Tuesday, September 27, 2005

Hautes pressions subtropicales et feuilles mortes diverses...message abscons

(je crois que) ça ne peut être que bien tout ça. Reste que je vais me sentir bien seule mains froissées dans le paletôt et pieds dans la gadoue. avec qui, hein, vais-je pouvoir discuter de la sexualité sourde de nos chateaubriand et autres james dean? merde.

allez, une petite dernière...elle eau elle e (la drogue) thé ah...70 euros aussi tu crois qu'il charge le fourbe? Bah!

"Autumn in new york
Why does it seem so inviting
Autumn in new york
It spells the thrill of first-nighting

Glittering crowds and shimmering clouds
In canyons of steel
They’re making me feel - I’m home

It’s autumn in new york
That brings the promise of new love
Autumn in new york
Is often mingled with pain

Dreamers with empty hands
They sigh for exotic lands

It’s autumn in new york
It’s good to live it again
..."

A tout de suite...

With love from russia.
Moi.

PS : prends des photos, pour une fois...

Saturday, September 24, 2005

Les derniers rendez-vous que je puis vous offrir mes chéri(e)s

Je suis évidemment très embêté, car j'ai (j'avais?) beaucoup de monde à voir avant mon départ pour NYC le 1er octobre... Or j'ai attrapé une rhino-pharyngite carabinée qui n'a pas cessé depuis lundi, et qui m'a interdit toute sortie, tout contact avec l'extérieur. Alors voilà, si vous le voulez bien, voici les deux derniers rendez-vous que je peux vous donner, et auxquels je serais ravi de vous voir:

- Mercredi aux Têtes Brûlées à 22h pour mon dernier concert sur paris avant janvier 2006. (j'aime beaucoup cette formulation, hum, hum) Je serai accompagné de mon guitariste Krev8, avec nous ne nous sommes pas produits en France (non mais c'est vraiment trop la classe franchement) depuis janvier 2005! Je pense qu'il ne faut pas manquer ça, ce sera très... énergique et émouvant. Voilà.

- Samedi entre 11h00 et 12h00 devant la salle d'embarquement du vol AF6 Roissy-John Kennedy. Ce sera l'occasion pour toute personne le désirant de venir me faire un cadeau d'adieu, m'embrasser comme si c'était la fin du monde, me mettre une claque bien sonnée, me coller la honte, me proposer un coit rapide dans les toilettes internationales, m'insulter en utilisant le mot fuck à toutes les phrases, glisser secrètement dans mes bagages de la drogue pour que je sois interdit de territoire, m'apporter un pull parce qu'il parait que l'hiver là-bas c'est autre chose, me chanter une chanson, etc etc.

Wednesday, September 21, 2005

Clochard terrestre

La tête pleine d'hallucinations diverses, la fièvre au corps, la laideur dans l'âme, les yeux aveuglés par toute source lumineuse, j'erre dans Paris, couvert de 3 pulls d'hiver et de deux hauts-le-corps. La grippe m'a attrapé et couche avec moi depuis deux nuits, -elle me rend fou. Impossible de vaquer à quelconque occupation musicale, amoureuse ou éthylique: il n'y a qu'à attendre.

Et ce soir, je ne pourrai pas sourire au 3, rue de l'ancienne comédie pour remercier le III et partager avec mes amis les dernières heures de ce lieu plein d'âme. Mais c'est comme si mon corps disait: "Remercie-moidéjà de t'avoir fait tenir jusque-là". Alors je ferme ma gueule et mon téléphone; et je broie du noir seul en regardant le plafond blanc effectuer ses passionnants remous.

Sunday, September 18, 2005

Our daily tragedies

Nous sommes des corps impatients. Pas d'attente possible. C'est une histoire de crainte, tout ça. Une crainte de l'âme grise. La volonté instinctive de quête du bonheur, peu importe le chemin. Que ce soit par les caves si la vie nous promet une remontée à la surface. Mais pour l'instant rien de tout cela. Ici, pas d'inondations. Donc aucune raison d'aller voir s'il y a de la lumière, là-haut.

Impatients, les corps attendent pourtant leur place à l'étage supérieur, sur la chaussée, à sens unique et sans retour, passage obligé vers l'Eden. Pourvu qu'il y ait un arc-en-ciel, pour le tableau, histoire de se dire que les compromis ont parfois quelque chose de grandiose.

Saturday, September 17, 2005

Monk alone

Thelonious Monk a cet art de ne jamais permettre l'ennui chez ses auditeurs. La retenue avec laquelle il construit ses mélodies, sans aucune grandiloquence, avec pour unique appétit celui d'un enfant de sept ans qui n'aurait jamais entendu d'autre langage que celui d'un piano depuis sa naissance, fascine jusqu'à la béatitude. Les décalages qu'il introduit entre les rythmes de conservatoire laissent à penser qu'une autre forme de communication nait à chaque silence.

Monk est un moine qui a réussi à pénétrer le temple et nous en parle avec des mots pour lesquels il n'existe aucun dictionnaire. Tout comme l'on peut rester en extase devant des paroles d'étrangers dont on ne connait pas la langue mais dont on saisit quelques sentiments par les inflexions mystérieuses qu'ils utilisent, Monk nous pose des devinettes rapportées d'une bibliothèque ensevelie. Ironique, ce thème au titre séduisant: "Nice work if you can get it". Provocateur: "Everything happens to me". Universel: "I love you sweetheart of all my dreams". Réaliste: "Darn that dream". Disciple: "I'm confessin". Désinvolte: "I should care". Humain: "I surrender dear".

Thelonious est tellurique. Moîse a séparé les mers, Monk a ouvert la Terre, -deuxième étape de l'ascension, pour qui a trouvé les clés du temple sans horaires fixes. Car Monk en solo piano n'est jamais seul.

