Thursday, June 02, 2005

Du vrai en vrac avant ce soir au Shebeen

Une sex-machine intelligente passe me chercher en taxi. Direction l'Etage. Nouveau lieu de concerts un peu huppé pour soirée guest-list en l'honneur d'une marque de tee-shirts au nom ironique "NOT on the guest-list". Sauf que ce soir mon nom est marqué sur deux listes. Fin pique-assiettes prêt à disserter sur Picasso. Lieu de concerts d'autant plus ironique que les concerts ont été annulés car les balances dans l'après-midi ont gêné les voisins... Neimo étant un groupe bien trop bruyant, au guitariste bien trop chevelu, au chanteur bien trop sexually-attractive et au claviériste bien trop faible pour pouvor supporter plus de deux shots de whisky ("je t'assure mec d'ahabitude je tiens mieux" ça va ça va on connait -rires). De la red Bavaria à 7°9. Des verres qui tombent et se brisent. Une Allemande du nom de Julia posant pour un photographe effervescent et maladroit. Un décolleté déroutant. Deux pêtasses en chasse sur ma gauche. Barrons-nous.

Direction la Palette. Une bouteille de rouge, sympa, un peu fruitée, en Bourgogne, bien fraîche et un peu jeune: "Du Brouilly!". Le passé dans un verre. Des dialogues à la Michel Audiard. Direction Bar Three. Oh, merde. Rock des amis. Tourbillons. Dérives. Conversations éthyliques. Gin tonic, sur Gin Tonic. Bouffées de chaleur aux toilettes. Frissons sur le seuil. Des baisers. Des caresses. Inquiétudes. Je ne sais plus. Un peu de pervers aussi. Et puis, la fragile et jolie Daria. Qui est mal. Evidemment! La plupart des gens qui viennent ici sont là pour échapper, s'échapper, éventuellement choper. Mais c'est un accessoire. Un incident de parcours. Fermetures. Ouvertures. Courants d'air. JB qui m'explique "TU es rock'n'roll. JE suis punk." Et d'évoquer Bad Religion comme référence... Dubitatif. Fuck it, fake it, I am NOT going to Norway. Mais il est bien ce type. Vraiment. Je l'aime beaucoup. Portes qui claquent. "Let there be love" tournant sur la platine, moi post-adolescent qui ne s'est jamais frotté sur un lit en écoutant Oasis quand j'étais teen. "Let there be love", juste pour me rappeler que je suis un Romantique. "Let there be love", pour que j'en donne un peu ce soir. "Let there be love", parce qu'on ne prévoit pas toujours que les choses se reproduisent. Un baiser est si vite arrivé. Et si vite revenu.

A ce soir.