Wednesday, May 25, 2005

I want my clothes back

Ma spécialité: égarer mes vêtements. Dans un après-concert après déshabillage, dans un après-amour après rhabillage, dans un après-beuverie après réveil. Ainsi, d'un pull en cachemire Old England au début de l'hiver (mon préféré), ainsi d'une chemise des années 50 introuvable au début du printemps (ma préférée). OR dans les deux cas précédents, il s'agissait du même endroit: le Bar Three. Toutefois je tiens à remercier toute l'équipe de la programmation de me "louer" ces vêtements pendant les 15 jours suivant leur perte, et me les restituer après usage (non sans larmes, puisque ces gens ont une faculté d'attachement à mes vêtements qui approche la pathologie).

ça, c'était pour 3615 ta vie on s'en balance.

Pour le reste, à savoir ceux qui vivent avec leur temps, celui de la modernité, et qui préfèrent utiliser internet pour assumer leurs fantasmes que de tapper de vieux codes qui rament sur un concept has-been:

Nelson est un groupe qui grandit. Le PopIn hier leur allait à merveille... avec cette lumière pourpre qui les enveloppait, ce contre-jour sur JB de plus en plus schizoide, Greg stoïque et torturé, Thomas destructeur sonore, et "l'homme qui avait décidé de se réveiller en foutant des solos de blues dans le rock indé", à savoir le zicos des zicos aux mille formations et formes (qui va jusqu'à reprendre mes chansons ndlr), à savoir David Nicholls.

La Favela Chic est un lieu étouffant qui transpire le sexe, sauf que c'est une douche froide permanente, tant les filles semblent être venues là uniquement pour se balancer aux rythmes du Brazil la la la la la la la la, et non se faire draguouiller par de jeunes attachés de communication chez Zurban. On en sort exténué, mais grelottant. Alors, on se venge. En passant devant une très jolie fille qui ne vous sourit pas, en lâchant à voix haute: "tu vois, ce haut, on dirait pas, mais c'est un H&M". Et d'être fier.

Lamentablement triste.

"Someday, we will foresee obstacles"- perhaps, Syd, perhaps.