Sunday, October 30, 2005

Huppert Youp Blah Blah Boom!

Très bon billet sur le "One Way Ticket", Charlie-B.

Je sens que tu vas revenir avec un exécédent de bagages, des sentiments et de réflexions très intéressant. J'ai hâte.

Bien évidemment qu'on ne revient pas le même des Etats-Unis.

Isabelle Huppert sur scène... Gosh that has to be seen!... Rien qu'en souvenir de la scène du rasoir dans La Pianiste (pompée sur Jeanne Moreau et son flingue dans Les Valseuses). Maintenant, il faut vraiment être client aussi. J'imagine que ça hurle, que ça clame, que ça met en abîme. Tout ce que je ne supporte pas chez une actrice française. Rires.

Tiens, j'ai vu hier soir en coup de vent Pim et Monsieur Sex In Palavas. Discussions intéressantes avec ce dernier. La Seine prend parfois des allures d'Hudson River.

Hugs

Thomas

Psychose

Isabelle Hupert etait magnifique ce soir, au Brooklyn Museum of Arts Theatre, dans la piece Psychose. Oui, je trouve delectablement snob de pouvoir lacher ce genre de phrase un soir de Halloween. Mais elle etait tellement incroyable. Angoissante comme jamais. Folle a lier. Maniaco-depressive, jusqu'a l'hysterie implacable. Seule sur scene dans la meme position debout les bras laches sans costumes, tout juste un jeu de lumiere base sur des contrastes de deconcertante simplicite, une voix monocorde et une articulation a glacer le sang... pendant deux heures. Certains quittaient la salle en vociferant, d'autres en se frottant le ventre, d'autres en baillant. Et d'autres restaient, les yeux ecarquilles, tentant de garder assez de distance avec le personnage pour ne pas tomber dans sa seduisante abime de grisaille. J'etais de ceux-la.

J'etais perdu. Corps et ame.

Seule issue? Achat d'espace-temps
A un taxi-driver du Pakistan.

One Way Ticket - laissez aller.

Il y a dans le One Way Ticket (OWT) quelque chose de profondement seduisant pour qui est en quete d'aventure. Au contraire de l'aller ou du retour francophone, ou il faut toujours decider: d'ou viens-je? Ou appartiens-je? Ou se trouve l'origine, MON origine? Ou puis-je me retrouver dans ce repere bipolaire en cas de changement d'avis? Le OWT se fout de tout cela. Ce qui importe n'est pas le sens, - mais la direction. De maniere tautologique, on pourrait dire que ce qui lui importe, ce n'est pas le but, mais le chemin.

Ce qui passionne surtout, c'est l'etourdissant One inclus dans le terme, qui renvoit a une prise de decision UNE - UNIQUE - UNANIME. UNE, car elle est un choix irrevocable, sans alternative, il faut prendre son parti. UNIQUE, car elle fait figure d'exception. UNANIME, car elle repond a la demande d'une personne, d'un etre humain, expression d'un combat interieur epuisant, en lutte avec sa morale et sa faculte de jugement.

Cette idee me semble ancree depuis toujours dans la mythologie americaine. Christophe Colomb a bien pris un One Way Ticket pour les Indes... Les Pionniers ignoraient tout de leur destination. Le Projet Manhattan s'est fait a l'aveuglette. Le personnage de James Dean dans Rebel without a cause ignore s'il sautera du vehicule avant la falaise, mais il sait qu'il n'y a qu'une direction possible pour s'integrer dans ce groupe d'amis. Marilyn Monroe chante la River called the River of no return. Les soldats du Vietnam quittaient la patrie pour une folie certaine. A titre personnel, j'irais meme jusqu'a dire que lobsession des Americains pour le sexe semble par elle-meme exprimer une crainte effroyable de l'aller-retour...

Oui, il semble que l'Amerique soit un pays de One Way Tickets. Une fois qu'on y a sejourne, plus rien n'est jamais comme avant.

Je ne pense plus maintenant. Je mange.

Ca m'eeeeeeeenerve, ca m'eeeeeeeenerve

RRRRR. Il n'y a qu'une fille pour etre agacante a ce point... J., putain, t'es qui? Serieux. Parce que tu vois, les lecons, j'aime bien savoir de qui je les tiens. Pour que je puisse citer mes influences, mes maitres, que je puisse faire preuve un peu d'argument d'autorite, quoi. Allez, sois gentille, qui es-tu? -ou je deviens gay. Si tu preferes la privaute... charlesbaptiste@gmail.com

Friday, October 28, 2005

The Catcher in the rye

How do you know what you are going to do until you do it?
How do you know who you are until you become?
Don't ever tell anybosy anything. If you do, you start missing everybody.

See you at Bearsville Studios, in Woodstock some day.
J

Qui veut la peau de Vampire Creek?

Qui es-tu, facteur (post-man) anglophone aux conseils eclaires pour lueurs lointaines?

One of us is gonna die young

Hier, grand seminaire sur l'exportation de la musique suedoise au Union Square Ballroom. Oui, cela fait sourire. Mais depuis Abba, il y a quand meme eu les Hives. Ah oui, et les Suedois pour l'occasion comptent aussi les Raveonettes, meme s'ils sont danois. Ils parlent aussi vaguement de The Soundtrack of our LIves, our encore de The Ark. Oh, the Ark. Grand groupe de glam-rock degueulasse, au nom de single edifiant: 'One of us is gonna die young'. On sait que ce ne sera pas l'un ou lautre des guitaristes, car ils ont deja tous deux quarante ans, que ce ne sera pas le bassiste, parce que mentalement il semble que ce soit deja fait, que ce ne sera pas le chanteur, parce que c'est certain il ne se drogue pas, et pas le batteur, parce que tout le monde s'en foutrait de toute facon. Donnc finalement, the Ark au Hard Rock Cafe de Times Square, meme invite en open bar, on hesite a rester.

