Sunday, November 27, 2005

Ce n'est pas vrai !

En tout cas pour les "Léopold". Et je sais de quoi je parle, mon grand-père s'appelait Robert.

A Robert, que je n'ai pas eu le plaisir de connaitre

Robert a t'il eu l'honneur de lire cet émouvant update de son petit fils avant de nous quitter ?
C'est vrai, cela fait bien trop longtemps que les Robert n'ont plus eu les corps qu'il leur faut.
Il en des de même pour tout les Charles-Baptiste, les Foucauld, les Amédée, les Donatien, les Léopold, les Jean-Georges...
Vive les prénoms originaux, moyens le plus direct de sortir de la masse des Kévin et autre Brandon...
Un prénom original oblige celui qui le porte à s'en montrer digne.
Que ceux qui considérent "Robert" comme obsoléte aillent au Diable.
Longue et grande vie à ton futur Robert

Saturday, November 26, 2005

Mon fils s'appelle Robert

Avant de devenir grand, et de vouloir etre plus grand que tous les autres, j'etais petit et je voulais etre petit comme tous les autres. Je voulais utiliser les mots de tout le monde, et leur donner ma propre valeur extraordinaire. Ainsi, je voulais appeller mon grand-pere "grand-pere", voire dans quelques moments d'errance "papi"... Pas d'pitie pour les lopettes, comme on disait dans la cour de l'ecole Jeanne d'Arc.

Alors, un jour, je vins demander a mon grand-pere, alors qu'il faisait sa sieste dans son lit a balledaquin: "Dis, Robert, je peux t'appeller 'grand-pere'?". Comme lasse d'une question trop souvent attendue, l'air toutefois attendri mais le regard decide, reclamant l'attention, il me retorqua, de cette fois qui deviendrait bientot faible: "Comment je t'appelle, moi? Charles-Baptiste, non? Je ne t'appelle pas 'petit-fils', que je sache... alors tu m'appelles Robert." La logique etait implaquable, l'autorite de ces mots etait telle qu'elle me faisait oublier que 'grand-pere' etait extraordinairement commun, tandis que 'petit-fils' etait communement extraordinaire. Je ne bronchai pas. Et je l'appellerais Robert tout le reste de sa vie. Et jusqu'aux derniers moments, il m'appellerait Charles-Baptiste, en entier. Avis aux paresseux.

Le petit-fils que j'etais n'est plus qu'un fils a present. Robert, 97 ans, sera mort dans quelques heures. Utilisons les mots qu'il faut. Les mots. Encore. Le corps qui ne le meritait plus va le quitter; je sens qu'il va sourire a la fin, du moins c'est ce que j'aime imaginer, histoire de passer le relais. Et quand de fils je deviendrai moi-meme pere, mon premier fils s'appellera Robert. Cela fait bien trop longtemps que les Robert n'ont plus eu les corps qu'il leur faut.

Sois en paix, Robert, avec les femmes qui t'ont aime et les lettres que tu as preferees.

Thursday, November 24, 2005

Happy Thanksgiving to all of those who thank and give

Déjà vu

Ah! Tu vois!
"L'homme au foyer"...
J'te l'avais bien dit!

J.ane ("sourire")

Sometimes In New York City...

Et voilà que tu écris de vrais textes à la française maintenant ! Du quotidien. Du lourd. Du vrai. Du vécu... l'homme au foyer et le p'tit banlieusard. Tu vas rentrer à temps pour en mettre une sur le prochain Jenifer. Si ça, c'est pas la classe !
Bisou amigo.

BS

PS: Je réécouterai "Steel And Glass" en pensant à toi.

Wednesday, November 23, 2005

Pensee de proximite

Mon meilleur ami
Brule des voitures
Quand il s'ennuie
A coup de peinture
Et de graffitis
Il se donne l'allure
D'un grand bandit

Mon meilleur ami
Fume des petards
Quand il s'ennuie
Il rentre tard
tard dans la nuit
C'est sans espoir car
Sa peau le trahit

Mon meilleur ami
Braque des tire-lires
Quand il s'ennuie
Il sait ecrire
Mais mon meilleur ami
C'est triste a dire
Personne ne le lit

Homme au foyer

Si tu rentrais pour dejeuner
Je serais le plus heureux des hommes
Si tu rentrais pour dejeuner
Et enchainer sur un p'tit somme

Si tu rentrais pour dejeuner
Au lieu d'manger a la va-vite
Devant un ecran allume
En voila donc, un drole de rite

Cherie, j'ai un nouveau metier
Ma profession: homme au foyer


Si tu rentrais pour dejeuner
Au lieu de sauter tes repas
Je ferai des pommes sautees
Sa uf si tu trouves cela trop gras

Si tu rentrais pour dejeuner
Je te ferais une sacree fete
Pour ma part, je peux me priver
Etre ton esclave ou ta bete

Cherie, j'ai un nouveau metier
Ma profession: homme au foyer


"Quand est-ce qu'on mange?"

Si tu rentrais pour dejeuner
Je pourrais aller chercher les gosses
A l'ecole, tu les ferais manger
Je commence a rouler ma bosse

Si tu rentrais pour dejeuner
Une petite pause dans mon menage
Pour faire le vide, interpretez...
Et repartir sur de bonnes bases

Cherie, j'ai un nouveau metier
Ma profession: homme au foyer


Et je suis recherche.

