Wednesday, June 29, 2005

She's just a girl

C'est juste.

Et c'est tout à fait étrange, car c'est ce désir hier soir de dire les choses sans s'énerver, cette volonté de rêvasser en mélodies sans Nelson, de chanter mes propres mots tout habillés qui m'a fait prendre conscience de cela. Un élan de romantisme pour tendre vers une forme de mysoginie pour laquelle on ne peut pas m'en vouloir.

Ce retour d'une égérie de l'adolescence jamais acquise, venue fort heureusement sans sa boite à lettres d'amour -les miennes-, alors idéalisée, s'est finalement inscrite dans cette réalité de tous les jours, celle de la femme moins désirée. Et puis, il y avait aussi cette fille pas facile d'accès avant, et qui hier me faisait les yeux doux. Et puis, je ne sais plus. Si, il y avait aussi VV, qui n'est en fait qu'une petite fille, rien à voir avec la furie sexuelle qu'avait pu m'évoquer sa musique. A se lover dans les bras d'un type assez banal, petite culotte en coton sortant d'un jean gap. Etrange. Après, j'ai été entouré de deux filles particulièrement voluptueuses, qui se surnomment les Fucking Groupies. L'une d'elles m'annonce en passant sa langue entre ses dents toutes les deux secondes, et avec un accent snob à souhait: "J'ai quitté Clermont pour venir enfin baiser du rockeur" Ce à quoi je rétorque, fier et débile à la fois, il faut l'admettre: "Dommage, je suis chanteur de variétés." A une prochaine. She's just a girl.

Et puis, vaguement aujourd'hui au réveil embué, une image de chaleur et de nudité, le rappel d'il y a deux jours.

She was NOT just a girl. She was a girl for the summer.