L'avantage de ce genre de seminaires entre businessmen et music fans (il parait qu'il y en avait), c'est le buffet du dejeuner, et le cocktail du soir. Dans une atmosphere qui tente de meler le chic du haut commerce expatrie et l'elegance exigeante des ambassades, il n'y a qu'a se regaler de conversations insipides sorties de Belle du Seigneur dans la verve de Cohen, et de mets aux saveurs inconnues, les mains a l'origine desquelles ne peuvent qu'etre des mains de Venus de Milo.

Ivre de vin rouge californien, j'ai donc fini par distribuer des sandwichs pilles dans la cuisine a tous les (dharma?) bums entre times square et le sidewalk cafe du lower east side, ou Beat The Devil psalmodiait des chants, meritant une place soit dans un livre sacre de mass-distribution ou dans un ouvrage enseveli de l'ordre du mythe, accompagnant les morts du passe et ceux a venir vers les cieux ou les sous-terrains les plus beatement colores. Ou Dina Dean grattait comme Jimi des melodies prises a Billy, tout en laissant parler son ame-propre sale.

Quelques bougies ne s'eteindront jamais.

Charles Baptiste Great Bastard (CBGB)

I love it ...
"Go fuck yourself there".

Peeping Tom

We were 6 as a matter of fact, watching you that night at the CBGB.
Tuned on late in Paris on the CB's live streams and sat and listened.
2 then 3 o'clock am.
My eyes shut. Woke up and the place was closed.
See you at Vampire's Creek.

Thursday, October 27, 2005

Chaos successifs

Emmanuelle Beart emmitouflee penche accroupie ses yeux sur un clochard de la septieme avenue sous la chaleur de cameras qui vous disent de circuler. Je remonte en toussotant les rues jusqu'au Sheraton, avant de tourner a droite.

Le week-end dernier, j'aurais du hurler plus fort encore I am so bored withe U S A des Clash a la gueule de ce white trash republicain de pensylvanie, buveur de biere light aux senteurs d'airelles genetiquement modifiees et mangeur de macaroni and cheese particulierement goutus a six heures du matin. Je n'aurai pas pu cependant coucher avec la slut et prendre de la drogue a la fois. En misant sur la fille, je perdais mon temps, -pour temps. Quelques baisers francais ne seraient bientot plus qu'un numero de telephone sans futur. Mais entre quelques instants d'hysterie filante et une stupidement delicieuse conversation avec une cock-teaser... que fallait-il choisir? "In my mind I'm going to Carolina", chantait Gourtney une main de la poche les yeux au ciel, pendant le concert des Bison Chips, all-boy a-cappella choir de Bucknell University, devant les regards de parents emerveilles, parmi lesquels certains peres arboraient le visage rougi des beer-pongers de l'apres-midi, ou encore une mere qui coucherait plus tard avec un des copains de son fils. La cloche sonne. L'ecole commence.

Je monte au quatorzieme etage avec l'ascenseur. Je realise soudain qu'au douzieme, il y a une agence de mode. Je m'imagine en delivery man dans un autre vie, sonnant a leur porte pour deposer un paquet empli de croissants fourres au fromage accompagne d'un numero de Vogue datant d'il y a cinquante ans jour pour jour, puis chasse l'idee de mon esprit.

Il y a deux jours, j'y etais presque. Un set dans la Gallery du CBGB devant 5 filles, enfin! 2 Canadiennes, 2 Francaises, 1 New-Yorkaise. Ah, le son etait bon, les cris de la rassemblee presents a mes oreilles, les regards perdus derriere la barriere lumineuse, verts, comme une orange, magentas, oranges, indigos; et j'etais accorde, en dialogue avec les ombres. J'ai trempe mes levres dans une Guinness fraiche et lourde comme il me fallait. Je me suis retrouve alors perdu dans une boite qui s'appelle Pianos, a l'etage, espace d'expression libre nomme NOT-Burlesque... une tres belle transse a fait son apparition sur sweet dreams alors que je m'engueulais avec ma voisine asiatique, sorte de lesbienne raciste et debile. Finalement un jeune gay seduisant vient me dire que je ressemble a Jeanne-Paul Belmondo dans Breathless de Godarde. Je souris en tentant de compter le nombre de filles que j'ai pu avoir en leur disant qu'elles ressemblaient a Anna Karina dans Pierrot le Fou.

Je n'arrete pas de tousser depuis hier soir, pourtant j'avais arrete de fumer, mais c'est toujours pareil. Quand je fais du sport, je tombe malade. Quand j'arrete de fumer, je tombe malade. C'est un peu comme les revolutions, finalement. Il faut passer par une periode douloureuse, je suppose, avant d'atteindre l'etat ideal. Je fonce chez moi prendre un citron chaud mielleux.

Au DTUT, vers 20h, il y avait un Irakien republicain au discours tres interessant et extremement pertinent, un hippie ridiculement caricatural, une Amy Hills en petites larmes delicates, une Debbie angoissee par l'endroit ou elle devrait dormir cette nuit, un Leo avec un oeil qui cicatrise, des gens qui tappaient dans les mains en hurlant sur ma chanson Va te faire voir la-bas, rebaptisee Go fuck yourself there pour l'occasion, une poete Russe vexee que je ne signe pas sa mailing list et que je lui explique que je ne la connais pas, mais que rien de ce que je l'ai entendue lire ne m'a interesse, mais alors pas du tout, qui du coup me cite deux poetes que je ne connais pas, j'avoue, elle me dit alors que je suis un ignare et que du coup je ne peux pas comprendre ce qu'elle fait, pour finir par lui apprendre que oui, victor hugo etait un poete, oui, oui, et le plus grand aussi, a l'epoque. Ah bon?