Tuesday, November 22, 2005

Talking bout' TV

Try to catch a glimpse of this old show......

It's the Great Space Coaster
Get on board
On the Great Space Coaster
We'll explore

A comet ride of fantasy
To a place where dreams are fast and free
With new friends and new things to see
We'll spin you through the galaxy

On the Great Space Coaster
Oh-oh-oh
On the Great Space Coaster
Off we go

Get on board, step inside
Soarin' on a magic ride
Roarin' towards the other side
Where only rainbows hide

On the Great Space Coaster
(Oh-oh oh)
On the Great Space Coaster
(Get on board)
On the Great Space Coaster
(Get on board)
On the Great Space Coaster

Off we go!

J.

Monday, November 21, 2005

Ode a l'indolence

Le pli, je l'ai pris. Pas celui de Deleuze, loin de la, mais celui du drap, sans doute. C'est juste que le samedi soir, on ne sort pas sur Manhattan. La clientele de bar est bien trop cheap suburbia. Alors, je me suis ecroule a quatre heures de l'apres-midi sur le canape pour rattraper vingt ans de frustration televisuelle, car oui, je fais partie de ces personnes dont l'enfance fut privee de television. Je fais partie de ces gens qui ne pouvaient parler de la Nuit des Heros sur les bancs de l'ecole, des sketches merveilleux de la Grande equipe de NPA, les Starsky & Hutch, et les rediffusions de Rintintin. Mais on me les a racontees. Veritable machine a fantasmes, j'ai imagine. Mais ici, la tentation est trop forte et j'ai succombe en fin d'apres-midi au technicolor.
Terminator, L'arme fatale 3. Terminator, pour imaginer Schwarzenegger en Irak. L'arme fatale 3, pour imaginer Mel Gibson se faire defoncer la gueule a mains nues en vrai. Puis Blanc, celui de la trilogie. J'ignorais que Julie Delpy pouvait incarner la grace. Trop d'emotions erotiques m'ont amene a savourer avec des chicken wings et un seven up trois comedies romantiques americaines sur TBS Very funny sans aucun interet, si ce n'est de voir comment on peut faire trois films pareils avec les memes acteurs et la meme histoire. Agace, j'ai attrape un DVD de Godard, Vivre sa vie, qui trainait la. Les dialogues m'ont ravi, et j'ai un peu pleure en revoyant Paris. Et puis, ces phrases qui n'appartiennent qu'a nous: "dis, ta copine, c'est une femme du monde, ou une pouffiasse?" "tu n'as qu'a linsulter, si elle sourit, cest une femme du monde, si elle se met en colere, c'est une pouffiasse." J'ai sans doute beaucoup trop pense, et la cigarette que je fumai sur les toits en regardant au loin les lueurs de l'Empire State et du Chrysler me mirent sans doute dans une somnolence incontrolable, ce qui fait que je redescendis sur Terre, je me rendis compte que j'etais a la moitie de Dance with the wolves et que j'avais rate la scene de cul. Bah, sans doute coupee. Comme ces seins de college girls, censures en rouge et vert.
Je ferais bien d'aller me coucher, quand meme. Douze heures devant ce putain d'ecran. Merde.

Im nin alu, im nin alu

Y en a qui lisent trop le Zohar, je crois.

Thomas

Sunday, November 20, 2005

stand with your lover on the ending earth -

and while a (huge which by which huger than
huge) whoing sea leaps to greenly hurl snow

suppose we could not love,dear;imagine

ourselves like living neither nor dead these
(or many thousand hearts which don't and dream
or many millions minds which sleep and move)
blind sands,at pitiless the mercy of

time time time time time

-how fortunate are you and i,whose home
is timelessness:we who have wandered down
from fragrant mountains of eternal now

to frolic in such mysteries as birth
and death a day(or maybe even less)

Friday, November 18, 2005

Conte rendu

Le vestiaire sur le cote n'etait qu'un leurre - je realise soudain que le cocktail se deroule dans une boutique Marithe Francois Girbaud... Il va falloir etre brillant. Generation Mitterand, quoi.

Le beau livre signe est un livre d'art moderne vaguement interessant, de ceux qui plaisent aux jeunes femmes qui travaillent dans l'advertising et aux gays qui font semblants d'etre passionnes par d'autres choses que la sexualite. Hidden Track , s'appelle l'ouvrage. Helas, une phrase vient soutenir ce titre si seduisant a premiere vue: how visual culture is going places. Toujours conciliant et encourageant, ou plutot sciemment con et rarement decourage, je me mets a feuilleter le pretexte de ma presence. Que dire dans cet ennui a la personne qui se joint a moi pour poser son oeil-juge sur les creations exposees alors? Un "I like that" qui ferait autorite? Un "I hate that" qui traduirait un manque de gout impardonnable? Un "That's fun" suffisamment evasif pour mettre tout le monde d'accord, ou un "That's interesting" afin de faire hocher tout le monde de la tete dans la crainte d'un devoir de prise de parole? Peut-etre un "This is sooooo avante-garde"? Non, il vaut mieux lacher un "you know what?" mysterieux, marquer une legere pause, poser mon index droit perpendiculairement a mes levres sur ma bouche et enchainer sur "this reminds me of..." prelude a un discours convaincu sur des artistes que je connais. Pfff. Je ferais aussi bien de me taire en me saoulant au champagne, dans de petites bouteilles Nicolas Feuillatte -et a la paille.

