Thursday, March 31, 2005

Beautiful Emilie

Premiers émois romains.
Fin de moi(s), début de siècle.
La plus jolie fille de ma vie.
Enfant de mannequin aux yeux bleus de l'Idéal.
Mi française, mi italienne, ma mie.
Et bi-aussi.

Je n'ai plus qu'à compter les vaisseaux sanguins de mes yeux (marrons) hideux qui draînent des nuées "rouge comète", et à oublier les "trottoirs que j'accoste".

Soirée Zurban

Hier soir provocations gentilles dans la rue, prises à parti d'innocentes créatures au répondant parfois déroutant, sur le chemin du Grand Casino de Paris pour le concert de Dany qui est le meilleur voyou sicilien de la Nouvelle-Orléans qui a rassemblé pour nous ce soir "la fine fleur du jazz parisien". Voilà, on était trois, le "gang" de la rive gauchiste de St Germain des Prés, petits provinciaux prêts à conquérir le Monde, le Grand et les sourires de ses femmes. 60 ans de moyenne d'âge, ces femmes, même pas du grand'monde. Désillusions. Un Chawarma-Heineken fera l'affaire. "ça l'fait... qu'est-ce que ça l'fait... parce que je t'aimeueueueueu...."
Direction Châtelet, rue Saint Denis, perte de notion du temps, peu d'intérêt, introspection, narcissisme misérable de petit con.

Ce blog agace. M'agace. Et ma garce?

Mais je vais bien, hein. C'est juste qu'il faut que je parte. En écoutant du Johnny Cash. Le spécialiste des départs. Hong-Kong, Shanghai, Tokyo, et puis New York! Ouais, c'est ça, New York fucking city. Et la mer aussi.

Wednesday, March 30, 2005

Passons

Le creux le vide le trou sans fond du Tartare pseudo-artiste ivre-vivant déconstruction injures salasses éboulement j'aimerais juste

Lentement me régaler dans la profondeur de tes yeux
Lentement m'installer dans cet exercice périlleux

Point de virgules en suspension

Nul

Perte de la foi même plus de doutes

Demain

Tuesday, March 29, 2005

Lemartinet

Un jour t'en souvient-il
Nous volions en silence
Une bouteille de vodka
Dans la cave du Bar3.

On entendait au loin
La voix dure du videur
Qui savait tout, du moins
Sans avoir, la saveur.


L'éloignement de l'être aimé, l'effilochement d'amitiés vaines et fausses, nostalgiques d'un Eden de l'innocence instinctive, voilà qui fait de nous, cher Ami au grand Art, des Romantiques. Ce qui restera, c'est la Musique. Et la Capitale dont tu parles, se collera à tous tes mots. Prends-en soin, de ces mots. "L'avenir est à nous, tout est à bâtir..." On ne l'aurait pas pensé, hein.

Je confirme

Paris ma vie
Me rejète
Entre visages
Et figuration

Aride sylphide
Dans mon cœur
Peu net
Et désuet

Prisme d’envie
Fanette
De l’usage
En attraction

Vide humide
Dans nos corps
Ascètes
Et soudés

Paris - 24/03/05

Mignon, allons voir si la rose

Pauvre Crevette
Pour lui, les fleurs
Ce sont Fanette.

Un lundi de Pâques (misérable) à Rome

Réveil 19h
Nuit naissante
Frigo vide
Cigarette
Voiture Rome
Ruelles
Burger King
Double Whopper
Honte
Fermeture 23h
Fontaine
Joint
Balançoire
Retour
Mardi Gras BB
Pane di Stelle
Soufflettes
Sultans of swing.

< > crescendo - decrescendo

La vie, c'est vraiment ça, j'ai l'impression. Il y aura un moment où le corps ne suivra plus, où nos mains feront trembler toutes seules leurs rides, où nos yeux auront encore cette belle lueur qui nous fait croire à un moi, où notre mémoire sélective n'aura que "le bon vieux temps" à notre bouche baveuse qui jadis donnait des baisers passionnés, où nous en voudrons aux jeunes de l'être, où nous serons las et n'aurons pas la force de nous donner la mort et la réclamerons à d'autres incapables de nous la donner, où nous n'aurons pas la force de résister à l'idée que peut-être il y aura, derrière, un lieu où on ne passe que du Gustav Malher -l'espoir fait survivre, ou que tout simplement la résurrection existe. Nous redeviendrons des enfants, nous croirons de nouveau au Père Noêl, nos enfants seront nos parents, et ça les fera chier.

A savoir quand atteindra-t-on le paroxysme du crescendo de la vie, celui où nous aimerions qu'il soit un point d'orgue oubliant toute barbarie, pas de réponse. Le néant. Dis, c'est quand le milieu de ma vie? Que je me prépare. Que je bétonne.

Monday, March 28, 2005

Ou peut-être est-ce l'ivresse ?

Après mes larmes -
La plénitude
De mon souffle blanc

de toute façon...

De toute façon , tout ça c'est des conneries,
si vous croyez jeune homme,
que toutes ces choses sont telles des olives pressées pour en extraire la moelle substantielle, vous vous fourvoyez.

Ou peut etre est-ce l'inverse?

Friday, March 25, 2005

Non, je n'ai pas updaté hier, et j'ai des raisons

J'étais à un showcase pour un très grosse radio sur les bords du Lac Léman avec des hip-hoppers surfringués ouéch-ouéch. Je logeais dans un hôtel 4 étoiles, dans la chambre à côté d'une ancienne staracadémicienne qui me demande ce que c'est l'eau qu'on voit là en montrant le lac. Je me ratais en train de dire des conneries sur Arte dans Tracks. Je recevais des appels de copains pour m'informer. Je buvais des coupes de champagne pour 4 artistes, car, dans le hip-hop, on ne boit pas, on fume. Je regardais des gamines de 12 ans s'évanouir devant des gens qui n'étaient ni John ni Paul ni Harrisson et rire devant des gens qui n'étaient pas Ringo. Je discutais avec un patron de club vip sur Genève, qui me refilait une carte pour pouvoir entrer dans sa boîte et vas-y que je suis trop content de te connaître etc. Je pensais à Brad Pitt, dont le torse musclé, rien qu'à l'idée, me fait rêver de façon érotique. Je discutais avenir des futurs générations. Je me taisais, ce qui est rare. Je fermais ma grande petite gueule. Je ne comprenais pas pourquoi il n'y avait pas une seule jolie fille dans cette boîte. Je me demandais ce que pouvait bien foutre un mec de l'ONU ici. Je pensais à ces fillettes derrière les vitres du carré VIP en train de loucher sur les tee-shirts Von Dutch de sous-billy crawford.