Essayer d'oublier les cheveux de Gillian. Les yeux-mangas de Meredith. Les mains de Paula. La voix de Beat the devil. La facon qu'aavait Deborah de fumer ses cigarettes. La cicatrice de Yann. Le tatouage de Daniella. L'empreinte de la ville.

Et pourtant, je me sens bien ici.

Monday, October 24, 2005

Last minute concert

Charles-Baptiste LIVE au CBGB Gallery en remplacement de Modjo.

CBGB Gallery on Bowery
Tuesday, October 25th, 9 p.m.
$5 cover

Be there or be square.

Sitting on a park bench

Ah là, ci-dessous, on dirait du William Shatner. Kidding, just kidding...

Quoi de neuf pour notre Tintin in America?

Hugs

Thomas

Friday, October 21, 2005

Il voulait une histoire d'amour, elle voulait une histoire tout court

I come from the country of Joan of Arc
But I haven't burnt my wings yet
I'm not from around, just sitting on this bench
Waiting for the girl in Central Park

Well, New York's a big city but that's alright
I was kind of born small so no regret
I am out of focus, just sitting on this bench
Waiting for the girl in the Central Park

I'm the Central jerk in Central Park

I've already seen the surrounding suburbians
The countryside was not that bad too
But waiting for this girl is all I can do
Waiting for the girl in Central Park

Well I've been waiting for hours, it is now getting dark
But I sort of like, I sort of like the spot
Now I'm counting all the leaves trying to figure out the dots
Waiting for this girl in Central Park

I'm the Central jerk in Central Park

Hit the turnpike and go north

Get your head out of the smog and take a ride on the turnpike...Head north. Go see the Catskills, home of the sawyers, of Rip Van Winkle. Remember the Indian cemeteries, take a hike to Woodstock and its recording studios. Go to Saugerties, home town of "mudstock".

Post me when you reached Vampire's Creek.
I'd love to walk in your shoes.

Wednesday, October 19, 2005

All is fake

Tout est faux ici. Tout n'est que mythe. On se croirait en Europe. Sans la classe. Tout n'est qu'image, animation, surface, superficie, vide. Les soirees pseudo-chic sont faussement trash. L'air est propre. La biere est fraiche. Ca pue la securite et la standardisation massive. Les gens ne se rencontrent pas, ils se croisent. Et ils parlent d'eux. Les punks n'en sont pas. Les surfeurs de visite sont plus cons que sur les photos. Les femmes flirtent avec la decorporalisation. Purs esprits, mais/car creux. Le jazz est sans fumee. Le Village est sans feux. Les rues ne sont pas pavees d'or. La couleur preferee est l'argent.

Et Charles-Baptiste est en concert dans cette pomme pourrie. Le ver, en quelque sorte. Sauf que je n'y suis pour rien.

Sunday, November 20th 7:30 p.m.
@ Sidewalk Cafe
Corner of Avenue A & 6th St.
Lower East Side, NY, NY

Tuesday, October 18, 2005

La vie reprend - les aventures d'Oreste a Times Square

J'ai eu il y a deux jours cette discussion intriguante avec mon ami TS. Il ecrivait dans une lettre a sa fiancee qu'il la trouvait "belle comme le jour". L'expression m'a bouscule. J'ignore pour quelle raison mais j'aurais ecrit le plus naturellement du monde "belle comme la nuit". C'est la que j'ai compris qu'il me fallait reprendre mes deambulations nocturnes. Que ma vie le jour n'etait que trop peu d'interet esthetique.

Alors, New York la nuit. Ce sont des avenues vides aux feux electroniques et celestes a la fois. Ce sont des bouches d'egout adulteres repandant des fumees dans lesquelles on s'engouffre en fermant les yeux au vide, disparaissant dans la nuit comme par magie noire. Ce sont des personnages de film qui errent a la Providence. Ce sont des pas qui claquent, le macadam du cowboy detronant le pave de l'intellectuel revolutionnaire. Ce sont des sirenes qui tournoient jusqu'au 28eme etage puis retombent d'un seul poids et claquent sur le bitume avec force. Ce sont des senteurs de junk food qui mettent en appetit.

Il est tard deja. Je rentre a pied, epuise. Mon tour est venu a une heure du matin. Une seule chanson. "Les etats d'ame". J'annonce: dont get a tan, you'll never be naomi, don't do commercials for cars you'll never be claudia, don't do cocaine you'll never be kate moss... la ils rigolent... what i like in you are the details noone sees... et la le ooooooooooooooooh de sitcom...... stop being americans, damn. Re-rires. Je joue. Ca hurle, voire voire voire ca chantonne au troisieme refrain. En tout cas ca tappe dans les mains au pont. Lach me propose un gig, au micro du fond de sa cabine en articulant "chale-bapetiiiiiste". Donc ca y est, c'est fait jai mon premier booking a NYC. Je sors, je tombe sur un London lad, glandeur dessinateur que j'avais repere pour sa seduisante beaute androgyne d'athlete a cheveux longs au concert des Rapture, dont il a d'ailleurs conserve avec sagesse le bracelet mauve. Il a une tendance a l'hysterie et a l'emotion facile, qui caracterise tant les rapports dans lesquels les exiles se vautrent usuellement, -pour evoquer le "pays". Ich bin ein Europaer. Mais ca me fait du bien. On va sortir ce soir. A Williamsburg. Boire de la Vodka offerte en s'improvisant critiques de photos trash-chic. Ce sera sucre, je pense. Il s'appelle Arthur. Peut-etre le declin de l'Empire Britannique...

