Tuesday, November 15, 2005

A l'éternité

Le corps perdu sur la rose fanée,
Des lambeaux d’âme d’une vie écorchée,
Aux pensées amers des rêves envolés,
Je voudrais oublier
A nos corps nus sur l’espoir consumé
Retirer la lame le brouillard dissipé
A nos cœurs trop morts sur ta pierre scellée
Je voudrais oublier
Faire renaître la flamme jadis vénérée
Des louanges de l’âme de nos corps mêlés
Oublier l’amour au soleil noir levé
Oublier le jour qui en toi grandissait
A mon corps assoiffé,

Au mirage desséché, je voudrais…
Automne de mes peines de mes cris étouffés
Au fond de ce couloir à l’autre bout des larmes
J’entrevois des saints qui te donnent la main,
J’entrevois ses mains blotties sur ton sein.
A mon corps perdu sur la rose fanée,
Des lambeaux d’âme d’une vie écorchée
A nos cœurs trop morts sur ta pierre scellée
Je voudrais oublier.

A l'Eternité.