Wednesday, November 16, 2005

l'incarnation du romantisme modeste ou d'un modeste romancier?

La mélancolie ne fait-elle pas souffrir lorsque nous savourons nous languir d'une personne ou d'une chose: serions-nous alors des masochistes sentimentaux ou tout simplement proches de nos vrais désirs(fantasmes)?
Ce désir ne serait-il une forme solitude qui, par la souffrance qu'elle crée, nous rappelle l'inaccessible: cette douleur profonde du souvenir d'avoir été heureux un jour, mais que ce jour n'appartient pas au présent?
...


si le romantisme était mortel, kundera serait déja mort.
..

l'homme est un fantasme, ils se le cré et il l'incarne. il subit avec dépendance la douleur de son utopie, c'est sa preuve d'etre en vie, de ne pas être mort. de pouvoir créer et crier la souffrance... sa jouissance.
mais qu'est-ce qu'on cherche finalement?

quand nous sommes heureux, nous souffrons d'etouffer de bonheur.
plus tard, amoureux nous étouffons d'angoisse de déja vivre notre passé.
lorsque nous sommes essouflés nous respirons le manque de langeur.
longtemps nous préférons l'absence, le rejet en obscurité.


c'est de l'obscur que vint la lumière. l'idée, la création, la femme.
ce petit génie en nous qui ne se réveille qu'aux manifestations douleureuses du sentiment endormie dans la modestie.
est-ce que la romance suscite la nuit, l'obscurite, pour atteindre son apogée?

quelle est ce moteur perfectionniste et fanatique de vouloir atteindre le sommet de l'inaccessible?
d' où provient-il?

et si nous vivions la vie pour sa jouissance créative d'etre artistes dans nos sentiments, nos pensées, de notre vie,
nous ne chercherions pas à saboter nos utopies afin qu'elles n'en restent?

alors, nous vivons en "fanatasmes" et leurs : incarnations
...

mon "fanatasme": que le romantisme me rende vivante, ...modestement.

L'amour, un fantasme d'appaiser les "maux solitaires".
Le romantique n'aime pas, il subit le bonheur.


un romantique tournesol assoiffé