Monday, August 29, 2005

warning

don't talk to charlibi when he is on maximator.

Monday, August 22, 2005

Is that the exit door?

Jean et Edouard menacent de se faire la malle. On a étriqué leur vie. On la gicle à la va vite. Sans style. Ca fait tâche. Non, non et non!

thomas.

Problème

Edouard est très pressé, parce qu'il est en retard au boulot. Déjà 10h30! Sauf qu'il est coincé dans l'ascenseur entre le troisième et le deuxième étage. Furax, les dessous de bras et les manchettes humides, sa solution est, comment dire, bloquée.

Et Jean, en RTT, descend les escaliers le casque sur les oreilles. "I love you babe and if it's quite alright..." Il n'entend donc pas les appels d'Edouard.

Pour ma part, je suis au rez-de-chaussée en train de les attendre en regardant ma montre. J'étais en avance, moi! Ne vous inquiétez pas pour eux, ce n'est pas votre rôle, c'est le mien. Ils ne devraient pas tarder de toute façon.

Sunday, August 21, 2005

Jean et Edouard sont attendus à la caisse.

t.

Wednesday, August 17, 2005

Sans inspiration aucune

Ton histoire parallèle, c'est une très bonne idée, ça donne un fil conducteur à ton blog.
Perso, ça m'excite plus que les résumés de tes soirées, parce que même avec des anecdotes croustillantes, ça ne vaut en rien un sursaut de créativité, baigné dans du Pierre, du Paul et du Edouard... Donc je t'encourage à continuer sur la voie, creuse Robinson, creuse, ça avance...

Rien à voir, c'est l'évocation de la Seine, mais ce post m'a fait penser à une célèbre phrase de ChiChi, Chirac quoi, l'épouvantail qui nous sert de président, "Rendez-vous avec moi dans 5 ans pour traverser la Seine à la nage"... C'était à l'époque où il etait maire de Paris, ou en passe de le devenir... On attend toujours...

Bon c'est tout, par contre je suis désolé j'espère que tu ne m'en voudras pas, mais je gliss mon blog en guise de signature, qui bien entendu ne peut prétendre rivaliser avec le blog de masterblog Charlibi..

rechi.blogspot.com

Pour ceux qui suivent l'histoire "parallèle": la suite!

La Seine a un truc en plus par rapport à la Marne, ce sont les Parisiens. Sauf que les Parisiens sont ennuyeux. Ils sont figés dans leur image qui court à deux cent à l’heure en fond d’écran Apple, vers ce énième rendez-vous d’affaires sérieuses, dans un univers où ils sont les meilleurs et où il est important d’avoir un avis sur tout. Ou ils ont un rendez-vous galant, une maîtresse à baiser, une Américaine à agenouiller, une danse à ne pas partager. Les Parisiens ont des objectifs. Ils ne sont pas dans le mien. Ils ont trop passionné tous, en France et dans le reste du monde. Ils ont trop passionné les Parisiens eux-mêmes, rive gauche comme rive droite. Les gens attendent quelque chose de nouveau, le pont vers la Cité d’Or, un nouveau Lutèce, quoi. Sauf que les mégots bouchent les égouts. Patience, la Seine m’intéressera quand elle débordera.

Dimanche après-midi, je marche calmement le long d’une Marne paisible comme en rêve, tirant une cigarette Camel tirée d’un paquet de dix acheté à Berlin la semaine dernière. Il y a un peu de soleil, mais les couleurs ne sont pas très contrastées. Je n’arrive pas à trouver un nom de peintre quelconque qui pourrait avoir voulu restituer cet endroit sur toile. Sur l’autre rive, en sens inverse de ma direction, approche pourtant une personne, une sorte de jogger, en survêtement gris années 80, et au visage rouge, exténué, prêt de s’effondrer. Elle semble se déplacer par pseudopode, avançant chaque partie de son corps dans un effort continu pour lui faire rejoindre le corps lui-même. Y a-t-il un sexe à cette personne ? Peut-on lui donner un nom ? Si cette personne portait des écouteurs, je pourrais dire avec une presque certitude que c’est Jean. Mais non, pas d’écouteurs. Sauf que. Le visage de cette personne est rougi, et ne semble pas respirer un bonheur incommensurable, qui plus est féminin, mais plutôt bel et bien souffrir un calvaire sans précédent, sans religion, si ce n’est celle de la Chute, sans idée d’un monde meilleur, les yeux blanc-jauni comme un mur d’appartement laissé à l’abandon par un fumeur de Havanes ! Si cette personne n’est pas heureuse, donc, et qu’elle ne porte pas d’écouteurs… que son survêtement est gris années 80… mais alors c’est… non…

Pas de doute, c’est bien Jean.

Tuesday, August 16, 2005

Entre la campagne et la ville, c'est le jour et la nuit.

Les masques tombent au petit matin et les cernes apparaissent. Rien de tel qu'une coupe de champagne pour retrouver l'ivresse du souvenir sans sa mélancolie. Les producteurs de champagne sont donc bien des producteurs de félicité.

