Wednesday, November 16, 2005

The wHine of the young

Oui, alors la, le prochain mec qui me fait une dissertation philosophique de legere tendance comptoir en sautant des lignes pour creuser les minutes d'ennui qui saupoudrent tous ces mots sans saveur, je m'enerve vraiment. Il faut se limiter, les jeunes. L'autocensure. C'est ca, qui importe. Pour information, une personne jadis a eu le courage notamment de supprimer tous ses posts, ce qui en soi est un moment de bravoure (il a extremement bien fait le tri dans les 'n'importe qui' pour n'effacer que ses propres posts) et de courage (la negation de son etre passe). Mais c'est aussi une faiblesse degueulasse, qu'il a par ailleurs plus tard lui-meme avouee, amoureux que nous sommes des souvenirs par les mots. Et apres, la repentance. Putain de christianisme.

Mais n'annulez rien. Assumez. (Une jeune femme me disait l'autre jour: "I'm looking forward to going to hell, coz all of my friends will be there..." Charming, aint it?) Et regardez droit devant, vers un nouvel avenir, une nouvelle terre d'accueil s'ouvre pour vos mots, mais seulement si vous les tenez en laisse et ramassez leurs crottes. Mais les artistes en exil qui ne percent pas dans leur pays... non merci mais ils seront ignores. Sourires. Ce qui est le pire, non?

M'enfin, qu'importe. Seulement, soyez plus circonspects, a present. Ne parlez pas dans le vide. Ne parlez pas avec des 'nous' universalistes qui n'enveloppent que VOUS dans un manteau passe de mode. Et surtout, aussi amoureux que j'ai pu l'etre de la rhetorique, tentez s'il vous plait de tendre vers des mensonges seduisants, et non vers des mensonges fades, voire vers des verites ennuyeuses.

Preferez dans l'ivresse l'euphorie aux pleurnicheries. No whining in the wine, thank you. And have fun.