Lorsque j'arrive au metro, un hoquet me secoue le fond de la gorge. Mais j'ai ma technique. J'essaie de me souvenir du nom du manager d'Arielle Dombasle, et hop, fini, disparu. Les apparent tracks de la ligne F se mettent a trembler et en tres peu de temps je suis dans un club miteux de l'avenue B, tenu par l'ancien frontman des Dictators, donc completement passeiste et nostalgique d'epoques peu vecues et fantasmees. Au comptoir, alors qu'un pote de Lennye Kaye vient de m'inviter a sa Thanksgiving party, j'essaie d'expliquer a Joff, avec qui j'ai rendez-vous, que il faut arreter de s'appeller underground independant artist, quand tout ce qu'on fait ce sont des chansons pour que les gens ne desirent plus que d'etre dans la passion de l'instant fugace. Mais il me parle astrologie, lui. Il me dit que je suis un good soul who will find his way. Contrairement a son pere, qui l'a abandonne quand il avait trois ans, et qu'il a incenere le week-end dernier, dont il a senti les cendres, ou plutot les os cendres, car il restait des bouts, je l'ai senti dans mes mains, et j'ai porte mes mains a mon visage et je me suis dit qu'il ne le meritait pas, non, il meritait pas que je sois la, mon pere, mon pere qui m'a juste laisse deux mille fucking dollars, je vais aller ou avec ca, non, il meritait pas, tandis que toi, tu merites, t'es un good soul, tcharlz bapetiizte, never forget that. Je rigole, putain ce champagne m'a fait tellement de bien.

Une veille de beaujolais nouveau, il faut bien ca. Le surlendemain sera tellement dur a vivre.

J., when are you gonna wake up and show me your reals eyes?

I was just googling my name and...

http://www.villagevoice.com/nycguide/ev81282,6.html

RIP, don't winkle.

This is Spinal Tap

I remember old days where my mom used to come to tuck me in my bed.
I'd ask for a story and she'd start that old fairy tale about Rip Van Winkle.

Every night I fell asleep hoping that I would wake p next mornig. Cause old Rip's story ends like this:

For Rip Van Winkle was old and gray, and twenty summers had passed away. Yes, twenty winters of snow and frost had he in his mountain slumber lost; Yet his love for stories was all the same, and he often told of the nine-pin game. But the age was getting a little fast-- The Revolution had come and passed, and Young America, gathered about, received his tales with many a doubt, awhile he hobbled about the town;
Then, worn and weary, at last laid down, for his locks were white and his limbs were sore-- And RIP VAN WINKLE will wake no more.

Thanks for those bed time stories you share with us, for I now go to bed, reading your stories and still hoping I'll wake up.

J

"Is that about French Music?"

Mais c'est qui ce "Robert-Rawbeurt"?

Rires.

Thomas

En espérant qu'il t'ait laissé le message.

Thursday, November 17, 2005

En passant...

Fri 11/25 CHARLES-BAPTISTE. The Paris-based singer updates the French chanson catalogue with his own french language compositions which run from humorous to melancholy. 8:00pm

http://www.barbesbrooklyn.com/

Wednesday, November 16, 2005

La Palette se fait porter pâle, tu sais

Je persiste. Mais c'est toi qui saignes. Du nez (hum, hum...).

Je signe mes articles. Et ici et ailleurs, mon petit "dust rider"!

J'ai savouré ce billet sur "mummy dearest". On en connaît tous une. Ne t'ai-je jamais parlé de... Oh oublie, tu t'en souviendrais. Non?

Deborah m'a demandé si tu étais un bon ami à moi, récemment. J'ai retourné cette question dans tous les sens, comme un Rubix... Has baby Charlie-B done bad, bad things?

Je suis passé il n'y a pas si longtemps devant l'Eglise Saint-Sulpice, aussi. Et je me suis rappelé de la hauteur que nous avions prise un soir que nous étions plus bas que terre. C'était aussi haut, aussi haut que New-York USA. Rigolo, c'est ça.

Est-ce que tout ça te manque? Des fois, toi et ta connerie, vous me manquez. Oui, un peu.

Je t'embrasse, dude.

Thomas!

Concert

French-singing Bourgeois Punk Charles-Baptiste LIVE

Sunday, November 20th @ Sidewalk cafe 7:30 pm

Two-drink minimum, but you'll have two anyway. I actually hope you'll have more.

Sidewalk Cafe
6th 'n' A
Lower East Side, NYC

Cascades et casse-kadors

Madame Johnson a ete condamnee a trente ans de prison ferme et ne pourra faire appel que dans dix ans. Elle a voulu etre la "cool mom" de son quartier en organisant chaque semaine des wild sex parties sous alcools pour les copains teenagres de sa fille (ecart d'age estime a plus de 25 ans!), leur enlevant leur innocence chaque semaine un peu plus, les transformant en sex addicts... Le juge fut impassible: "A cool mom provides love. You provided sex." Madame Johnson est en larmes: "I just wanted to be the cool mom..." (Source: Fox TV midnight news)

Je me demande qui j'aurais prefere etre. La mere, ou l'un des garcons. Je parle du role, naturellement. L'organisateur, ou l'organise. Le futur condamne, ou le futur condamnateur. Le fou a lier, ou l'eleve.


