Friday, October 28, 2005

One of us is gonna die young

Hier, grand seminaire sur l'exportation de la musique suedoise au Union Square Ballroom. Oui, cela fait sourire. Mais depuis Abba, il y a quand meme eu les Hives. Ah oui, et les Suedois pour l'occasion comptent aussi les Raveonettes, meme s'ils sont danois. Ils parlent aussi vaguement de The Soundtrack of our LIves, our encore de The Ark. Oh, the Ark. Grand groupe de glam-rock degueulasse, au nom de single edifiant: 'One of us is gonna die young'. On sait que ce ne sera pas l'un ou lautre des guitaristes, car ils ont deja tous deux quarante ans, que ce ne sera pas le bassiste, parce que mentalement il semble que ce soit deja fait, que ce ne sera pas le chanteur, parce que c'est certain il ne se drogue pas, et pas le batteur, parce que tout le monde s'en foutrait de toute facon. Donnc finalement, the Ark au Hard Rock Cafe de Times Square, meme invite en open bar, on hesite a rester.

L'avantage de ce genre de seminaires entre businessmen et music fans (il parait qu'il y en avait), c'est le buffet du dejeuner, et le cocktail du soir. Dans une atmosphere qui tente de meler le chic du haut commerce expatrie et l'elegance exigeante des ambassades, il n'y a qu'a se regaler de conversations insipides sorties de Belle du Seigneur dans la verve de Cohen, et de mets aux saveurs inconnues, les mains a l'origine desquelles ne peuvent qu'etre des mains de Venus de Milo.

Ivre de vin rouge californien, j'ai donc fini par distribuer des sandwichs pilles dans la cuisine a tous les (dharma?) bums entre times square et le sidewalk cafe du lower east side, ou Beat The Devil psalmodiait des chants, meritant une place soit dans un livre sacre de mass-distribution ou dans un ouvrage enseveli de l'ordre du mythe, accompagnant les morts du passe et ceux a venir vers les cieux ou les sous-terrains les plus beatement colores. Ou Dina Dean grattait comme Jimi des melodies prises a Billy, tout en laissant parler son ame-propre sale.

Quelques bougies ne s'eteindront jamais.