Tuesday, April 12, 2005

Une fatigue saine

Ma supérieure, dans les locaux étriqués de cette multinationale en open-space, me trouve distrait, peu concentré, pas une sale gueule, non, surtout qu'il y a ce petit sourire en coin de bouche qui affiche un repos de l'âme presque provocateur.

"Penserais-tu à une fille? Le 'jeune' serait-il donc amoureux?" -je ne rougis pas, c'est stupide, mais je lui fais la confidence. Car je le sais, les sentiments excusent presque tout.

Cela dit, message à moi-même et à certaines de mes anciennes petites amies: ce n'est pas parce que l'on prétend aimer quelqu'un que l'on est obligé de le harceler pendant plusieurs mois après séparation!

Parenthèse fermée: je suis détruit, des courbatures, le regard qui flanche, la chemise qui sent le parfum de femme, la gueule mal rasée, les cheveux en micro-bataille - mais putain que je suis bien... putain que je suis bien...