Monday, March 07, 2005

Sunday evening

Et c'est au détour d'un dimanche soir, que Geo a débarqué chez moi avec deux chansons sans paroles. Surexcité, le Geo. Mais des harmonies à tomber en filets, et des mélodies qui s'enchainent et coulent comme l'eau claire des sources de ma Vallée natale, de quoi faire venir les larmes qui ont rire en société mais qui donnent chaud dans la solitude. Avec l'envie décrire des textes mélancoliques sans volonté sexuelle, juste un peu de rêve, une bulle d'air au milieu du marasme de la vie parisienne, une envie de dire à l'été "T'arrives quand, mon vieux? J'espère que tu seras comme l'an passé, hein?", mais sans trop le presser,une envie de ne faire que des rimes en -é et de s'en foutre, parce que ça ne claque que comme ça, une envie de faire des allitérations, deprendre son temps dans le crépusculaire, de se reposer, de poser les questions lentement: "Qu'est-ce qu'on va faire, maint'nant?"; "Qu'est-ce qu'on a fait, tout c'temps?". Pas du dégoût violent, rageur et révolté comme ces derniers jours de rugissements à la face du monde et à la face de mon miroir si égotique, du tout. Juste se lover dans un bain brûlant de musique. C'est bon, l'aquatique.
Alors plongeons. On en est à trois chansons en deux répétitions. Donc, en toute logique, il nous reste six répétitions pour faire un LP. C'est aussi simple que cela. Non? Vous n'avez vu que l'air. Je vous apporte la cruche.