Monday, June 13, 2005

Viva Italia!

Au bout d'un couloir sombre, une fenêtre ouverte sur le zinc. Les cieux nous attendent, et les étoiles nous sourient. Huit fois. One two three four five six seven eight: LOVE. La brise est légère, mais il faut rompre avec la ville. Débranchez les téléphones. Jetez-les dans les caniveaux. Et embrassez-la. La vie, aussi. Et oui, à la chute de Babel - quel délice que de goûter à toutes ces langues.

Il y avait du soleil samedi après-midi. Un soleil tendre, qui donnait presque envie de ne pas voir la nuit arriver. Sommeil irrégulier, et perte de notion du temps. Dormir trois heures et vivre de nouveau. Il y en a eu des câlins. Et des confidences. Et des baisers confettis. Et juste ce qu'il faut de décadence.

C'était bien. Rendez-vous au Pont de l'Alma, mais peu importe l'endroit. Nous sommes autre part. Nous sommes D'autre part. Du monde et hors du monde, couple hors temps sans orties. De l'innocence à ne pas vouloir grandir. La douce rassurante et le torturé aux sourires. "Je t'aime bien, toi". ça pue l'adolescence comme si ça n'avait pas pris de douche depuis trois jours. Mmmmm... molto bene.

Sur le Ponte Vecchio nous boirons
Quelques verres de Chianti
Et en fourgon postal nous irons
Distribuer l'amour et la vie.

Sous des peupliers sans racines
Sur des collines sans personne
Nos caresses seront coquines
Evoquant Venise comme Verone.

C'est à toi, tel devant ma mère
Que je dirai le Notre Père
Qui à ce jour pourtant sans pain

A redonné espoir à l'âme
Qui nous rêve, nus en Toscane,
Avec l'ivresse qui vient sans vin.