C'était peut-être un rêve.

Enfin, il y avait aussi Oussama Ben Laden. FBI et CIA: bienvenue sur mon blog!

CHARLIE B. & THE BAGUETTES LIVE TONITE @ l'Autobus 1 rue Oberkamf 22h

Wednesday, March 23, 2005

L'émoi con est tel que je ne peux résister à la publication de ce brouillon

Tu voudrais être belle
Ou juste un peu jolie
Tu crois en l'esthétique
Celle de la chirurgie
C'est pas tous les jours Noêl
Tu seras toujours Noémie
Tu ne seras jamais Naomi

Tu voudrais être mince
Ou juste un peu plus fine
Mais si j'en pince pour toi
C'est pour ta bouche divine
Le monde est un peu bête
"Qu'est-ce tu vas faire, Katie"?
Tu ne seras jamais Kate

Alors, oublie, oublie
Et sois toi-même
Ce sont les détails
En toi que j'aime
Et si j'suis pas Jude Law
Leo ou Johnny Depp
Au moins je suis hétéro
Et prêt à tout pour l'être


Tu voudrais être beur
Pour chanter la Cité
Où tu vis ces horreurs
"Moi aussi, j'peux rapper!"
Jamais tu cadreras
Car tu n'es que Nadine
Tu ne seras jamais Nadiya

Tu voudrais être cool
Avoir plein de copines
Avec ta grande maison
Ta Smart et ta piscine
C'est pas en claquant des doigts
Qu'on t'appellera plus Marie-Claude
Tu ne seras jamais Claudia

Alors, oublie, oublie...

Tu voudrais être folle
Dévergondée, vivante
Qu'est-ce que tu peux être chiante
On t'appelle le "pot de colle"
Continue les robes de nonne
T'as beau t'appeller Nina
Tu ne seras jamais Madonna

Tu voudrais être pudique
Ou un peu moins salope
Mais dès que l'on t'évite
Tu fais valoir tes tops
C'est vrai qu'ils sont pas mal
Mais enfin, Marie-Paule
Tu ne seras jamais Pamela!

Et heureusement pour toi.

I never promise, I only give you my words

J'aime beaucoup ce petit trait d'esprit anglophone qui m'est apparu dans la nuit. La jeunesse,naturellement, est avec moi.
Hier soir, concert au Bar Three, avec mon grand fou de guitariste au bonnet à bonnasses (merci au garçon boucher de perpétrer la tradition des charcuteurs de langue française). Atmosphère de cabaret sous-terrain subversif, filles aux visages maquillés, garçons au nez rouge. Le son était salement propre. Oxymore de cave. Première chanson toujours difficile et rassurante, seul avec mon Epiphone pourrie. Le grand blanc débarque avec sa Cort crado. Et on lance "Ma première fois", qui n'est pas vraiment une chanson, juste un texte sur une musique folky-country. Une écoute attentive sur "Console-toi", quelques-uns ont même pleuré! Avant de rire sur la classique mécanique revival de "Je m'aime" réclamé. Forcé de raccourcir le set. Et fin ultime sur "Explique-toi" à hurler... surtout pour les griffures guitaristiques de mon acolyte alcoolique.
La suite ne se raconte pas; je n'ai pas tenu mes promesses de ne pas toucher à la fille, j'avais juste, donc, donné mes paroles. Mais, merde, existe-t-il dans le Mid-West des fermes à élevage de filles à embrasser? C'est peut-être ça "le meilleur des mondes". Sauf qu'elles ne sont pas programmées pour oublier les états d'âme pour le langage du corps. J'ai vendu mon âme à une déesse qui m'a filé le diable au corps. Et je ne m'en sors pas. Toutes mes excuses à l'Amérique. "You're gonna be an international playboy": ça, ça pourrait sortir d'un Basketball Diaries ou d'un putain de Kerouac. 100% kitsch, mais tellement excitant.
Pour que vous compreniez mon infamie, je vous livre un sonnet que mon grand-père (96 ans, le beau) m'a envoyé ce matin:

Il est beau ton corps nu d'une étrange beauté,
Aphrodite ou Vénus, marbre de Praxitèle,
Albâtre de Louxor, qu'importe le modèle,
Image de l'Amour après la volupté.

Tu paraissais dormir, mais ton coeur agité
Faisait frémir tes seins et la lune infidèle
Répandait sur ta chair une pâle clarté,
Parfum de tubéreuse et couleur d'asphodèle.

Quel artiste dément, dans un élan sublime,
Immortalisera la passion qui m'anime,
Dans la pierre ou le bronze en mon dernier adieu.

Heureux sera celui qui, à l'aube naissante,
Quittera pour toujours les bras de son amante,
En lui disant "je t'aime", et fermera ses yeux.


C'est toi, que j'aime, Robert Durand.

Tuesday, March 22, 2005

Je m'en vais boucher la bouchère

Je vais profiter de ce blog pour exprimer le mépris que j'ai envers mes contemporains.

Mais avant tout, un court extrait de la Bible:

"Ils se levèrent tous[...]"

et après tout pourquoi pas.

La jalousie des hommes...

...est l'avenir des femmes.

Soyez cruelles et infâmes. Belles et haut de gamme. Coquettes et fatales. Faîtes comme si de rien n'était! Soyez libres, et ne vous retournez pas. Appréciez plutôt que l'on se retourne sur vous. Tortillez des fesses, excitez l'attention, décolletez-vous, dégainez les Colts! Ne vous taisez pas. Parlez, jusqu'à en être stupides. Partez, puis revenez d'un pas lent. Embrassez les vies, torturez-les!

Et nous crèverons dans vos lèvres d'Eve au goût de paumade.

Monday, March 21, 2005

Nacho Duato - 20 Mars 2005

Eteignez les téléphones portables et rangez vos appareils-photos.

Théâtre du Châtelet - 16h.

Deux immenses panneaux désarticulés en bois. Scènes tribales, très proches du monde l'enfance, ou de l'innocence, peu de violence, beaucoup de jeu et de rires étouffés, sobriété des costumes (couleur bois, à l'instar des panneaux du fond), souplesse et actes d'amour d'une beauté poétique et romantique. On nage dans le paradis perdu, celui des rêves où tout est possible. Grâce des mouvements, émerveillement dans les yeux, accès facile et chaud. La musique est très enfantine, mélange de steel-drum et percussions sud-américaines et de notes de piano. Fin de la première partie: 10 hommes et femmes tournent le dos au public dans un repli holiste.

Déferlement d'applaudissements, enchantement total, hurlements animaux.