J'ai toujours reconnu chez Thomas cette classe de la reference. La reference confidentielle, la memoire collective underground chic, l'elegance dans la concision. Je crois que c'est sa marque de fabrique. En tant que journaliste, il signe donc le moins possible ses articles...

Ayn a leche pendant de longues minutes ce serpent de bonbon, le trempant dans l'orifice reche d'une canette de biere pour le porter de nouveau a ses levres, les yeux delectes de tant de salete, eveillant l'oeil lubrique de jeunes garcons en situation pre-erectale, declenchant fantasmes tournes vers la bouche et l'egout, laissant le sucre brillant couler sur son menton avec impudeur avant de machouiller, la langue occupee: "I com' from Florida."


Il est reellement frappant pour moi de sentir a quel point je suis vulnerable a chaque lecture des mots de J. Je ne saurais expliquer pourquoi mais mon coeur frappe de facon completement reguliere (ce qui n'arrive jamais). Je suis attentif et en attente. Je parcours plusieurs fois les quelques lignes que J. vient de m'offrir, oui, de m'offrir, tant j'ai l'impression chaque fois de recevoir un cadeau dont la preciosite ravirait n'importe quel amant, et ce, les levres legerement entrouvertes, pret a recevoir le baiser mortel qui annoncera ma defaite ultime. Je suis vulnerable et je le sais. Je le sens. Merci le 20eme siecle, d'avoir permis aux vulnerables de s'exprimer. (oui, cette phrase fait partie des 5% de choses dangereuses prononcees chaque jour).

Le diner d'hier etait parfaitement europeen. Il y avait des hors-d'oeuvres, un plat principal accompagne d'un vin rouge d'une annee qui promet, de la salade, du fromage et du pain, et une petite touche de sucre pour faire sourire les femmes. La maitresse de maison portait une robe noire avec une splendide decollete, pratiquement oublie par un collier de perles cristallines autour d'une gorge a la grace kellyienne. La conversation etait charmante, piquee de ses petites rires de femme du monde. L'homme de la maison disait ma cherie tout va bien pour toi? toutes les cinq minutes et decidait de l'emploi du temps tandis que Madame s'y pliait comme si elle le desirait. Nous sommes passes au salon pour fumer quelques cigarettes ramenees des boutiques d'aeroports internationaux autour d'un brandy fameux. Il etait onze heures, bien tard deja. J'ai donc pris conge, empruntant la ligne F pour rejoindre ma maison, et boire du Mountain Dew avec deux tranches de pizza pepperonni (le Mountain Dew est offert, dans ces cas-la) chez le Porto-ricain du coin a qui il manque deux dents, et qui sans doute, pour sa part paie son Mountain dew puisqu'il ne plus manger de pizza. Je me suis ensuite allonge repu devant la television pour regarder jusqu'a lobese endormissement une television aux publicites passionnantes. Quand je me suis reveille, la couleur avait disparu.

The wHine of the young

Oui, alors la, le prochain mec qui me fait une dissertation philosophique de legere tendance comptoir en sautant des lignes pour creuser les minutes d'ennui qui saupoudrent tous ces mots sans saveur, je m'enerve vraiment. Il faut se limiter, les jeunes. L'autocensure. C'est ca, qui importe. Pour information, une personne jadis a eu le courage notamment de supprimer tous ses posts, ce qui en soi est un moment de bravoure (il a extremement bien fait le tri dans les 'n'importe qui' pour n'effacer que ses propres posts) et de courage (la negation de son etre passe). Mais c'est aussi une faiblesse degueulasse, qu'il a par ailleurs plus tard lui-meme avouee, amoureux que nous sommes des souvenirs par les mots. Et apres, la repentance. Putain de christianisme.

Mais n'annulez rien. Assumez. (Une jeune femme me disait l'autre jour: "I'm looking forward to going to hell, coz all of my friends will be there..." Charming, aint it?) Et regardez droit devant, vers un nouvel avenir, une nouvelle terre d'accueil s'ouvre pour vos mots, mais seulement si vous les tenez en laisse et ramassez leurs crottes. Mais les artistes en exil qui ne percent pas dans leur pays... non merci mais ils seront ignores. Sourires. Ce qui est le pire, non?

M'enfin, qu'importe. Seulement, soyez plus circonspects, a present. Ne parlez pas dans le vide. Ne parlez pas avec des 'nous' universalistes qui n'enveloppent que VOUS dans un manteau passe de mode. Et surtout, aussi amoureux que j'ai pu l'etre de la rhetorique, tentez s'il vous plait de tendre vers des mensonges seduisants, et non vers des mensonges fades, voire vers des verites ennuyeuses.

Preferez dans l'ivresse l'euphorie aux pleurnicheries. No whining in the wine, thank you. And have fun.

A part ça...

Quoi de neuf?

Parce que la poésie et tout ce Saint-Frusquin, hein...

Rires.

