Saturday, June 04, 2005

Le refus de l'impératif sommeil catégorique

Le sommeil n'a plus aucun intérêt. Avant, il y avait des rêves. Maintenant, il n'y a plus que des trous, noirs, même pas troublants. Parfois des tourbillons de mots, sans aucune volonté d'être fixés. Il n'y a plus que du demi-sommeil quand je suis éveillé. Et des abîmes quand je dors. Dans lesquelles je plonge comme dans un océan sans vagues. Parfois, des lames de fond. Fini le surf! Place aux remous.

Il me faut du repos. Pas l'Eternel, car j'ai toujours préféré l'éphémère. L'Eternel est trop ennuyeux. Comme le jour. Et l'Ennui, merde, c'est la lutte. Même pas finale. Il me faut du repos, simple, et simplement. Marcher dans une forêt improbable et dantesque, jusqu'à parvenir à cet endroit où l'espérance n'existe plus, parce qu'il n'y a que du vrai. Deux corps nus couchés sur une herbe folle, en feu, pourquoi pas Brad, mais laissez-moi au moins la rosée... pour l'image. Sourires de langues entrelacées. Et cette langueur. Celle de la mélancolie apaisante. Dans les petites annonces, on cherche des balades sur la plage avec discussions et plus si affinités. Dans ce post, il n'y a pas d'annonce. Mais une annonciation.

Un post-scriptum: Brad refuse d'être n'importe qui. Mais non à la démocratie ici.
Un autre: oui, il faut quand même aller écouter la toute première démo à la mode de Brooklyn sur www.aboutbrooklyn.com .


Et le naturel tue. Ou fait vivre. C'est selon.