Une immense machine à grillages de métal désarticulés. Couleurs sombres, société post-industrielle, corps déchirés et décharnés, cuirs, hétérosexualité perverse, évocation de descente en backrooms, beaucoup de violence, de torture, de viols simulés. Mécanique des corps-machines, hélicoptères, chemins de fers, bruits de mécanismes de première et deuxième révolutions technologiques. Et ce couple imaginaire originel, sorte de Roméo & Juliette, auquel on croit au début, et qui revient régulièrement aux sons d'un violoncelle électronique d'une beauté à couper les souffles. Et puis séparation des sexes. Viol de Juliette. Viol de Roméo. Les femmes deviennent des pythies sans visages, les hommes des âmes immobiles aux corps sans coordination. Le panneau en métal s'affaisse dans une horizontalité pénétrante. Fin: Et les morts viennent poser des bougies rouges d'église pour tous les vivants, pour ceux qui doivent continuer à vivre avec les attentats de Madrid.

Malaise. Lenteur de l'arrivée des cris et des applaudissements et peu à peu l'embrasement.

La mémoire a un sens. Mécanique.

Sunday, March 20, 2005

Le soleil a rendez-vous avec la lune

Il faut jeter les lunettes de soleil. L'éclipse est en route. Les nuits respirent le soleil, et elles sont belles comme cela. Elles savent qu'il n'est pas loin, qu'on l'a raté pendant le jour mais qu'il va revenir, parce que c'est le printemps, et qu'on a juste envie d'être niais et bêta dans la douceur de l'air. Il y a des conversations futiles, de l'ivresse, et des filles qui jouent dans la cour. On court les y rejoindre. Une marrelle? Un ballet? Un bout de Rocamadour accompagné d'un verre de Hautes Cotes de Beaune? Un toit? Une petite musique de nuit? Deux chaises, une table? Un comptoir? Un sanglot pour faire contrecourant aux sourires insatiables?

Krev8 est de retour et ne tient pas très bien la nuit, le soleil lui a trop tappé sur la tête. Nous n'avons pas parlé pendant quelques minutes, retrouvailles étranges, presque une forme de gêne? Mais 2 guitares suffisent pour communiquer de nouveau. Accords du jour sur notes de nuit - tout va bien.

Rdv Mardi au Bar Three. Je fonce au Théâtre du Châtelet.

Saturday, March 19, 2005

En vrac dans une flaque

Terrasse rue Montorgueil
Les bons vieux potes et la bière
Restaurant rue Montorgueil
3 Anglaises
Expérience
Marche
2 taxis
Odéon
Boulbar et une fille sublime
L'Urgence - Champagne
Sortie - Carte Bleue
Perte des anglaises
Rugby de rue avec mon sac
Un téléphone sonne
La Palette
Trip basket - le dernier paie pour tous
Roues dans la rue - provocations
Rue Guisarde
Fermeture des bars
2 filles de 18 ans
Les toits au 127, du bvd St Germain
Cigarettes et ciel
Descente
Squat chez Adrien
Libertines - Doors - Zero7
Le copain d'une des deux débarque
Direction Shebeen
"j'ai vraiment envie de te revoir, dis"
"ton numéro"
Bières
Toit d'une école primaire
Ballons de foots
Foot de rue
Lassitude
Taxi
Lit - Grand National
Réveil
Flaque dans ma cuisine
Appel Plombier Répondeur
Panique

Friday, March 18, 2005

L'empire des singes

On ne prend jamais trop conscience de l'impact qu'a pu et que peut encore avoir Roland Barthes, célèbre importateur de cultures, sur de jeunes étudiants à vocation intellectuelle. La découverte du Haîku est toujours un choc, et surtout une opportunité. Aucun ne peut résister à la tentation d'exprimer en trois vers sans rimes l'immensité d'un sentiment, d'une sensation, d'une opinion.
Même les Anglais:
"I dig love
In the morning, in the evening,
And I want you to know I dig love."
(Mais c'est pas du tout un Haiku, ton truc. Oh, d'accord, on ne peut plus sourire?)

Pour revenir à notre tracas, la question que je pose est la suivante: si l'on prend en compte que la moitié de la beauté d'un Haîku est perdue dans l'océan de la traduction, un Occidental peut-il prétendre à appliquer ce système poétique culturellement si étranger à son propre système d'écriture, souvent entâché (hélas, oui, mais c'est inévitable! de la même façon que la plupart des yéyés ont été oubliés... sourires) de cette accumulation inexorable de mots (pensez à Hugo, Lamartine, Ponge, même les surréalistes et Eluard)?

Cela dit, j'aime beaucoup ce dernier Haîku, petit éclat d'un des guitaristes les plus talentueux de la scène actuelle (son dernier sur la solitude était sublime, et oui, le mot m'a échappé, mais il n'était pas de lui). Seule limite: je ne comprends pas l'apport de l'allitération en "p" dans un poème dont l'essence même est l'insouciance, et non cette lettre sur laquelle on bute, et qui rend rugueuse une lecture qui se voudrait message de quiétude.

Les 2 petits cons chez les chics que nous sommes seront, dans le cadre des soirées "Underground Cabaret", en concert exceptionnel (l'un de nous deux est actuellement célibataire en Italie) 2 guitares sous le nom de Charlie B & The Baguettes au bar Three (3, rue de l'ancienne comédie métro odéon)Mardi prochain 22 mars à 22h pour la somme à la mode de 5 euros (tarif senior négotiable avec le videur).

Villa Ada

Repos -
Des pins parasols
Les pieds en éventail

A prendre ou à désapprendre

Beaucoup d'Anglais appellent leur chien Napoléon. Mes parents ont choisi de m'appeller Charles-Baptiste. La bousculade d'hier prouve que je me sens capable de gérer un Empire comme de générer de la merde. La conquête ne fait que commencer: commencer par savoir ce que c'est d'être con.

Le journalisme est la littérature d'aujourd'hui, hélas, et les jeux de mots sont inévitables! De l'inné, vite! Une table? Un lit, un thé, des ratures.

A enlacer ou à laisser.

Thursday, March 17, 2005

Et la presse pense que la compression de pensée pressée passe inaperçue. Pensées éparses.

Petit voyage au creux des rues et des impasses. Recueil.

Les jours avancent et ne se ressemblent pas. Sauf en Provence, où le ciel n'est jamais bas. Elle ne montre pas les choses, elle les suggère. Et là, la métamorphose s'opère. Elle ne vient jamais en rêve, mais toujours dans la vie. Tout le monde a choisi de faire l'amour, maintenant. Maintenant, l'amour, sans se soucier du temps. Tu as peur du noir? Et des sommeils sans rêves? C'est vrai qu'on nous place plus dans les avions. Et les gens morts ne peuvent pas danser. Tu voulais prendre toute la place, celle de la plus grande dégueulasse, et tu t'es crevé l'oeil.