Thomas

("Dans la famille philosophes/ Moi, je demande le Clown Popov" - Dani, "Laissez-Moi Rire")

The WIne of Youth - J.Fante

Where has all the slang gone? Where's the sweat that used to drip from your words? Where is the fat, the root beer...where are the twinkies and oreo's stuffed wanderings you used to take to?
Where have you gone Great Bastard. Bring back, bring back, oh bring back good stories to me.

J

l'incarnation du romantisme modeste ou d'un modeste romancier?

La mélancolie ne fait-elle pas souffrir lorsque nous savourons nous languir d'une personne ou d'une chose: serions-nous alors des masochistes sentimentaux ou tout simplement proches de nos vrais désirs(fantasmes)?
Ce désir ne serait-il une forme solitude qui, par la souffrance qu'elle crée, nous rappelle l'inaccessible: cette douleur profonde du souvenir d'avoir été heureux un jour, mais que ce jour n'appartient pas au présent?
...


si le romantisme était mortel, kundera serait déja mort.
..

l'homme est un fantasme, ils se le cré et il l'incarne. il subit avec dépendance la douleur de son utopie, c'est sa preuve d'etre en vie, de ne pas être mort. de pouvoir créer et crier la souffrance... sa jouissance.
mais qu'est-ce qu'on cherche finalement?

quand nous sommes heureux, nous souffrons d'etouffer de bonheur.
plus tard, amoureux nous étouffons d'angoisse de déja vivre notre passé.
lorsque nous sommes essouflés nous respirons le manque de langeur.
longtemps nous préférons l'absence, le rejet en obscurité.


c'est de l'obscur que vint la lumière. l'idée, la création, la femme.
ce petit génie en nous qui ne se réveille qu'aux manifestations douleureuses du sentiment endormie dans la modestie.
est-ce que la romance suscite la nuit, l'obscurite, pour atteindre son apogée?

quelle est ce moteur perfectionniste et fanatique de vouloir atteindre le sommet de l'inaccessible?
d' où provient-il?

et si nous vivions la vie pour sa jouissance créative d'etre artistes dans nos sentiments, nos pensées, de notre vie,
nous ne chercherions pas à saboter nos utopies afin qu'elles n'en restent?

alors, nous vivons en "fanatasmes" et leurs : incarnations
...

mon "fanatasme": que le romantisme me rende vivante, ...modestement.

L'amour, un fantasme d'appaiser les "maux solitaires".
Le romantique n'aime pas, il subit le bonheur.


un romantique tournesol assoiffé

Tuesday, November 15, 2005

Reponses

Tres cher Oniromancier, ta sensibilite rimbaldienne est d'un chic! Mais j'ai toujours pense que Rimbaud etait dangereux. Il est dangereux pour tous, mais particulierement, ce genie ne devrait pas etre donne a lire a des adolescents, ou a de jeunes gens fragiles. Si l'art doit nous apprendre a mourir, ce fou creatif fout en l'air des vies. Et selon moi il permet rarement aux artistes en herbe de creer... tres difficile de sortir de son style. Patti Smith, Morrisson, Cantat... de simples repliques. Rimbaud? Une rock-star avant-garde, le genie en plus. Son obsession pour l'Eternite, notamment, il est le seul a avoir pu la formuler avec classe. Et honte a moi quand bien souvent je m'epanche egalement dans des ecarts de langage pilles dans un catalogue culturel d'autorite. Oniromancier, je ne suis qu'un mortel, je ne suis en aucun cas l'autorite. Juste un jeune taureau qui aimerait torrer.

Et Foucauld Duchange, on en vient a vous. Je me demandais l'autre jour justement quel etait mon principal probleme. Oui, je parle trop. Pour ne rien dire, ou, avec un peu d'espoir... pour dire le neant. Ce qui serait ma victoire, dans l'ecriture. Dire le neant avec la profusion jusqu'a la post-satiete...hum. Alors, les hommes seuls parlent trop... Sans doute. Je suis en exil. Et ou que je sois, j'ai l'impression de l'etre.

Merci beaucoup pour vos interventions de qualite et de gout.

Pourquoi pas

J'ai ommis de signer volontairement, afin d'avoir un avis le plus objectif possible.
A ma grande surprise ta réponse soulignait admirablement bien tes émotions du moment.
En réalité ma motivation était la suivante: j'aurais aimer que tu me donnes ton interprétation, en effet les gens qui s'aventurent a lire en filigrane, donnent tous un sens different à cette fable humaine. Voyons voire si ta noble ouverture d'esprit peu donner une vision original de cette écris
Je te remercie.
Peut être que part cette vision je pourrai ainsi esquisser, tel Rembrandt, les parts de jour et de nuit qui se cache en l'hote de ces lieus.

Votre dévoué Oniromancier.
"Quand je me reveille, il fait nuit et je me souviens de tout. C'est le gros probleme des grands romantiques: la MEMOIRE."

Mon Dieu c'est atrocement vrai...

-"Vous parlez trop."
-"Les hommes seuls parlent toujours trop"

Merci Charles-Baptiste pour cet ovni sur le vaste web

Foucauld DUCHANGE

Si tu persistes, signe, au moins...