Et puis, un mec vient me voir et me parle d'un vieux club punk qui a des problemes de bail, qui est pas loin en fait, mais bon visiblement l'endroit survit grace a des donations de rock-stars genre Debbie Harris ou je sais pas qui. Il va y organiser un open mike pour singer-songwriters underground le 3 novembre, genre showcases pour les booker ensuite. Et il veut a tout prix que j'y sois pour jouer. Moi, un BCBG? Un club punk? J'accepte humblement en lui demandant en riant s'il provide les drugs. Il me dit yeah I provide the drums. On se quitte avec une accolade sincere.

Il y a aussi Paula Valdstein dans un coin, la Jeff Buckley feminine locale. Elle vient d'Israel. Trois ans qu'elle est la. Elle est hors temps et possede une voix qui fait vouloir sangloter dans un lit d'enfant. Beautiful dreamer, qu'elle s'appelle sa chanson. Quand elle vous regarde, c'est comme si pour elle il n'y avait que vous qui existat dans l'univers. Elle ne porte toujours pas de soutien-gorge et on peut sentir ses seins fremir de desir et d'ambition a 'walking distance' comme ils disent. Elle porte des paillettes sur les paupieres, ce qui fait que la voie lactee s'ouvre a nous quand elle ferme les yeux, et ses levres sont une oeuvre d'art expressioniste. Une larme me coule le long de la joue, je la sens contourner ma fossette, alors que je souris malgre moi. Elle vient me voir apres son set, je lache un 'beautiful' timide qui n'a pas vraiment de destination. Elle me prend les mains, les caresse, me remercie et me donne un sourire tres proche de mon visage, me supplie de me donner mes dates de concerts et s'en va, la guitare sur le dos, ce dos dont j'aimerais soudain decouvrir l'absence d'angles. A cet instant, il ne me reste plus qu'a me raccrocher a l'insignifiante discussion que j'engage avec son bassiste, sur la quete de profondeur dans la legerete apparente du chanteur de variete. J'en suis a ma troisieme biere, et j'ai cette impression desagreablement jouissive que jamais la tete ne m'a autant tourne avec si peu d'alcool. Emmick parle d'une voix posee et rassurante, -normal c'est un contrebassiste, mais on sent chez lui une magnanimite sans bornes. Nous en convenons que l'entertainer est le repere de notre societe actuelle. Je tente ensuite de jammer au sous-sol avec un joueur de blues mais l'ennui me vient vite. Paula Valdstein a envahi la piece. Elle a laisse des traces d'elle partout.

Alors lentement, d'une voix claire, je prononce a voix haute tres articulee, juste au-dessus du nouveau des conversations afin que tout le monde entende cette phrase typiquement americaine que moi, petit con de francais, je pensais ne jamais sortir: "Why can't a few beautiful people just not be talented?".

Deux paires de chaussures, quand on vient a New York. Deux paires de chaussures.

Monday, October 17, 2005

Just fancy!

Hey there, Charles-Baptiste

Post ludique à lire. La chute me fait penser à du Beigbeder.

Dis-toi que New York, c'est quand même plus fun que l'Indiana.

Ma première boîte, et on n'a pas trouvé meilleur mot pour traduire la notion d'entrappment, c'était à Indianapolis. La hype en moins et les quintaux en plus, sur les blondes.

That could be worse for you, my friend!

J'ai eu des nouvelles de Deb. Mail me.

Hugs

Thomas

Enlevement

Le MOMA. Vendredi 18h. Il pleut toujours des cordes, le sol est glissant, les espaces luisants. Je passe a travers les salles, victime d'un ennui incontrolable. J'essaie d'etre critique et me laisse aller a la plus grande des beauferies, la recherche de l'agreable. Je reste impassible devant les Picasso, sourit devant les Braque, m'emeut devant les Seurat, m'amuse de Duchamp, pense a Miles devant Pollock, ai la tete ailleurs devant Dali. Le sentiment est insupportable. J'evite l'etage du design, voyant qu'une jeune femme me plaisant s'y rend, et que je risque d'etre confronte a cette dure realite de la non-communication entre deux etres. Je reviendrai.

On m'attend a Nolita. Il est question que l'on se rende a un concert de Gary Lucas, invites par l'artiste que nous sommes. Son groupe s'appelle les Gods and Monsters, et c'est au Bowery Poety Club. La salle est a moitie vide, ou a moitie pleine, c'est selon, et Gary ressemble a Stevie Ray Vaughan avec son grand chapeau et sa degaine de baroudeur d'un ancien temps. Une grosse Black le rejoint bientot sur scene pour se masturber et hurler autour d'un echo hypnotique. Puis vient un jeune blondinet pour une reprise de Buckley, mais visiblement Gary n'a jamais bien vecu la mort de son ami, alors il semble conjurer le sort en massacrant la version executee. Enfin, le concert est d'une facture tout a fait excellente dans son ensemble et surtout, il n'y a qu'aux Etats-Unis qu'on entend ca.