Paris revit, des choses se passent, dans la capitale de ma vie. La Lettre est sous la porte, et les clochards dorment dans la rue, plus dans les métros. "C'est dégueulasse, la vie d'adulte"

Carrefour

Ma vie, en douce, n'est pas comme la tienne.

Le Monde Dès Demain.

Des sociétaires de la rhétorique. Voilà, tout au plus, ce que l'on pourrait être à 4 heures du matin.
La vie malheureusement, ce n'est pas l'académie de Créteil, de Versailles où d'ailleurs. On ne peut pas toujours avoir de bonnes notes. Lorsque l'on pénètre dans le monde des ombres, projetées ou pas, mythe ou caverne... la donne n'est plus la même. Ne subsiste qu'une question. La seule... vaut-il mieux être un petit voyou chez les chics. Ou un chic type chez les autres ? Relou, client, Artiste ? C'est pareil.
L'air, la chanson, l'humidité ambiante.
Il faut parasiter. Evoluer partout. Sans contrainte. Etre son home private baromètre.
Le reste... c'est de la rancoeur de bas étage. Et sans ascenceur, avec ça.
Apprendre à aimer. Oui. Mais pas n'importe quoi. En revanche, aimer n'importe qui, partout, tout le temps ?
Evidemment. Voilà le métier que tu veux faire. Le (dur) métier de vivre.

AIme tes haines. Pas le contraire. Poooowwwwww !

BS

Ex fan de Pavese, mais toujours admiratif de Joey Starr.

Ecrire lorsqu'on est saoul et poster lorsqu'on est clair

Saoul de tout. Excepté peut-être cette discussion de deux minutes avec Ben Ellis sur le Premier Souvenir. Et ces deux mains liés (main gauche-main droite) de deux rock critiques de sexes opposés. Et le programmateur du mardi au Bar Three, toujours aussi sarcastique. Et le programmateur du mercredi au Bar Three, toujours aussi insomniaque. Et les Américaines, imprévisibles… « Hey ya, shake it »

Et puis il y a ce post que je découvre ce soir. D’un homme incompréhensible. Certains tolliers de maison d’édition le prennent pour un Artiste, certains patrons de bar pour un excellent client, d’autres pour un mec relou mais qui putain ça claque ce qu’il fait. Et mes os craquent sans que je leur aie demandé. Comme ça. Un coup, c’est l’un, un coup, c’est l’autruche. Non, c’était juste pour le jeu de mots. J’aimerais juste être ça, un rhétoricien de société. Hélas. Je ne suis même pas rentier. Pour l’instant.

« It’s 4 a.m., the question is :’Do you know where your children are ?’ »

NB: Ce post date d'hier.

Tuesday, March 15, 2005

L'Homme A La Tete De Pikachu...

Tu dois en séduire énormement, de ces jeunes femmes belles et monstrueuses. Acomoclites et divergeantes. Tant d'histoires à raconter. Tant de leçons à en tirer. Tant de peine à ton âme. En fait, tu es une sorte d'Elvis qui aurait été black. Un must. Mais nuancé. Matiné de blues et de mangas. Un super Dupont aux yeux bridés, au pelvis électrique... et à la queue ébène. Musc et ambre. Ton torse épilé. Et ces cuisses de sprinter. Ah, Charles Baptiste...
Pas mieux.

BS

La musique, oui, la musique

Depuis un moment déjà
Tu embrasses les yeux ouverts
Depuis un moment déjà
Tu préfères éteindre la lumière

A quoi tu penses, lorsque tu danses?

Où sont passés les tremblements
Quand je tripote tes tétons
Avant tu prenais les devants
C'est toi qui enlevais mon caleçon
Ton prétexte, c'est la fatigue
Mais faut pas me prendre pour un bleu
Et cesse de dire que je divague
Avant, avant, c'était bien mieux

Alors, c'est qui? c'est quoi?

Je t'aime tu m'aimais aussi
Que nous arrive-t-il aujourd'hui?
Je t'aime tu m'aimais aussi
C'est tout ce que je peux dire aujourd'hui
Je t'aime, tu m'aimais aussi
Alors c'est quoi? c'est qui?


Depuis un moment déjà
Tu ne parles plus avec moi
Depuis un moment déjà
M'appeller tu n'y penses même pas

Ton téléphone sur off, j'en ai l'oreille qui chauffe

Je ne sens plus que tu m'attends
Quand je rentre avec du retard
Avant tu prenais les devants
Tu préparais le café noir
Ton prétexte c'est faire les courses
Mais faut pas me prendre pour un con
Si jamais je remonte à la source
Je risque devenir dingue pour de bon

Alors, c'est qui? c'est quoi?

Je t'aime tu m'aimais aussi
Que nous arrive-t-il aujourd'hui?
Je t'aime tu m'aimais aussi
C'est tout ce que je peux dire aujourd'hui
Je t'aime, tu m'aimais aussi
Alors c'est quoi? c'est qui?



Et chaque fois que je t'embrasse
J'ai l'impression que c'est le dernier
Le pire c'est que quant à l'effort
C'est comme si cétait le premier
Et chaque fois que je t'embrasse
J'ai l'impression que c'est déjà fait
Alors c'est qui? c'est quoi?

Je t'aime tu m'aimais aussi
Que nous arrive-t-il aujourd'hui?
Je t'aime tu m'aimais aussi
C'est tout ce que je peux dire aujourd'hui
Je t'aime, tu m'aimais aussi
Alors c'est quoi? c'est qui?

Tête en bois

Parait que je suis un individu
J'ai mes droits, pas de devoirs, bien entendu

En marchant droit, sans savoir où je vais
Je suis les odeurs de merde, ça m'donne envie de bouffer

Je suis un animal
Tu peux te faire du souci
Je risque de te faire du mal
Non! A la poésie
Un regard un peu moins banal
Et je fais de toi mon casse-dalle

Voilà une femelle placée sur le trottoir
Que dis-tu d'un casse-croûte avec moi ce soir?

Elle avait vu sa vie dans un bouquet de fleurs
Mais j'ai semé mon grain, par derrière, le malheur

Je suis un animal
Tu peux te faire du souci
Je risque de te faire du mal
Non! A la poésie
Un regard un peu moins banal
Et je fais de toi mon casse-dalle

Si tu vois en moi un manteau de fourrure
Tu peux dire au revoir à tous tes amours

Parce que je pisse, je hurle,
Je rugis, je brûle!
Ah non! pas de feu ici!
C'est une zone protégée pour adultes en sursis

Je suis un animal
(ad lib)

Ivresse

"Elvis Presley imitait les blacks, alors si tu imites Elvis Presley..."