A l'éternité

Le corps perdu sur la rose fanée,
Des lambeaux d’âme d’une vie écorchée,
Aux pensées amers des rêves envolés,
Je voudrais oublier
A nos corps nus sur l’espoir consumé
Retirer la lame le brouillard dissipé
A nos cœurs trop morts sur ta pierre scellée
Je voudrais oublier
Faire renaître la flamme jadis vénérée
Des louanges de l’âme de nos corps mêlés
Oublier l’amour au soleil noir levé
Oublier le jour qui en toi grandissait
A mon corps assoiffé,

Au mirage desséché, je voudrais…
Automne de mes peines de mes cris étouffés
Au fond de ce couloir à l’autre bout des larmes
J’entrevois des saints qui te donnent la main,
J’entrevois ses mains blotties sur ton sein.
A mon corps perdu sur la rose fanée,
Des lambeaux d’âme d’une vie écorchée
A nos cœurs trop morts sur ta pierre scellée
Je voudrais oublier.

A l'Eternité.

Changements

Art Brut donne l'envie d'etre rellement fou. A savoir de ne pas se demander si on l'est ou d'essayer de le paraitre, a la maniere de certaines de mes connaissances. Ce groupe parle de nouvelles petites amies illuminant un week-end (car elles sont apparues nues DEUX fois!!), de petits freres decouvrant le rock'n'roll et devenant maniaco-depressifs (stay off the crack, stay off pete doherty), de filles qui veulent eteindre la lumiere pour oublier avec qui elles couchent, et de gens qui devraient rentrer chez eux pour former des groupes. Go home and form bands. Oui, cela m'interpelle.

Mon grand-pere est actuellement en guerre. Contre l'Allemagne. Et contre son cerveau qui se deteriore. C'est loin d'etre beau, et je crois que c'est encore pire de pres.

J'ai vu beaucoup de Blacks ce week-end. Des slammeurs, notamment, dans un concours d'envergure, aux talents fluctuants toutefois, avec toujours cette tendance etrange a la paranoia de la persecution, ce langage semble-t-il necessaire des mains, mecaniquement tres agressif accompagne d'une parole saccadee, les yeux au ciel ou au-dessus des fronts luisants, au-dessus de l'oeil attentif et passionne, craignant pour sa securite mentale, enveloppe dans le flow incommensurable de la langue, comme un ragga universel revenu de la terre. Et puis, j'ai vu de simples hip-hoppers qui montent une nouvelle radio. Ici ils boivent. Et ne fument pas beaucoup. Heureusement, tant leur herbe est puissante.

Mon pere a rapporte d'Argentine cinq kilos de viande. Il parait que les vaches la-bas ont des hectares entiers pour elles toutes seules, que du coup, elles se la coulent douce, que la vie est belle, et qu'a l'abattoir elles sourient presque, tant elles n'ont jamais manque de rien. Je pense que Noel sera a point, presque saignant.

Et puis, merde, la porte etait fermee. J'ai tappe, hurle, le couloir etait vide, j'ai hurle encore, j'ai foutu un coup de pied dans la porte, je me suis dit que j'allais crever et je me suis ecroule sans forces contre le mur. J'ai senti pres de moi le drappe d'une robe feminine, blanche a fleurs, qui forme un delta fertile au niveau du pubis quand celle qui la porte s'allonge, mais j'etais bien seul. J'ai ouvert les yeux, la porte devant moi semblait loin, la minuterie est arrivee a terme, les lumieres se sont eteintes. J'ai senti des ombres derriere la vitre, j'ai voulu appeler, mais personne n'a repondu. Ah, ca faisait longtemps que j'avais pas melange les trois. On me tend de l'eau, je rejette le bouchon car j'ai deja pris un autre ascenseur. Je veux que celui-ci jamais ne s'arrete. Quand je me reveille, il fait nuit et je me souviens de tout. C'est le gros probleme des grands romantiques: la MEMOIRE.

Hier soir, sur une VHS extraite de la videotheque d'une videaste colombienne installee a Brooklyn, un court-metrage de Godard tourne en Italien mettait en scene un couple francais sur la descente (cadre necessaire a tout film francais, soit dit en passant, genre: sans debut et sans fin) alors que des menaces de retombees chimiques sont vehiculees par la presse suite a d'importants essais atomiques essayes au-dessus de l'atmosphere parisienne. Le protagoniste se demandait si la ville avait change, si lui avait change, ou si Alessandra avait change. Je me suis demande cela aussi. QU'EST-CE QUI CHANGE VRAIMENT?

Friday, November 11, 2005

Fragments amoureux - just a New York conversation

"- Oh, wait, wait, do you have a cigarette?
- Well, it depends. Are you an ex-smoker?
- Yeah, actually.
- Well, then sorry, nope, impossible.
- Oh come one, I started again a week ago.
- How awful for you. You must be desperate. You should quit right this minute again.
- Ok, I lied. I never quit smoking.
- Ok, you can have one. I quit so many times before."

"- Weren't you going that way?
- Actually, I'm going home, and my home is this way.
- Ok, that's not very logical. But hell, what happened to you? You seem in a bizarre mood.
- Well, mmm, it's just that, like, mmm.
- Come one, you can tell me. I am a total stranger, and we have one cigarette to share. Two minutes in eternity. A piece of cake. With a cherry on top."