"What need have I for this, what need have I for that, I am dancing at the feet of my lord, all is bliss, all is bliss." Laissez-moi les clés, s'il vous plait.

Mysticisme nocturne

Le corps est un temple.

Et, malgré tout, (une des raisons pour lesquelles la religion ne me séduit plus guère...) tous les temples ont des horaires fixes.

Le problème, c'est que je ne suis pas toujours ponctuel.

Thursday, September 15, 2005

Euuuuuuuuh, tu m'expliques?

Tu as du oublier de mettre un lien sur "ici" renvoyant à un tableau date nom conclusion sur dix. ou alors le titre de ton dernier post est erroné ou alors pire t'es déprimé mon gars. parce que les battements de cils, j'ai vu mieux comme NEWS BAISE.

Je suis déçue. très déçue. je n'y crois pas moi à ton histoire charlibi ne baise plus.

Allez, on compte sur toi.

L'autre marie, moi quoi.

ps : félicitations pour le reste.

Monday, September 12, 2005

Les News baises sont ici

[les News concerts sont plus bas]

C'est vrai que cela fait plus d'un mois maintenant que le désert ensevelit peu à peu les quelques oasis que j'avais réussi à conquérir. L'eau coulait à flots, et les palmeraies fournissaient un repos des plus rares. Les animaux domestiqués y jouaient à loisir et le soleil brillait sans être désagréable. Et puis, l'Ennui s'est installé. Le calme m'a fatigué, j'ai eu besoin de quelques voyages. Alors, je suis parti. J'ai fait quelques haltes, mais jamais très longues. Sur un banc, sur un siège peu confortable, à l'angle d'un comptoir, dans des toilettes, dans mes oniries diurnes. Je n'ai pas toujours choisi. Mais là, je vais m'arrêter un plus longtemps.

Je veux traverser l'Atlantique, aller voir ce que cette Terre promise et rêvée me réserve. Si le fait que 75% des New-Yorkaises soient célibataires est un atout pour un jeune Français ou un désespoir latent. Si le fait que les nuits soient plus longues là-bas aide ou empêche toute érection. Sourires. Si le fait que le vin s'y boive avec glaçons rafraîchit l'atmosphère ou le rend buvable quand il vient de Californie. Si les Strokes se regardent d'en bas des buildings ou si cela les amuse de descendre voir ce qu'il se passe au Niveau Zero. Si Central Park en automne est ravissant comme dans un film de Woody Allen ou une simple réplique idéalisée d'un mauvaise série qui dura neuf ans, basée sur les aventures de six amis stéréotypés. Si le CBGB est vraiment non-fumeur, si la 52ème rue est toujours victime d'actes racistes, si le Studio 54 a été remplacé par des endroits plus dingues encore, si la France est encore perçue comme un pays de jeunes dragueurs en béret et en Weston (d'ailleurs égarées ce week-end dans un train de province, damn it!) glissant des mots d'amours incompréhensibles mais doux même quand ils ne le sont pas aux oreilles de femmes sophistiquées.

Je veux traverser l'Atlantique, voir ce qu'il y a de l'autre côté de l'Océan. Toucher le sol, lécher le sel et humer le sale. Dans un battement de cils.

Friday, September 09, 2005

elle a raison mary

qu'est-ce qu'il est chiant ton blog depuis que tu baises plus....

Sunday, September 04, 2005

Les raisons d'un absentéisme - NEWS

Charles-Baptiste vient d'enregistrer une demo produite, mixée et mastérisée par Sourya.

Sept chansons sont déjà dans la boîte:
- Les Etats d'Ame
- C'est qui, c'est quoi?
- Anna (Après une lecture de Marguerite Duras)
- Paris Match Marie
- Lady Lydie III
- Ophélie (L'enfer, c'est les autres)
- Nous mourrons sous les bombes

Des concerts sont également bookés pour septembre avant le départ de Charles-Baptiste pour un séjour de trois mois à New York à partir du 1er octobre.

Notamment:
- 8 septembre au Shebeen Clandestine Bar 16, rue du pot de fer 5e
- 15 septembre au Shebeen Clandestine Bar 16, rue du pot de fer 5e
- 28 septembre aux Têtes Brûlées 21, rue de Turbigo 2e


A très bientôt,

La rédaction.

Les maquilleuses n'y feront rien

Le maquillage a cet attrait admirable de pouvoir rendre désirables les femmes sans qu'on n'ait plus aucune envie de les toucher.

Les maquilleuses n'y feront rien
Je suis fatigué
J'ai le teint gris d'avoir trop fumé
J'ai le teint gris d'avoir trop bu
Et des sourcils qui n'en sont plus

Les maquilleuses n'y feront rien
Je suis crevé
J'ai les lèvres creusées d'avoir trop embrassé
J'ai les lèvres abimées d'avoir trop appelé
Et des cernes encadrent mon nez

Les maquilleuses n'y feront rien
Si ce n'est me redonner ce sourire
Que j'avais alors, quand j'étais bien
Le dernier sourire du souvenir

Les maquilleuses n'y feront rien
Je suis foutu
J'ai les yeux baissés d'avoir trop vu
J'ai des yeux plissés d'avoir trop voulu
Et plus d'artifices pour m'affoller

Les maquilleuses n'y feront rien
Si ce n'est me redonner ce sourire
Que j'avais alors quand j'étais bien
Le dernier sourire du souvenir

Ni même les coiffeuses elles non plus
Ni même les meilleurs chirurgiens
J'ai l'humeur affreuse, je n'en peux plus
Plus aucun miroir ne me retient

Les maquilleuses n'y feront rien
Si ce n'est me redonner ce sourire
Que j'avais alors quand j'étais bien
Le dernier sourire... avant de mourir.