Qui suis-je, bordel de merde?

Une cigarette au coin des lèvres, je sais que ce soir, il n'y aura pas de rêves.

Monday, March 14, 2005

Dis l'un

"Assez des villages - trop de mots aux ras des pâquerettes!

Assez des villes - trop de ragots de bas étage!

Assez des mégalopoles - trop de messages gratte-ciel!

Assez du Monde - trop de vide."

Sunday, March 13, 2005

Fuite

J'entends le chant du théorème de Pythagore
Dans ce concerto N°2 en Do mineur Opus 18 de Rachmaninov

Cet embryon de cordon ombilical me poussant
Dans le nombril aux orchidées de cette femme

Elle portait une robe de soie prune
Qui dessinait des ombres limpides
Par les errances de ses souliers de danse
Sur son corps aux flambeaux.

Des pleurs, en peur, panique.

Et le numéro de ce sacré Charly B.
OCCUPE.

Aux clins d'oeil je réponds toujours...

... en battements de cils.

Mes paupières se sont fermées vingt-quatre heures ce week-end. Elles ne se sont ouvertes que pour voir du beau: le mix des Sourya et Zazzo au Shebeen, des antipasti dans de l'huile d'olive, un abat-jour en velours pourpre, un verre de Chateau Chasse-Spleen, Maubert un dimanche après-midi, une compagnie de danse madrilène au théâtre du Châtelet. J'ai réussi à éviter les miroirs.

J'ai écouté du Primal Scream, du Billie Holiday, mon corps fatigué, du Bach, du Dears, des conversations, du Colin Blunstone, du Bob Dylan, du silence, ma mère.

J'ai commencé à lire Confession d'un Masque de Mishima, et La haine de la musique de Pascal Quignard.

J'ai même rêvé de lèvres anonymes, de morts, de la mer, de vieillesse, de rêves, de l'Olympia.

Je me suis dit qu'il y avait trop de "je" dans mes écrits comme dans mes chansons. Et qu'il fallait que je revienne à la vie. Demain se fait maintenant.

Friday, March 11, 2005

Bientôt et loin

C’est si souvent qu’en plein été
On court les terrasses des cafés
C’est si souvent qu’en plein été
La planète ait perdu la tête
C’est si souvent qu’en plein été
On s’arrête pour regarder
Le plein été qui perd la tête
Et n’arrête pas d'aliter

Mais en automne, vient le carbone
Et en hiver, j’sais pas quoi faire !
Quand vient l’printemps, personne m’attend
Alors qu’l’été m’oublie jamais
Je me sens chaud je me sens brûler
Je me sens beau je me sens pas laid du tout
J’veux rigoler, je veux batifoler
Alors Bienvenue l’été !


C’est si souvent qu’en plein été
L’éternité soit retrouvée
C’est si souvent qu’en plein été
La tête en l’air soit tolérée
C’est si souvent qu’en plein été
On oublie le reste de l’année
Ah si c’était, ah si c’était
Ah si c’était comme l’an passé

Mais en automne, vient le carbone
Et en hiver, j’sais pas quoi faire !
Quand vient l’printemps, personne m’attend
Alors qu’l’été m’oublie jamais
Je me sens chaud je me sens brûler
Je me sens beau je me sens pas laid du tout
J’veux rigoler, je veux batifoler
Alors Bienvenue l’été !


Sois prêt l’été, car je suis préparé !

C’est si souvent qu’en plein été
La vérité vous soit cachée
Dans le feuillage de la gaieté
Moi, ça m’a toujours épaté

Les retraites, la canicule, Hiroshima, Nagasaki, et la la la

Allez reviens l’été !

Avec un refrain comme ça, ça ne vendra jamais

Tu te plains tout le temps
Du plaisir que je prends
Pourtant j’essaie de m’oublier
Avant que tu ne le fasses
C’est vraiment dégueulasse
De me prendre ainsi au dépourvu
Une histoire comme celle-là j’en ai jamais vécu

Regarde toutes ces fesses, ces jolies paires de seins
Si je suis la faiblesse, toi tu es l’Esprit Saint

AMEN…E-les moi

Je fais des efforts
A dormir dehors
Pourtant j’essaie d’avancer
Avant que tu ne le fasses
Oublie ma carapace
Attends plutôt la mue
Un amour comme celui-là tout d’un coup me tombe dessus

Regarde toutes ces fesses, ces jolies paires de seins
Si je suis la faiblesse, toi tu es l’Esprit Saint

AMEN…E-les moi

C’est juste que je ne suis pas fait
Pas fait pour me ranger
C’est juste que je ne suis pas fait
Pas fait pour m’engager

Regarde toutes ces fesses, ces jolies paires de seins
Si je suis la faiblesse, toi tu es l’Esprit Saint

AMEN…E-les moi

Mouffetard couche-tards

C'est impossible. Pas de fin pour les couche-tards. Pas de touches sans écarts. Tout cela pour un minuscule petit et timide baiser sur le haut de la joue gauche, presque sur l'oreille, pas prévu, qui ne mènera nulle part, et pourtant le tout premier contact après la main. Mais d'une tendresse.

"jet sex", ça sent le journaliste à plein nez poudré tout ça... Hier, la presse people était là -merci d'apprécier, ravi, etc. Marie, non. ça fait longtemps, déjà, du passé. Ce ton dramatique m'est insupportable, pourtant. Mais je n'y peux rien. Il n'y a plus d'anges dans mes nuages. Ah, ha, ha! Je me tords de rire. Je suis une tête à claques.

Tout ce que je viens d'écrire sera inutile pour l'Eternité! AMEN LES MOI!

Merci à ma famille et à mes amis.

Thursday, March 10, 2005

avis de grève: entre 1 et 5 opérateurs répondent au téléphone de la RATP

C'est la grève. Ca sent le mauvais tabac froid et l'amère bière chaude. Ca sent les rides et la lassitude. Ca sent l'attente de la fin et le passe-temps. Ca sent l'emmerdement et le divertissement.
Que circulent les bus immobilisés! Que flottent les drapeaux Paris 2012! Que la Seine s'éclaire de 4 feux et non plus de mille! Mais que fera-t-on franchement en 2012? Il sera temps de trouver une gentille femme, pas de courir les Américaines sportives et les Scandinaves naïves! Il sera temps de boire un verre de vin rouge devant le 800 mètres -lancer de poids et puis dodo, pas d'enfiler 4 litres de bière pour fêter la victoire de Miss Natation! Il sera temps de ne pas rester trop longtemps au soleil, et putain, chérie, fais mettre un tee-shirt au môme, non, pas le Dolce Gabbana! Triste avenir. Continuons les caves.