Apres, on sort un peu sonnes et on se rend dans une boite de la 9eme rue, le Plan B, ironie du sort. Atmosphere hip-hop blanche. Beaucoup de blondasses et de grosses fesses, les filles sont dechainees mais extremement americaines. Dans la salle arriere, des college girls improvisent un strip a dollars-culotte. La scene est assez ridicule. On se rend au Nublu, ou un batteur un Rhodes et un Dj jouent comme si leur vie en dependait devant une projection de Maria Callas-like pin up enlevant de facon repetitive ses bas annees 50. Et on peut fumer. Quel delice, il est 5h.

Retour en metro. Lever 14h. Openmike d'un interet limite si ce n'est celui d'avoir l'impression tres etrange de se retrouver dans l'atelier creation d'un hopital psychiatrique sans Jack Nicholson. Je fuis la folie et cours vers le Village, mais je ne rejoins qu'un vaste shopping mall sans ame. A vomir. La fatigue me rend laconique.

Alors, je danse, je danse, je danse, je danse jusqu'a en perdre la tete, la collone vertebrale, et mon poing tendu vers le ciel indigo, jusqu'a oublier mon existence meme, les yeux dans les spotlights, pieds au plancher vernis, les oreilles chaudement violentees, au son des Rapture. Live au Tribeca Grand Hotel.

Apres, plus rien n'a d'interet.

Thursday, October 13, 2005

Good evening, my name is Charles-Baptist but I'm not really into religion, y'know

Les Americains aiment Paris Match Marie. "oh, it is a true story? It makes it so much more beautiful!" Evidemment, ils aiment le cote bete de foire, comme ils pourraient aimer la femme-jaguar exposee sur Broadway, mais ils semblent tout de meme aimer ma chanson, certains chantent deja le refrain.

Hier, au DTUT Coffee Shop, replique quasi-exacte du Central Perk, qu'y avait-il au menu? Pas grand'chose de qualite mais quelques personnages interessants. En vrac:

- Un nain qui jouait d'une guitare plus grande que lui, mais avec les cris du desespoir et une forme de candeur irresistible.
- Une jeune singer-songwriter accompagnee usuellement du batteur de Sheryl Crow et du bassiste de Suzanne Vega qui a rompu ses fiancailles la veille, le meme soir ou son meilleur ami a propose a sa petite amie le mariage.
- Two lads fron London England, part of The War Band, basically here on holidaiaiay, having fun playing.
- Un comique juif: "there was this christian guy in college always pissing me out, everytime i'd go into a room, i would get this whole bucket of water on the face, and he'd say haha it was holy water you've just been baptized. Damn Christians."
- Un chanteur de country borgne poussant des cris d'indiens, des signaux enfumes dans l'oeil. Keep an eye on him.
- Une Veronique Sanson locale et alcoolique et son David Crosby post-hippie -pathetique.
- Une typical Village-girl aux airs de femme de Jack Nicholson dans Shining, commencant toutes ses chansons par 'this song is called', genre femme battue par Eminem. Une chanson amusante toutefois: my best friend is a republican, but don't pray for me, it would make it worse
- Une exilee Russe, Tatiana, bottes caoutchouc et tee-shirt oranges, aux poesies gnan-gnan neo-romantiques, dans leur traduction anglaise
- Un Japonais avec une chanson en japonais au refrain anglais "Everyone wants to go to America" zouououou chteu ni j'aurais voulu comprendre les paroles tant il semblait sourire de facon ironique aux visages attendris (j'ai failli passer apres lui)
- Et pour la deuxieme fois de la semaine, le magnifique John Berger (prononcer Burger), le fat guy qui se sentait patriotique l'autre soir, qui nous a balance ses poemes confettis a la figure en hurlant qu'il voulait se faire sucer par de jeunes republicaines a sucettes a la canelle, manger de la pizza ruisselante de graisse pour se sentir fort et loseur a la fois, baiser une femme aussi grosse que lui mais moins intelligente, etc etc Grosse performance. Genialement subversif. Delicieusement de mauvais gout. Leader du mouvement anti-folk new-yorkais.

Et comme toujours, seen in the subway:
>"Empower Yourself to Protect Yourself." -en periode terroriste, tres judicieux.
>"Courtesy is contagious. Let it start with you." -ce qui veut dire que quand est seul, et qu'on prend deux places (pour etre politiquement correct), il faut se LEVER.
>"Drink energy, deliver more." -oui, oui, enfin, tout depend dans quelle direction.

A un ambassadeur emerite de l'anglophonie

Cher Jean-Maxime,

Votre intervention est extremement touchante et d'une grande qualite intellectuelle. La reflexion est logique, sans erreur philosophique, d'une grande curiosite a mon egard (ce qui me touche profondement de la part d'un ami de ma fraternelle), et d'une grande habilete en termes de reference et de metaphore.
Toutefois, voyez-vous, le purgatoire ne m'a jamais passionne. On pourrait dire que je n'ai pas encore atteint l'age du compromis, -ce qui en agace plus d'un, famille, amis, relations, ennemis de toutes sortes. Mais je comprends tout a fait votre opinion, celle d'une personne au bronzage de mode et non de travailleur, qui souleve de son corps d'Apollon les transats confortables de milliardaires en villegiature sur la plage du palace biaro du Palais (car telle etait, il me semble, votre activite estivale).
Je vous charrie amicalement, mais, comprenez-bien que je ne vous en veux aucunement, car votre post est l'un des meilleurs qui ait jamais eu place en ce lieu virtuel. Renouvellez vos interventions a tout moment, quand vous le desirerez.
Le principe de co-optation fait de vous aujourdhui l'un des notres.
Bienvenue.
Sincerement,

Charles-Baptiste

What if

What if hell existed ? then you would dream of being more confortable, and especially happier. You'd like to get everything that could bring you closer to heaven. You'dlike a cell phone to complain about your situation to a friend, you'd take drugs to forget why you're here, you would like to pass the time playing games or watchin' videos. You'd ask for Hell's director to know why you're here : "hey it's scandalous, i'm working more than 35 hours a day...". But nothing would change.