Je reviens d'un envol vers de belles paroles. Il y avait une chaleur sèche et légère, dans laquelle on pouvait à loisir enlever deux boutons à sa chemise, et respirer dans des chaussures italiennes en ne cherchant à séduire que la nature. Les montagnes se déplaçaient spontanément devant moi et je lachais quelques clins d'oeil au soleil.

Puis un enfant au visage d'ange, descendu d'une voûte d'église baroque s'est approché de moi et a demandé à enrouler ses bras autour de mon cou pour me murmurer à l'oreille: "Charles-Baptiste, voudrais-tu être mon marin?" Ce à quoi, le regardant dans les yeux, je répondis: "Je n'ai ni voilier ni yacht, même si je cours les mers, mais je veux bien bien être ton parrain."

Deuxième instinct de paternité. Je cherche une Vierge. Pour le jour et la nuit.

Tuesday, August 09, 2005

La suite

Ah, une lumière s’est allumée au cinquième étage. Il est pourtant quatre heures du matin, et tout est calme dans les murs de l’immeuble central de la place de la Libération à Courchebel sur Marne. Les enfants dorment et font des rêves de marchands de béton brûlant pour baignoires au fond de la Seine. Les couples sont lassés d’avoir fait l’amour devant des pornos soft téléchargés sur des PC vendus 1.000 euros chez Carrefour. Les RMIstes se font un plaisir de pouvoir faire partie des 10% de la population non-active les yeux fermés. Les joggings sont foncedés et les chaînes Tony Montana rangées dans leur boîte The World Is Yours.

Oui, la lumière est allumée depuis quelques minutes au cinquième étage. Le troisième joint n’a pas fait son effet. Putain, ce shit est vraiment dégueulasse. Edouard, le shit ça le rend un peu parano en fait. Normalement, ça le fait dormir, mais depuis cette histoire de Dior Salope! , Edouard calcule, Edouard mesure, Edouard étudie, Edouard analyse, Edouard se rend des rapports, Edouard multiplie les accords, Edouard additionne les décors, vif – au premier abord. Edouard s’enlise. Il faut trouver un sponsor. Mais merde, il est tard, alors Edouard se gratte le haut de la nuque en pensant à la gueule du patron demain, quand il arrivera les yeux plein de cernes, l’œil vif uniquement au premier abord. Putain, demain, il y en aura encore, des salopes. Auront-elles des jupes courtes ou des jeans moulants ? Des décolletés à mourir ou des hauts-le-corps séduisants ? Il s’en passe des choses dans le boxer CK One offert à l’achat du parfum… Un kleenex triple épaisseur et en finir. Le sommeil n’en viendra que plus facilement.



Juste au dessus, Jean s’est endormi le casque sur les oreilles, Boogie Nights en boucle. A la fenêtre, on peut voir que la télévision est encore allumée. Qu’y avait-il ce soir ? Ah oui, « Les plus grands tubes disco du millénaire » présenté par Alain-Michel Rupier. Jean a réalisé un tiercé gagnant sur le Top 3. La glace vanille-framboise était bonne, quoique un peu light. Le médecin a dit de ne pas trop en prendre, seulement le week-end. Jean a un peu anticipé, on est vendredi soir. Mais fallait fêter l’arrivée du week-end.
La respiration est détendue, articulée de quelques gaz perdus dans l’antre. Des gaz somnifères en quelque sorte. Bourré à la matière grasse. Burp. A cette heure, la télévision doit passer "Chasse et Pêche en Massif Central" et le gazouillement d’oiseaux bucoliques se mêlant aux aboiements de chiens et chiennes fidèles ne parviendra jamais aux oreilles de Jeannot. Sauf que personne ne l’a appelé Jeannot depuis son indigestion en quatrième pour l’anniversaire de ses treize ans : « Mange, mon Jeannot, tout le gateau est pour toi, allez mange, ça te fait plaisir, hein, allez c’est ton anniversaire, ne pense pas à ta note d’EPS d’hier, dis-toi que ta maman est là et que elle veut bien prendre soin de son petit Jeannot, hein mon Jeannot allez mange… mais ne dis pas à ton nouveau papa que… » Ouf, il ne s’est pas réveillé. God save the disco queens.

Un cadavre échoué sur une plage d'Italie, mais pas si exquis

A F.

Tu es venue comme ci
Et tu repars comme ça
Tu es venue comme si
Tu allais changer le monde
Tu es venue comme saltimbanque
M'amuser pendant quelques secondes
Et la glace fond en Antarctique
Et les courants se font critiques
Pour t'emporter dans leurs serres
Mes plantes en crèvent de ce désert.

Tu es venue comme un silence
Au beau milieu de mes vacarmes
Tu es venue comme une avance
Sans un retour, -si ce n'est celui de la flamme.