J'aurais voulu vous parler de M. qui ne m'aime plus. Ou qui ne peut plus. Mais c'est toujours pareil. Les filles, c'est fédérateur, mais au bout d'u moment il faut passer à autre chose. Penser à une autre.

J'aurais voulu parler de l'industrie du disque, et des gens qui croient faire de la "vraie" musique, alors que ce ne sont que des rats de discothèque. Mais c'est toujours pareil.

J'aurais voulu parler de choses intelligentes, mais je n'en suis pas toujours capable. J'aurais voulu ne pas vouloir peut-être.

J'aurais voulu parler de moi, mais je ne m'intéresse pas aujourd'hui. Ce soir, solitude. Je ferai du ménage, des choses concrètes, les mains dans les chiottes, la tête ailleurs.

Wednesday, March 09, 2005

Je préfère ça ...

L'anonymat est lâche ... mais tellement facile ...
Je reviens donc sous mes vraies couleurs !
Avec un air de Bitches Brew dans les lobes.
Pas de court-circuit, juste des courtes jupes, sous les arcs de la Basilica San Pietro, ou dans les ruelles menant vers la Fontana di Trevi.
Journée touriste avec le Poète de la rue St Denis ! qui cherche déséspérement la Tour de Pise à Rome, un appareil-photo jetable dans la poche de son peignoir lui servant de manteau.

Noir. Bébuquin ou les dilettantes du miracle.

Soit

Mes sarcasmes masturbatoires auront donc fait réagir la plèbe et vous m'en voyez ravi. Hélas, certains jours, je pense être le roi du monde, d'autres de la gangrène.
Le monde est absurde. Je suis absurde. Le monde est con. Je suis pire.
Voici donc du vrai et du lisse, pas de provocation, juste du sympathique! Ah, que les gens gentils sont biens...

Hier, j'étais à Montmartre. C'était sombre et plein de petites lumières éparses. Il y avait du pavé,et j'ai regretté de ne pas avoir pris mes Weston pour pouvoir entendre claquer mes pas sur le sol. C'était humide aussi. Au bout de la rue de Steinkerque, je me suis senti soudain Américain à Paris: "How amazing!". Gene Kelly m'a souri. Je suis arrivé au Soleil de la Butte pour écouter jouer un ami, un connard, un coach, un dingue, un monstre, un génie. Lui aussi joue dans l'obscurité. C'était très bien, le son était là, ses paroles coulaient, et on avait envie de sourire autant que de pleurer; le petit malaise qui fait qu'on ne sait pas trop quoi dire à part "bravo". Après le concert, j'ai rencontré une femme charmante auprès de qui il faut que je fasse mes preuves. Voulant partir tôt pour me coucher tôt, je décidais de rejoindre Barbès. Or, la ligne 4 passe par Odéon. Et à Odéon, il y a le Bar Three. Et au Bar Three, il y a de la bière, des filles et des copains. Juste un petit tour, et j'enchaîne sur le dernier métro.
Là, dans la cave, je tombe sur une Américaine charmante, toute mince avec une belle mèche dans les cheveux, et qui me parle très près, qui approche toujours sa bouche de la mienne quand elle me parle, et comme ça, pendant dix minutes. Je ne veux pas passer pour le Frenchy alors, je ne fais rien. Ou peut-être suis-je timide, enfin cela dit, la bière m'a détendu. Je ris, je souris, et je lui parle de Rimbaud, qu'elle adore, et je lui dis, que c'est la honte, parce que j'ai connu Rimbaud par les Doors et Patti Smith. Ah, tu fais des études de photographie et d'histoire des religions à lUniversity of Virginia? Là, me passe une question par la tête. Avec elle, ça va, pas de souci à se faire, mais que fait-on quand on est gauche caviar et que l'on se rend compte que la fille dont on vient de tomber amoureux est une Américaine pro-Bush? Honnêtement, le militantisme n'est pas mon truc. Il faudrait sans doute séparer les tâches. Enfin, voilà, la fille me parle,mais je suis quand même crevé, je vais pas faire de vieux os, à ce rythme-là dans ma vie, je me mets à penser à la mort, et à me dire que peut-être je suis à la moitié de ma vie. Alors, là, je décide que c'est le moment de se barrer, et seul. je lui demande si elle reviendra le lendemain soir, elle n'entend pas, je la tire du dance-floor, je la regarde profondément, et je lui dis que j'aimerais vraiment la revoir le lendemain soir (en plus, elle n'est là que pour une semaine), on passe du Florent Marchet sur les baffles "on était pas malin, à te prendre la main...", c'est décalé, et elle me dit qu'elle va faire tout pour convaincre ses copines, je la crois, puis aussitôt, je me dis que non, c'est sûr, elle ne sera pas là, de toute façon, moi, le bar three et les Américaines, c'est une vieille histoire. Je me casse, j'ai déjà oublié son prénom, je n'arrive qu'à me souvenir de celui d'une punk aux cheveux roses, fascinante, que j'ai rencontrée dans le métro entre Barbès et Odéon, justement, L a e dans l'a t i t i a. Dans le métro, deux types laids humilient de leur brillance intellectuelle un pauvre clochard saoul en traitant son discours de fasciste. Je rentre chez moi en lisant A Nous paris, où Dee Dee Bridgewater explique que c'est trop dur la vie avec Diana Krall. Je me dis que tout ça c'est de la merde, mais que pour ses 55 ans, Dee Dee est magnifique, de toute façon elle l'a toujours été, je ne sais même pas pourquoi elle se soucie d'une pouffe comme Diana. Là, je me rends compte que je viens de rentrer dans un débat inutile, et je me couche. A A A je voudrais un B B avant qu'on ait C C. Faut s'aimer. Noir.

Réalité discursive

Faudrait peut-être penser à le payer ton nègre. Il progresserait dans l'écriture de discours métaphoriques sur la vie d'un parisien dans son microcosme.

Sinon en Chine, ils préparent le renouveau de l'esclavage moderne. 1,3 milliards de personnes ... tu devrais trouver ton bonheur. Mais les dictateurs sont plus puissants qu'en France la-bas. Tu risquerais de te faire maltraiter.
Mais la concurrence ne fait pas de mal, que ce soit en musique ou en dictature.