What if paradise existed ? everything abundant, everything gorgeous, everything white, everything would be what you want, what you wish. Nothing to reach, nothing to dream. You'd already be at the top. And nothing would change. You'd forever be the same.

What if you were alive ?

Hope. Don't be satisfied, except that you're on earth. Hope is the only thing you have here, and nowhere else.

jeanmaxime (ask zulma)

Wednesday, October 12, 2005

French Tuesdays suck

Bon, c'est decide, je commence ma tournee des Open Mikes de Manhattan.

Ce soir RDV au DTUT, samedi au Spark Cafe dans l'apres-midi et au Micky's Blue Room le soir, dimanche au Undergroound Lounge en debut de soiree, et au Village Underground un peu plus tard. Si vous etes par la. Sourires.

"Go to NY, and take NY, -that's the thing." Joe Strummer, je te suivrai. I promise.

Tu es l'amante religieuse
Indecente, -en enfer
Indifferente a Lucifer
Jusque dans les flammes allumeuse.

Tuesday, October 11, 2005

"Last night, she said..."

Merde, deja sept heures quinze! Le sign-up commence a 19h30 et je suis a au moins 40 blocks du club! Je fonce dans le subway conditionne, je tousse, je sue, j'arrive en bas d'Essex, je fais un block East sur Houston, je remonte les rues, je passe devant le Jap' a groupies de ce week-end et j'arrive au fameux Sidewalk Cafe. Fameux, je ne sais pas, mais fame, certainement.

Ce genre d'endroit, dans les livres, ca devait etre un endroit enfume a mort. Maintenant, c'est pareil, sauf que ce n'est pas enfume. Donc ce n'est pas pareil du tout. Enfin, je vais arreter de me plaindre.

Sans interet.

On m'a dit de demander Latch, un juif new-yorkais typique, chemise a fleurs cintree et lunettes a grosses branches noires. "In the back, hon'." - me repond la serveuse en jupe et bas rayes noir et blanc horizontalement. Latch est au fond, a une petite table, il pioche dans un panier et donne des petits papiers a chaque personne qui se presente devant lui. Parait qu'il y a un numero dessus, qui determine l'ordre de passage. Un numero entre 1 et 50. Si tu te tappes le 48, c'est a peu pres sur que tu vas passer a 1h30, quand y'aura plus personne dans le bar a part les Republicains. Alors, autant aller te coucher. Sauf que si tu vas te coucher, autant ne jamais revenir. Ouais, c'est ca, New York. Faut manger du cafard. Et devant moi, y'a peut-etre vingt musiciens qui attendent la queue basse leur petit numero pour faire leur grand. Ca tremble en bord de scene, le retour est impossible.

Je prends un verre au bar, c'est l'happy hour, alors j'ai droit a deux verres pour le prix d'un. Je suis tout seul au comptoir avec mes deux bieres, j'y trouve quelque chose de deprimant. Un gay sale et punk a cote de moi me sourit, en hochant sa tete a cheveux decolores. Je mate la serveuse, a qui il manque une dent et un visage.

Il y a de tout ce soir. Une hippie en robe a fleurs qui chante a genoux a cappella, un fat poet qui harangue la foule avec ses "I am a-beautiful, I am a genius, I am strong, I am American.", un pianiste a un bras ("Give him a hand!"- balance Latch dans la cabine), deux musiciens de la Nouvelle-Orleans a la recherche de Dieu, un chauffeur de subway qui feels patriotic tonite, un grand rabbin avec une guitare de 30 cm qui commence par "It's a beautiful country, I'm so glad we took it from the Indians." et qui finit par "And I'll do the same, with them Palestinians, put them all, in reservations.", il y a aussi un joueur de banjo qui bluesette un "it's a new york thang and if you dont get it well then go to hell", une joueuse de mandoline de 60 ans qui repete pendant un quart d'heure "i have to play" alors que personne ne l'y oblige, sauf peut-etre Jesus Christ who knows who she believes in y'know, quelques singer-songwriters du Village, des feministes aux longs cheveux blonds, un punk de 40 ans qui ressemble a un Sudaf, et un punk de 15 ans qui semble venir de Brooklyn avec sa guitare-jouet qui clignote, il y a aussi un Francais qui chante une seule chanson, sorte de recap des grands couples de l'Histoire ou il est question de Bush et Saddam a un moment, ca leur plait aux Ricains, ils applaudissent trois fois. La Trinite.

Et puis, a cote de moi, il y a Tara Lia. Elle semble etre jeune, probablement 17 ans, une sorte d'Italienne Americaine qui est venue avec sa maman ("but dont worry about my mom she's more like a friend"). Elle va jouer, bientot. Une chanson qui s'appelle Rebound Girl, un air teenage, quoi. Elle est un peu enveloppee, et comme beaucoup elle fait son petit complexe, mais elle a quelque chose d'extremement excitant, un cote country girl sortie du ranch en attente de depucellage en zone urbaine. Sa peau est tres pale, ses levres extremement delicates, d'une finesse rappellant l'elegance d'Audrey Hepburn. Quand elle les entrouvre, c'est pour faire sa belle: "I have some good connections actually, especially also because I usually go out in clubs, with celebrities and all, I come from Rhode Island you know, and I dont really have a band but I used to, my dad payed my musicians, but I thought they were all bastards, -and I swallow." OUi, parce qu'en fait, au bout d'un moment je n'ecoutais plus, je l'imaginais les fesses a l'air fouettee au lasso sur des bottes de foin. "Can I call you Frenchy?". "Not yet, dear."

