Sunday, March 13, 2005

Aux clins d'oeil je réponds toujours...

... en battements de cils.

Mes paupières se sont fermées vingt-quatre heures ce week-end. Elles ne se sont ouvertes que pour voir du beau: le mix des Sourya et Zazzo au Shebeen, des antipasti dans de l'huile d'olive, un abat-jour en velours pourpre, un verre de Chateau Chasse-Spleen, Maubert un dimanche après-midi, une compagnie de danse madrilène au théâtre du Châtelet. J'ai réussi à éviter les miroirs.

J'ai écouté du Primal Scream, du Billie Holiday, mon corps fatigué, du Bach, du Dears, des conversations, du Colin Blunstone, du Bob Dylan, du silence, ma mère.

J'ai commencé à lire Confession d'un Masque de Mishima, et La haine de la musique de Pascal Quignard.

J'ai même rêvé de lèvres anonymes, de morts, de la mer, de vieillesse, de rêves, de l'Olympia.

Je me suis dit qu'il y avait trop de "je" dans mes écrits comme dans mes chansons. Et qu'il fallait que je revienne à la vie. Demain se fait maintenant.