Néanmoins, retomber les pieds sur Terre peut permettre d'aller plus haut dans les sphères intergalactiques (ou "Interstellar Space" pour citer Sir Coltrane).

Finalement, j'attends de voir les preuves de ton soi-disant "pouvoir"...

Tuesday, March 08, 2005

N'est pas poète qui veut

C'est la dure loi de la culture.
A la démocratie, je préfère
- la dictature.

Si votre style est stérile et votre intérêt sans attrait, vos posts ne dureront pas.

Le Pouvoir m'appartient. Naturellement, j'ai un nègre pour écrire mes discours.

Pendant ce temps-là à Vera-Cruz

Première neige cette nuit.
Mais la trace de tes petits pas est absente.
Ce temps-là est loin!

Par le poète de la rue St-Denis

Le poète de la rue St Denis a pris ses quartiers à rome.
Pour la première fois aussi il laisse un commentaire, ah non un "comz" comme ils disaient dans le nouvel oservateur cette semaine.
Ah oui d'ailleurs c'était pas ce poète qui croyait que pise c'était à rome??!
"Trop d'alcool dans les veines peut tuer la déveine" me tend le poète de la rue Alphonse Daudet. A méditer...
Pauvre petit artiste sans le sou (ah non je me suis trompé de blog...), je t'informe que la rome c'est...."et là c'est le bug"
Au fait Charlibi ça m'inspirait à l'époque mais désormais c'est devenu trop commercial, tu sais c'est le genre de pseudo récupéré par les sud-africains, ou aussi les autres, alors désormais il faudra peut-être songer à le faire évoluer en Charles-Billy ou Chaaarlese Bilaï (comme dans les journaux, c'est précisé il faut prononcer "charlze bilaye") ça vaut son pesant d'or du côté de Quatar.

Interlude

"putain on l'a saignée la bouteille de vodka"
ANonyme

Ah tiens d'ailleurs on m'a raconté une blague énorme d'une ESSEC à Rome cette semaine.

Il s'agit d'une blonde, dénommée sévérine qui a voulu rivaliser de connerie avec le poète de la rue St denis en s'exclamant ainsi: "MA MERE LA PUTE", et ce guitariste franco malien de Bamako de lui répondre " Faut que tu me la présentes ta mère..."


Enfin trève de choses intéressantes, ta mère lapute(j'allais l'écrire puis l'effacer mais d'un avis romain commun tu allais "kiffer" donc je l'ai remis)

Voilà bisous c'est pas un e-mail mais bon laisse-le m'ont ils dit.

je ne finirai jamais dixit l'autre.

Point. Publish Post

Monday, March 07, 2005

Sunday evening

Et c'est au détour d'un dimanche soir, que Geo a débarqué chez moi avec deux chansons sans paroles. Surexcité, le Geo. Mais des harmonies à tomber en filets, et des mélodies qui s'enchainent et coulent comme l'eau claire des sources de ma Vallée natale, de quoi faire venir les larmes qui ont rire en société mais qui donnent chaud dans la solitude. Avec l'envie décrire des textes mélancoliques sans volonté sexuelle, juste un peu de rêve, une bulle d'air au milieu du marasme de la vie parisienne, une envie de dire à l'été "T'arrives quand, mon vieux? J'espère que tu seras comme l'an passé, hein?", mais sans trop le presser,une envie de ne faire que des rimes en -é et de s'en foutre, parce que ça ne claque que comme ça, une envie de faire des allitérations, deprendre son temps dans le crépusculaire, de se reposer, de poser les questions lentement: "Qu'est-ce qu'on va faire, maint'nant?"; "Qu'est-ce qu'on a fait, tout c'temps?". Pas du dégoût violent, rageur et révolté comme ces derniers jours de rugissements à la face du monde et à la face de mon miroir si égotique, du tout. Juste se lover dans un bain brûlant de musique. C'est bon, l'aquatique.
Alors plongeons. On en est à trois chansons en deux répétitions. Donc, en toute logique, il nous reste six répétitions pour faire un LP. C'est aussi simple que cela. Non? Vous n'avez vu que l'air. Je vous apporte la cruche.

Sunday, March 06, 2005

Mulino bianco

Neil Young en filigrane ... Look out for my love
Je peux chercher dans les fourrés ...
Faut se mettre à regarder le Grand Prix d'Australie à 4h du matin ici ... avec vin rouge italien dans des gobelets en plastique bleu.
Et de citer un grand poète français (qui habite Rue St Denis): "Et la Tour de Pise, elle est à Rome ? "
Je peux chercher dans les ruines ...
Ou au bord de la mer qui rafraichît le café.
On a raté Miss Kittin hier ... Une file d'attente digne des musées des grandes capitale. Quelle est donc la place de l'electro minimale dans l'Art ?

Solitude -
Après le feu d'artifice
Une étoile filante

C'est déjà le passé

Sophie Thunder un jour a décidé que le Shebeen
Serait le QG pour tous les copains des Libertines
Elle adore faire la Parisienne en passant ses week-ends à Londres
Hurler à travers les persiennes tout en restant dans l'ombre

Sophie Thunder un jour a décidé que le Shebeen
Serait le lieu de débauche de tous les rock-critics in
Recherchant l'ébauche d'un jeune groupe de garçons
Qui n'a pas besoin de Pascal pour devenir branleur et con

Sophie Thunder, bois une bière
Tu sais que je suis rockeur
Alors si tu me laisses faire
Sophie Thunder, en un quart d'heure,
Je te transformerai en Sophie Tonnerre!

Sophie Thunder un jour a décidé que le Shebeen
Ferait chanter Teenage Kicks à Earle et à tous les teens
Que JB ferait du commercial dun côté, et du son
De l'autre; hélas, il a voulu se tapper Nelson

Sophie Thunder un jour a décidé que le Shebeen
Serait le lieu où Sourya viendrait sans sa copine
Où Folks viendrait dire que tout ça, c'est de la merde
Heureusement qu'il a une voix de ouf sans quoi on l'emmerde

Sophie Thunder, bois une bière
Tu sais que je suis rockeur
Alors si tu me laisses faire
Sophie Thunder en un quart d'heure,
Je te transformerai en Sophie Tonnerre!

Sophie Thunder un jour a décidé que le Shebeen
Accepterait qu'un petit Frenchy vienne placer ses rimes
Dans le chaos le plus total et vas-y qu'on s'emballe
Pour des chansons dont franchement on n'entend que dalle

Sophie Thunder un jour a décidé que le Shebeen
Construirait une famille de petits jeunes à mauvaise mine
Tous les mardis matins, après tous les rêves coquins,
On se le dit: "Lundi prochain, c'est sûr, je me la lève..."

