Wednesday, November 16, 2005

Cascades et casse-kadors

Madame Johnson a ete condamnee a trente ans de prison ferme et ne pourra faire appel que dans dix ans. Elle a voulu etre la "cool mom" de son quartier en organisant chaque semaine des wild sex parties sous alcools pour les copains teenagres de sa fille (ecart d'age estime a plus de 25 ans!), leur enlevant leur innocence chaque semaine un peu plus, les transformant en sex addicts... Le juge fut impassible: "A cool mom provides love. You provided sex." Madame Johnson est en larmes: "I just wanted to be the cool mom..." (Source: Fox TV midnight news)

Je me demande qui j'aurais prefere etre. La mere, ou l'un des garcons. Je parle du role, naturellement. L'organisateur, ou l'organise. Le futur condamne, ou le futur condamnateur. Le fou a lier, ou l'eleve.


J'ai toujours reconnu chez Thomas cette classe de la reference. La reference confidentielle, la memoire collective underground chic, l'elegance dans la concision. Je crois que c'est sa marque de fabrique. En tant que journaliste, il signe donc le moins possible ses articles...

Ayn a leche pendant de longues minutes ce serpent de bonbon, le trempant dans l'orifice reche d'une canette de biere pour le porter de nouveau a ses levres, les yeux delectes de tant de salete, eveillant l'oeil lubrique de jeunes garcons en situation pre-erectale, declenchant fantasmes tournes vers la bouche et l'egout, laissant le sucre brillant couler sur son menton avec impudeur avant de machouiller, la langue occupee: "I com' from Florida."


Il est reellement frappant pour moi de sentir a quel point je suis vulnerable a chaque lecture des mots de J. Je ne saurais expliquer pourquoi mais mon coeur frappe de facon completement reguliere (ce qui n'arrive jamais). Je suis attentif et en attente. Je parcours plusieurs fois les quelques lignes que J. vient de m'offrir, oui, de m'offrir, tant j'ai l'impression chaque fois de recevoir un cadeau dont la preciosite ravirait n'importe quel amant, et ce, les levres legerement entrouvertes, pret a recevoir le baiser mortel qui annoncera ma defaite ultime. Je suis vulnerable et je le sais. Je le sens. Merci le 20eme siecle, d'avoir permis aux vulnerables de s'exprimer. (oui, cette phrase fait partie des 5% de choses dangereuses prononcees chaque jour).

Le diner d'hier etait parfaitement europeen. Il y avait des hors-d'oeuvres, un plat principal accompagne d'un vin rouge d'une annee qui promet, de la salade, du fromage et du pain, et une petite touche de sucre pour faire sourire les femmes. La maitresse de maison portait une robe noire avec une splendide decollete, pratiquement oublie par un collier de perles cristallines autour d'une gorge a la grace kellyienne. La conversation etait charmante, piquee de ses petites rires de femme du monde. L'homme de la maison disait ma cherie tout va bien pour toi? toutes les cinq minutes et decidait de l'emploi du temps tandis que Madame s'y pliait comme si elle le desirait. Nous sommes passes au salon pour fumer quelques cigarettes ramenees des boutiques d'aeroports internationaux autour d'un brandy fameux. Il etait onze heures, bien tard deja. J'ai donc pris conge, empruntant la ligne F pour rejoindre ma maison, et boire du Mountain Dew avec deux tranches de pizza pepperonni (le Mountain Dew est offert, dans ces cas-la) chez le Porto-ricain du coin a qui il manque deux dents, et qui sans doute, pour sa part paie son Mountain dew puisqu'il ne plus manger de pizza. Je me suis ensuite allonge repu devant la television pour regarder jusqu'a lobese endormissement une television aux publicites passionnantes. Quand je me suis reveille, la couleur avait disparu.