan s'éveille délurée
Aux lumières de Janvier Paris sort de sa nuit
Et constate enchanté...la Seine pisse au lit

J.
Take Care
Sleep tight

Sunday, December 04, 2005

Carte Postale

PARIS, PARIS

Paris, Paris
I feel love
Paris Paris
Love to love
Paris Paris
Things so close to my heart

Barman dans le shaker, d'abord de l'élégance
Un trait de Sacré-Coeur et deux doigts de Doisneau
Une Piaf, quelques moineaux et Joséphine Baker...

Là, une dose de Prévert, mais sans raton-laveur
Prenons un dernier verre près du Bateau lavoir
Une Simone de Beauvoir et deux singes en hiver...
Last night was made for love

Mettez trois notes de jazz dans un quartier latin
Un menu sur l'ardoise au fond d'un bar-tabac
Et la résille d'un bas sur un genou qu’on croise

Oh Babe, just take my frozen hands and hear me say
Don't let me turn to sand and blow away
Though this crowded desert called Paris

Paris, Paris
I feel love
Paris Paris
Love to love
Paris Paris
Things so close to my heart

Un zeste de Javanaise, un tour de
Moulin Rouge et deux de Notre-Dame
Nappé de macadam, décoré d'un chaland
D'Anvers ou d'Amsterdam, un canal, Arletty

Oh Babe, just hold this lonely fan and hear him say
Don't let me turn to sand and blow away
Though this crowded desert called Paris

Alertty sans s'presser était
Sans doute la seule femme qui pouvait lui dire "Paname"

Paris, Paris
I feel love
Paris Paris
Love to love
Paris Paris
Things so close to my heart

Mettez trois notes de jazz dans un quartier latin
Un menu sur l'ardoise au fond d'un bar-tabac
Et la résille d'un bas sur un genou qu’on croise

Paris, Paris
I feel love
Paris Paris
Love to love
Paris Paris
Things so close to my heart

Saupoudrez, pour finir, de poussière de métro
Mais n'en prenez pas trop, Paris perdrait d’son âme


T.

Friday, December 02, 2005

Oraison funebre

La brume avait envahi les sentiers. L'herbe semblait fumer alentour. L'atmosphere etait froide. Le glas sonnait, glace, comme si lui-meme se refusait aux ordres, a savoir se hasarder dehors. On entendait en tendant l'oreille des orgues marmonner un air de Bach. Quelques pas, aussi, suggeres. Mais personne n'osait les mots. Seule la Parole de l'Evangile s'elevait sinueuse au-dessus de tout. Point de panique, il s'agissait de Saint Paul - le seul valable. L'imperissable dans le perissable. L'immortel dans le mortel.

Voila que tout se mettait a vivre tout d'un coup. Voila que les montagnes enneigees s'ebrouaient. Voila que le ciel de gris devenait blanc. Voila que l'air se changeait en oxygene pur et que le sang se mettait a circuler avec la rapidite de l'ethanol. Voila que les ventres vides s'emplissaient d'une satiete auto-feconde. Voila que les diables et les anges se mettaient a danser ensemble au purgatoire, bucoliques comme dans une fete de village. Voila que les corps n'avaient plus d'importance et que les ames ignoraient les ages.

J'etais au pied des Pyrenees, bientot pret a rejoindre le haut des gratte-ciel new-yorkais. Un dernier regard dans les bulles d'air, avant les hublots et le hub; une coupe de champagne, et je fermai les yeux.

Once again ladies and gentlemen

Sat 12/10 7:00pm @ Barbes Cafe in Brooklyn

CHARLES-BAPTISTE. The Paris-based singer updates the French chanson catalogue with his own french language compositions which run from humorous to melancholy.

INFO: www.barbesbrooklyn.com

where art thou?

baby come back.
mais non pas la blague! pour de vrai!

moi.