"- Ok, you see, there's this guy that keeps asking me out, and like he wont understand i just wanna remain friends.
- What's this thing with girls? You girls always wanna be friends with boys who are in love with you! This is so weak!
- But it's just that men are driven by their penis! Girls are driven by emotions!
- Men are driven by emotions as well, emotions of the penis, that's right!"

"- Teach me a beautiful word in French.
- My favourite one is 'coquetterie'.
- Cock-ott-rrrue.
- Wow, your accent is so perfectly cute.
- Ok, what does it mean?
- What I just said?
- No... cock-ott-ruuue...
- Do you want a litteral meaning or a definition by Milan Kundera?
- Who's Milan Kundera?
- Ok, forget it. It means a non-guaranteed promise of love-making. It's majorly a woman's activity.
- Oh, I love it.
- I know."

"- Oh, I went to Paris once.
- Really?
- Yeah, I was in an awesome club, like it was a restaurant and you'd go in the basement, and everyone was fucking downstairs, it was so hot. Oh, what's the name of the place, damn...
- Chandelles?
- Yeah, that's it, tchandills! I love that place.
- Me too. It's like the Eiffel Tower, I've never seen it from close, but I know it's good."

"- I'm so bored with boys who always try to please the girl. I like boys who fuck.
- Are you saying you like to get fucked or you like to fuck with someone?
- I just want the guy to take me you know.
- ok...
- And see this is the annoying thing about French boys, they always wanna please the women.
- How many French boys have you fucked?
- One.
- How many American boys fucked you?
- Two.
- How many boys have you actually had in your bed?
- Three.
- Ok, now that makes sense."

"- Yeah, I have a blog.
- Oh, really?
- Yeah and actually right now I'm really pissed off, coz like this girl pretending to be a guy is posting on it and is having fun not saying who she is. And if the she is actually a he, i'm pretty sure he's gay. And the he is not gay, I don't fucking understand why he always writes ' i'd like to walk in your shoes' and...
- Ok, my friends are waiting for me.
- I understand, but I had to say that to someone, it was just too much for me, you know.
- ok, bye.
- (sigh) Could I have another Red Stripe please?"

"- Dude, what happened to your country?
- I left it."

Thursday, November 10, 2005

Like a Virgin

Still reading and no cock teasing
Charles Baptiste Great Bastard, J's a boy.
Go on, I still like to walk in your shoes.
Good gig in Tribecca. I remember walking up and down Christopher street.

See you. Who knows ?

She loves New York

Tiens, au fait, je viens de voir Madonna en chair et en muscles, ce soir.

Encore pas mal du tout pour 47 printemps (les bras un peu plus flasques mais bon... la gravité).

En fait, j'avais l'impression de voir le dernier char d'assault de l'US Army. Pro, inattaquable, triomphante.

Je lui tire mon casque.

Thomas

Du pain et des gueux

Tu veux dire la Louisiane qui fut jadis vendue par un Italien usuurpateur en notre nom pour un quignon de pain, qui n'aurait sans doute pas deplu a ceux qui purent revenir de Russie?

Oui, sauf qu'ici dans la louche il y a du lard (de l'art?), pas des boulettes de shit!

A ce propos, si on google "dealer shit", est-ce qu'on tombe aussi sur un lien sponsorise de l'UMP, dites?

LOUIS XXI

Ah les Ricains!

Au lieu de s'occuper de nos feux de pailles, ne feraient-ils pas mieux de vider la Louisiane à la louche?

Distraction, je dis.

Et que ceux qui réclament du pain, mangent des brioches.

Thomas ;-)

Wednesday, November 09, 2005

Urgence MuniciPale

Ca y est je commence a me faire a l'air conditionne a la Budweiser aux hamburgers degoulinant de ketchup aux sweet potatoes mayo aux obeses. Mes fesses et mon ventre me le rappellent. Et puis, niveau cigarettes c'est tout autre chose. Seulement deux cigarettes par jour, -et dix dans la nuit.
Enfin, il faut savoir que la nuit tombe vite a present. Ce qui est bien plus charmant de toute facon, puisque les lumieres des buildings s'allument tot ainsi, c'est comme regarder dans une maison de Barbie sans ken. Toutefois, nouvel exil pour moi car, en ce moment-meme, j'emmenage a Williamsburg, sorte de Mid-town Brooklyn, drole de quartier peuple de juifs orthodoxes de toutes parts, et de quelques porto-ricains.

Je me relis soudain, et quelle horreur, c'est d'un ennui a toute epreuve. Catastrophique. Un non-style dans sa plus grande mediocrite, une enumeration de faits sans saveurs, sortis d'une usine a mots pre-etiquetes. C'eset consternant.

C'est sans doute parce que de loin, je vois mon pays dans les flammes, et que je trouverais indecent de vous evoquer mes soirees longues et passionnantes dans la ville de la vitesse et de l'ivresse des sens uniques. Cela dit, ce ne sont que des voitures, ca regle une partie du probleme de la consommation de petrole. Navre pour ce derapage.