Et puis Emma debarque. Elle me parle de Kundera, de son chat qu'elle veut appeller Jean-Michel, ou Jacques, oui, Jacques correspond plus a sa personnalite, essaie de m'expliquer pourquoi elle etait heureuse de me revoir la semaine passee, avec une theorie obscure sur les coincidences entre les grandes villes de l'Histoire, je ne comprends rien, mais je jubile, je sens bien que Tara, ca la fait chier qu'une autre fille ait debarque. Je suis rarement si orgueilleux, mais je peux sentir cet enervement coquet si terriblement feminin a ma droite, et cette prise de tete arty a ma gauche. C'est irresistible. Puis Emma est partie en me conseillant de passer la voir au coffee shop ou elle bosse, le sourire aux levres et les cheveux mouilles.

Tara Lia monte sur scene et joue. C'est pas terrible, elle sait a peine jouer de la guitare, une voix avec quelque chose, mais bon, le lasso a fait son effet dans ma tete, alors je sens que mon jugement est atteint. Elle revient, je ne lui fais aucun compliment et je lui dis que je vais partir. "Oh really? Are you coming back next Monday?" "well, if you're coming i'm coming". Latch passe et me balance un "Excellent stuff, Charlie, I wanna hear more, come back and I'll book ya." Tara dit a sa maman qu'elle va me walke out. Alors, elle part devant, m'attend. Je l'embrasse sur la joue. Elle rougit et fait: "Well, I'll see you next Monday." "You bet." elle se retourne, et ses boucles voltigent un instant dans l'air humide nocturne, j'ai l'impression d'avoir quarante ans, d'etre professeur d'histoire, de sortir avec une de mes eleves et de me refaire une jeunesse. J'ai toute la vie devant moi.

J'allume une cigarette et m'engouffre dans les lueurs de reverberes. Une biere et un bagel cream cheese negocie a un dollar chez le Chinois du coin me menent jusqu'a mon lit. Je m'endors, et je reve de grenouilles rouges avalant des cafards, tandis que Fred Neil en bande-son susurre; "The Water is Wide" avec sa voix de baryton a retourner les grands-meres dans leur tombe. Bizarre, cette ville, bizarre.

Monday, October 10, 2005

Kid in the riot

Les temps et les gens changent, encore plus quand on prend le temps de s'en rendre compte!

Sacré Charlie... Alors, ma petite feignasse préférée, tu bosses un peu ou c'est le Rotary Club là-bas aussi?

Bisou

Thomas

Ma place n'est pas ici

Houtch... hum. Oui, votre memoire m'est familiere, mais il faudra etre plus clair, la prochaine fois, hein, car mes lunettes ont leurs limites.

Columbus Day. Technicolor Summer remplace par Black&White Winter. La parade fait la fiere sur Fifth Avenue, le Supreme Court a recrute un Italien-Anericain new-yorkais aux airs de mafieu parmi ses neuf vieux, Lamborghini a investi Grand Central Station, l'heroine la drogue dure et fait toujours ses ravages chez les blacks artists du Lower East Side, les Runaway Brides evitent de prendre l'avion, certains gays deviennent heteros avec le temps, l'Amerique continue de faire de l'Histoire avec rien, et les lectures se multiplient comme des cafards dans les open house de buildings a peine cinquantenaires.

Pendant ce temps, VV des Kills sort d'un Japonais au coinde l'Avenue A et de la 14eme rue. Un groupie l'attend sous la pluie en fumant une cigarette Camel tiree d'un paquet francais achete en duty-free. Il lui parle d'un groupe qui s'appelle Nelson et dit au revoir.

J'ai donc trouve refuge dans l'enceinte rassurante de la New York Public Library. J'ai verse mes larmes sur les plaintes chics de Dorothy Parker, des melancolies debut de siecle de Keats et de Yeats, les pamphlets tragi-realistes de T.S.Eliot, les reflexions d'Ezra Pound et E.E.Cummings et puis j'ai eu ce frisson d'un amoureux spectral avec le "Lovers they knwew they were, but unkissed." de John Crowe Ransom et l'orgasme est venu avec le poeme de the Equilibrists "Would you ascend to Heaven and bodiless dwell / Or take your bodies honorless to Hell?".

Ouf, je me sens mieux, j'ai eu la classe un moment. Ce soir, j'affronte le Sidewalk Cafe, annonce comme le Shebeen new-yorkais du lundi soir. Certaines choses ne changeront jamais. J'aurais peut-etre du faire comme tout le monde, -rester a ma place. Mais c'est plus fort que moi. Safety aint my thing.

Houtch : le retour

de retour parmis vous jeunesse délirante

mister Charles est, il parait, aux states.

voilà que St Germain ne lui suffit plus

dommage notre recontre aurait été imminente petit homme frêle à lunettes.

à bientôt peut être

Sunday, October 09, 2005

Saturday, October 08, 2005

Une esquisse degueulasse

Elle est partie sous la pluie
Elle est partie sans parapluie
Comme dans les films americains
Apres une date et du bon vin... de Californie.

Elle est partie sans retour
Le long de la riviere, sans detour
Comme dans les films sur le Vietnam
Nord-Sud, elle prefere la bataille... de Gettysbourg.

