Tuesday, April 05, 2005

Les petites morts subites de l'existence

Les Parisians ne sont plus vraiment.
Les sourires ne sont plus les mêmes.
Les alcools prennent un goût de vinaigre.
Les amis très proches sont très loins.
Les toits peuvent être glissants (mais je t'y emmenerai...).
Les nuits réclament des rêves.
Les rêves réclament le Grand Jour.
Les blagues de Earl ont un parfum de mélancolie.
Les femmes se font futiles et inutiles.
Les euros se montrent insupportables quand ils manquent.
Les mots se montrent supportables en de rares occasions.
Les arguments politiques sont sans conviction.
Les spermatozoides restent à la banque.
Les lames de rasoir sont usées.
Les cardinaux se prennent la tête.
Les phrases s'amoncellent et s'écroulent.
Les critiques sont ouvertes.

"Je suis venu te dire que je m'en vais, et (mes) mots n'y pourront rien changer..."