J'ai aujourdhui une capacite a ne rien dire. Je ne sais pas quoi vous dire. Je ne sais pas ce qui se passe chez vous, chez nous. Le moindre connard qui vient d'apprendre que l'Irak n'est pas une region d'Allemagne ici est au courant et me pose des questions. Il y a de quoi se marrer. et je recois des messages d'amis en France qui font comme s'ils ignoraient. Impossible de recolter de reelles informations. Encore une fois la France est silencieuse, immobiliste. Elle se ronge de l'interieur. Le cancer est en marche. Si seulement il y avait encore des ideologies. Meme pas. Juste des restes. Des fonds de caisse. Juste de quoi titiller les yeux en pleine lumiere. Mais c'est le noir de toute facon.

Ou sont les sorcieres? Un Lad disait dans une de ses chansons: " I know how Joan of Ark felt". Il est possible qu'aujourd'hui ce soit pire. Car j'ai ce sentiment d'une mauvaise histoire sans fin. Or comme ce sont les debuts que je prefere usuellement...

Et la septieme trompette, quoi.

Tuesday, November 08, 2005

La route est encore longue

La route est encore longue
Nous ne sommes pas vraiment arrives
Le moteur tourne, le moteur gronde
L'horizon semble a portee de main

La route est encore longue
Combien de kilometres reste-t-il?
On n'y voit rien, la pluie est sombre
Mais l'horizon semble a portee de main

Demain, oui demain, nous arriverons

La route est encore longue
Est-ce le moment de refaire le plein?
Appel de phares - la pression monte
L'horizon? C'est un tout petit peu plus loin.

Demain, oui demain, nous arriverons
Demain, oui demain, nous arriverons

C'est promis, la prochaine fois,
Nous prendrons l'avion.

Monday, November 07, 2005

Saturnin in Da Hood - Last minute concert

Charles-Baptiste Free Live Concert tomorrow night 10 p.m.!!

Come by and have a drink in the beautiful and cosy Cafe Charbon to the
delighting sounds of acoustic guitar and original French chanson.

Cafe Charbon
168-170 Orchard St.
New York, NY 10001
Subway: 2nd Avenue

Friday, November 04, 2005

Ah, cest malin.

Ahaha. Je me marre.

Putain mais putain, J. Toi aussi tu fais du putain de cock-teasing, hein? Bitch.

Je m'en fouts, hier, je jouais au CBGB Lounge. Nah. Encore. Underground, yes sir. Devant dix personnes reelles et qui sait combien de visages colles devant leur ecran a travers le globe... "Les Etats d'ame": pour la premiere fois en version live power trio avec section rythmique (Scott on electric bass, Riley on drums). I need one in January or I'm gonna become fucking crazy.

Et j'ai adore le concert des High Dials. A ecouter de toute urgence, avec une infirmiere specialisee, pour prevoir les degats. Fumer dans une pipe y aide sans doute.

Bah, c'est culturel.

It's a magical world

I used to walk up and down Camelot Road. Misty blue mountains on one side and the frozen Saugerties reservoir on the other. How could I have thought that ten years from there I would feel the same. Reading your words. I could breathe the air you breathe. Thanks for making it look so real. I wish I could walk your shoes.
Sleep tight, write sharp.

Thursday, November 03, 2005

Nos mots sont plus beaux que vos choses

Vraiment, je ne comprends pas. Est-on paye pour faire une apparition TV lorsque l'on est un mythe vivant? Est-ce une occasion de rencontrer de jeunes ephebes a la sexualite debridee? Devient-on vieux avec la vieillesse? Devient-on con a force de manger?

Bref, tout cela n'explique pas pourquoi, devant 5000 college freaks invites pour assister aux Woodie Awards de MTV, Lou Reed etait oblige de dire qu'il etait "happy to see that rock'n'roll was still alive in NYC." Et de presenter d'une main presque dynamique un tocard sur la deuxieme scene soudainement illuminee.

C'etait ennuyeux. Le boss d'Atlantic avait deja rejoint le carre VIP, nous laissant dans une maree de poupees en plastique (que sont devenues les poupees Corolle d'antan, merde) et de gros bras a oreillettes. Alors nous avons rejoint le Midpacking, ou nous sommes entres dans la troisieme boite en brique sur la gauche, la Guest House. Le DJ-set etait tenu par une Djette clone maigre d'Evanescence fan des Smiths et de The Bravery. Alors, avec la clim', imaginez les chauds-froids. J'ai deguste avec detachement mon verre de Merlot, l'oeil legerement distrait par un joueur de football sous cocaine qui dansait en pleine obscenite sur une piste vide. Il avait l'air de vouloir danser jusqu'a la mort, alors j'ai attendu avec delectation. Mais ce n'est pas venu. Alors nous avons quitte l'endroit. Ma vie depuis quelques mois n'est faite que de departs. Et je ne suis pas encore arrive.

La vitre teintee d'un van blanc au ralenti le long du trottoir se baisse sous mon profil: "Looking for some company?", me demande une jolie Black en mini-jupe. Je la regarde, tire sur ma cigarette en pensant a Zeus-Peter Lama, l'artiste decadent imagine par Eric-Emmanuel Schmidt, qui fume toujours deux cigarettes pour avoir plus de fumee autour de lui, et souffle dans l'air trouble: "Out of my league. Cant afford it."

Un jour, j'aurai peut-etre de l'argent. Un jour, j'aurai peut-etre Paris.

AND ONE LAST CALL: PLEASE J. TALK TO ME