Tu es venue comme ci
Et tu repars comme ça
Tu es venue comme si
Tu allais changer de vie
Tu es venue comme salve
Dans un aéroport au paradis
Mais chez Dante tu préfères
Les chapitres sur l'Enfer
J'avais pourtant laissé tout espoir
Mais tu es entrée dans ma vie.

Et à présent dans le miroir
Mes lèvres plus jamais ne sourient.

Monday, August 08, 2005

Perdition ?

Dior Salope.
DS.

Bon concept.

Avec tout mon soutient,

Miss Dirty Martini.

Sunday, August 07, 2005

Death of a salesman

Réveil. Demain il fera jour.

Mémoires d'hier dans le fond d'une Ricorée tiède. Un sourire énorme aux lèvres. C'était bien, c'était beau comme en rêve ou dans un clip de rock indépendant. Jean le gros aurait aimé. Mais c'est vrai qu'il n'y avait pas de disco. Mais je sais qu'il aurait aimé. Enfin, ça m'aurait fait rire de le voir se trémousser sur "Like a Virgin" (la blague du DJ apparemment... que j'ai prise au premier degré) en face de la blonde, là, celle qui aimait faire la conne en hurlant et en levant les mains au ciel comme si sa silhouette en dépendait, -et non sa vie. Et puis, je pense aussi qu'il n'aurait rien compris. Parce qu'un microcosme comme celui-là, putain pour l'intégrer quelle galère. Déjà personne ne lui aurait dit bonsoir.

Et aurait-il pu seulement pénétrer dans l'étroite enceinte? Non. Pénétrer n'a jamais été son truc.

Edouard, quant à lui, se serait fait éclater la tronche. Sans doute tout le monde aurait commandé au bar en son nom. Et hypocrite et faible comme je ne le connais pas mais l'imagine et le sais avec cette certitude de ceux qui divisent le monde en catégories, il se serait exécuté déréchef un pincement aux lèvres, mais un rire feint et faux dans la gorge, la carte Banque Populaire Compte Courant qui souffre dans les mains, -la Carte Premier, c'est pas en étant vendeur chez Dior qu'on l'a, parce qu'on a beau être vendeur chez Dior, on reste un vendeur, cette forme de surface lisse sur laquelle le client aime se regarder. Pauvres Bowen.

Mais Edouard n'était pas là. Parce que ce matin il voulait se lever tôt pour pouvoir travailler sur une nouvelle marque Dior - Dior Salope. Des kilomètres de fringues provoc' bardées de Salope! ! En strass, en paillettes, en cuir blanc et rouge, en doré, en partenariat avec New Colors of Vuitton, etc. Salope avec le O prêt à gober le P... oh c'est bon ça.

Dior Salope! Putain, Edouard tu l'as ton concept.

Saturday, August 06, 2005

Pensée du jour

Je ne suis jamais encore sorti avec une femme dont j'aie trouvé la main assez belle pour la lui demander.

Friday, August 05, 2005

Obsédé Textuel

I think the original version goes pretty much like this...

Hum-Hum-Hum

If you listen you can hear it call wail-a-ree
There is a river called the river of no return
Sometimes it's peaceful and sometimes wild and free

Love is a trav'ler on the river of no return
Swept on forever to be lost in the stromy sea
Wail-a-ree I can hear the river call
No return, no return, no return, no return
Wail-a-ree

I can hear my lover call "come to me"
I lost my love on the river
And forever my heart will yearn

Gone, gone forever down the river of no return
Wail-a-ree, wail-a-ree, wail-a-ree
It'll never return to me
No return, no return


;-)

Wednesday, August 03, 2005

"There's a [RER] of no return..."

Jean est gros. Pas vraiment obèse, mais très complexé. Sa vie n'est pas facile, articulée à grosses gouttes autour d'un emploi du temps délicat, fait de gymnastique tonique, de boissons énergétiques, et de fruits et légumes sans saveur. En outre, il a arrêté de fumer, parce que selon lui "cela faisait fuir les filles". Tous les soirs, il prend le RER A de 19h40 à Châtelet pour rejoindre une banlieue couleur eau minérale Hépar dans l'Est parisien. Bien qu'il accuse une bonne trentaine d'années, l'acné ne l'a jamais quitté, envahissant ses joues avec volonté d'hégémonie.

Mais aujourd'hui Jean va bien. Parce qu'il a acheté un IPod. Et qu'il peut écouter à volume très élevé de la disco. Et là, Jean se sent bien, Jean se sent beau.

Dans ce même RER, Edouard, jeune vendeur pour Dior Homme, pieds fatigués dans ses étroites Bowen, le costume ceintré d'Italien puceau à 20 ans, se dit que putain des culs à Paris y'en a. Et qu'il va s'en tapper, pas comme ce mec qui est là, le gros avec ses écouteurs vrombissants comme un vibro-masseur. Parce que lui il va devenir Directeur Artistique de la ligne Dior Homme, il le sent, c'est ça son truc, niquer les gens. Il en veut.

Sauf que Edouard n'a pas d'Ipod. Et qu'en ce moment, Edouard ne se sent pas bien, Edouard ne se sent pas beau.