Elle est partie sans son pull
Esperant arriver a l'heure pile
Comme dans les thrillers les plus noirs
Refusant une nuit blanche et un soir... a Seattle.

Elle est partie sans manteau
Elle m'a juste laisse un lasso
Comme dans les films de cowboy
J'ai l'impression d'etre un sex-toy... de l'Idaho.

Elle est partie sans son sac
Avec sans doute la tete en vrac
Comme dans les films de Woody Allen
Il y a toujours des gens qui s'aiment... a Central Park.

Elle est partie sans argent
Par le subway, -gagner du temps-
Comme dans les films d'Oliver Stone
J'ai pas les cornes, mais le chapeau... d'un gros Texan.

Elle est partie dans affaires
Pretextant d'autres choses a faire
Comme dans les films d'espionnage
Sa double-vie traversee a la nage... jusqu'a Vancouver.

Elle est partie sans son ame
Elle est partie dans faire de drame
Comme dans les films de la Nouvelle Vague
Pour prendre un bateau dans un port... pour Amsterdam.

She's a Hollywood girl, but she'll never make it there.

Read on the street

Against sexual harassment at Columbia University: "Consent is sexy".
In a shitty Deli: "Tips - please".
On a random phone cabin: "Thank you for chosing Verizon."
On a girl tee-shirt: "I make my own money."
In the subway: "If you see any strange behavior, call us."
In the subway: "Does my butt make this room look smaller?"

Ah, il faut s'y faire.

Friday, October 07, 2005

Everyday life in the Big Apple

Apres quelques jours d'ete indien, la pluie s'est enfin abattue sur la ville. Les New-Yorkais se pressent sous leurs parapluies au long de Broadway. Les protegent-ils des bombes? Celles-ci sont annoncees sous terre.

Peu importe. Hier, sur Allen Street, dans l'atmosphere brick&beer du Rockwood Music Hall, Noe Venable, sa guitare delicate, sa voix d'ange aux ailes lourdes n'avaient que faire des insectes menacants. Dans le quartier de Nolita, les fancy jeunes femmes font la queue a l'entree de night-clubs non enfumes. L'air est conditionne, -la marche aussi. A la va-vite.

Ce soir, je retrouve dans "mon" appartement de la 54eme rue une rencontre faite cet ete a Florence. Soiree 'remember what we did last summer'. Chianti et pasta pour le diner.

Cant do without Europe you know.

serieusement,

tu veux pas nous raconter plutot que de nous pondre des merdes comme ca?

Thursday, October 06, 2005

Ne remue pas le couteau dans la plaie, mes Weston ont ete subtilisees par des agents de la SNCF

I could tell it to my babe
I could tell it to my babe
I have another one
I could tell over the phone

But I won't I'm too shy
I don't want her to cry

I'm a bad boy
I'm a bad boy
I'm a bad boy
And a long way from home

I could tell it to my babe
I could tell it to my babe
I have another girl
I could tell her by email

But I won't I'm too shy
I don't want her to cry

I'm a bad boy
I'm a bad boy
I'm a bad boy
And a long way from home

I heard there's an island
In the middle of the ocean
Where men have two wives
Where men don't have two lives

I could tell it to my babe
I could tell it to my babe

I'm a bad boy
I'm a bad boy
I'm a bad boy
And a long way from home

Wednesday, October 05, 2005

"J'ai jamais rien vu d'aussi haut, d'aussi haut que New York USA"

Et oui, pas fastoche de payer de sa poche, dear Charlie!

Je plaisante. J'ai jamais su calculer les 15% réglementaires, là-bas. Tantôt un sourire. Tantôt les gros yeux. DiZLexIQue et nul en Ma7hema7i9ues!

J'espère que tu balades tes vintage Westons ailleurs que dowtown. Brooklyn is the place to be! Avec tous les OGM que tu vas avaler, n'oublie pas de jogger le long de l'Océan. Good for your slimmest tighs. Evite Harlem, surtout de nuit, we love you. Le campus de Columbia est sympa et on y fait d'intéressantes rencontres, for sur ;-)Près de Ground Zéro, tu trouveras ton méga "Moutons à 5 Pattes". Trust me, you won't be ripped off there. Il y a une île qui craint mais je sais plus son nom: Staten Island, je crois. But I might mix up.

J'ai mailé Deb.

Go get them, boy!

Thomas

Extraits

NO PARKING NO WALKING NO STAYING NO KIDDING

Paie-moi
Paie-moi
Si tu veux que je souris
Ou que je te remercie

Paie-moi
Paie-moi
Si tu veux je te benis
Jusqu'a ce que tu aies fini


-May I see your ID please?
-But cant you see I have grey hair and that I can drink at my age, since you can see on my fucking face that I am over 40?
-Sir, I am gonna ask you to leave.
-How old are you dear?
-20.
-And you are serving alcohol?
-Yeah, of course, and I have a gun at home.

Et qui a dit que personne ne fumait a NYC?

Tuesday, October 04, 2005

dIzleXIquE

Don't u worry about the American keys... C'est aussi facile que de ré-apprendre à se servir d'un clavier français... ;-)

Amuse-toi bien. And we'll start spreading the news.

Pensées transatlantiques.

Thomas

Monday, October 03, 2005

Le cercle de Colomb

Alors voila, je posterai quand je saurai ecrire avec un clavier americain.

Mais bon, apres 32heures de veille, 2 heures de sommeil, 9 heures de veille et neuf heures de sommeil, je suis arrive a Central Park.

Tant que j'ai mon banc, hein.