La Sophie Thunder, qui boit une bière
Tu sais que je suis rockeur
Alors si tu me laisses faire
Sophie Thunder en un quart d'heure
Je te transformerai en Sophie Tonnerre.

This is the end, my only friend

Il me faut de l'hyperbole. C'est un besoin chez moi. Sans quoi la vie n'est que vaste ennui. J'en suis arrivé au dégoût.

Cette semaine prend fin, et cela est bien. Trop d'hyperboles, justement. Trop peu de sommeil, trop de filles différentes, trop de bières différentes, trop peu de création. Mais tout cela s'est bien fini; soirée pop-rock'n'roll pleine de badges et de gel et de vestes ceintrées: Vaisseau Fantôme --> Pop In --> Truskel. Mascarade. Masques. Amitiés.

La semaine prochaine sera celle du sommeil et surtout des rêves... ceux dont on se souvient. Les rêves qui font vivre, et font de chacun un être humain, empli de ce putain d'inconscient trop souvent confondu avec l'inconscience. L'Homme nouveau, une obsession? Oui, mais surtout celle d'un Homme Re-nouveau, un homme qui se renouvelle, en ce sens qu'il existe, qu'il n'est pas figé dans sa pose infernale d'idéal vain, qu'il traverse le temps comme il traverserait des rivières aux noms sans cesse changeants, en espérant qu'elles soient des fleuves. Pas d'habitude!

Je suis l'écolier. Je suis l'écho délié.

Friday, March 04, 2005

Il ne manquait plus que cela

Ophélie, la fille qu'on ne pourra jamais retenir, la fille qui ne revient jamais et part toujours, la fille qui ne laisse de traces que dans la mémoire chancelante des fiévreux, la fille qui disparaît dès qu'elle apparaît, la fille qui file entre les doigts tremblants, la fille qu'on ne voit qu'en coup de vent chaud en plein froid, la fille qui ne veut pas d'allers-retours. Six mois après. Après six mois de silence radio. Elle envoie un SMS (drame de la technologie): "Petite parenthèse estonienne s'ouvrant au rythme du train... ta pensée m'est venue, t'en souviendras-tu? -Ophélie". Elle a gardé mon poème, et ma signature en numéro téléphonique lâché au nez enrhumé de la contingence. Elle a regardé mon poème, celui que je lui avais glissé secrètement dans son sac et a glissé sur cette page aujourd'hui. Prendre garde. Car elle ne reviendra pas. Jamais.

Ophélie, je te chante toutes les semaines devant des anonymes. Ton nom est éternel.

"Our love, don't mess with our love, our love is so much stronger..." -Murray S. Lightburn

Ophélie voit défiler la voie lactée du chemin de fer
Et le soleil dans ses yeux renverse tous les réverbères
Les paysages filent à une vitesse modérée
Tandis qu'Ophélie chlorophylle ne parle même pas d'arrivée.

Ophélie veut d'une liberté comme on ne sait plus en faire
Que des allers, pas de retours dans n'importe quel TER
Elle vous emmène et non l'inverse alors qu'un las murmure
"Reste près de moi, Ophélie" s'élève dans l'azur.

Ophélie donc un peu folle a quitté les maîtres d'école
Oublié villes, oublié vallons, ne retiens que les paroles
Retenons doucement pour quelques petites secondes

Arrêtons un peu las sans arrêter ce tour du monde
Cette chanson de quai de gare, pour une fille qu'on ne peut revoir
Car pas d'arrêt! Que la mémoire. Pour une fille de quai de gare.

(©Juin 2004)

Le Grand Bazar

Tellement de choses et si peu finalement. Eternelles vanités que les bricoles de la vie. Au rayon luminaires aujourd'hui:

- Alors, oui, Il est toujours vivant.

- Alors, non, avec Elle, je suis rarement déçu.

- Alors, oui, les ou the fucking Parisians d'antan n'existent plus.

- Alors, non, ma vie ne s'arrête pas (pensez à la vôtre, 20six).

- Alors, peut-être, j'hésiterai aujourd'hui à pointer le bout de mon nez dehors. Car c'est une journée parfaite pour les limbes du Pacifique. De l'air.

Thursday, March 03, 2005

Haiku

Une sieste magnifique -
Des palmiers alentours
Et la brise dans les rêves

Sleepless nights in Paris

Après six heures de sommeil en trois nuits, un visage ravagé, un vague vacillement incontrôlable, une lutte permanente pour que le corps suive ma fuite en avant et assure mes arrières, il ne restait qu'une solution: couper le téléphone, éteindre l'ordinateur, désaccorder la guitare, mettre un pyjama Cyrillus, préparer une soupe chinoise brûlante au jus de coco, mettre Billie's Blues,et se coucher à neuf heures.

Douze heures de sommeil. Le tour du cadran est joué. J'ai retrouvé ma tête, je vois clair, semble-t-il. Et franchement, il faut que j'avance, avant que la vie ne le fasse, que je me fixe des buts précis, pas seulement: "Dans deux ans, je suis désolé, chers tous, mais les concerts ne seront plus gratuits, vous ne viendrez pas dans les loges, et je ne boierai plus de bière, car voyez-vous dans deux ans, la salle de concert s'appellera l'Olympia, que la place sera à 34,50 euros, et que je suis navré il ne reste que du champagne... ça ira, Eva (c'est Green, ton nom de famille, c'est ça?)?"
Non, de véritables objectifs, au pas à pas. Sortir de l'immobilisme stérile. Et faire le vide, revoir mon répertoire, mon agenda, et garder les fidèles, et les bonnes. Il y a aura des chansons, des amis, et des filles. Je le crois. Je l'ai toujours cru. Et il fera chaud. Et les terrasses seront pleines. Et les lunettes seront de soleil. Et les coca-colas seront citronnés-glacés dans des bouteilles en verre. Et la brise apportera le nécessaire. Et les caresses seront naturelles. Et les phrases seront toujours positives. Et on verra que cela est bien. Et on sera bien.

Tuesday, March 01, 2005

Des nouvelles de l'égoût

Je suis sale et je me lasse de ces nuits au bras de filles anonymes aux rires poussifs et à la romance limitée.
Je suis sale et je me lasse de ces nuits dans le creux de hanches qui ne m'attirent pas plus que cela.
Je suis sale et je me lasse de l'ennui, de la nuit, de l'amour "physique et sans issue";
Je ne supporte plus de ne pas pouvoir m'ouvrir aux mystères qui dans le temps d'antan faisaient qu'une femme était capable de m'ensorceler.
Tout vient de moi et tout revient aux autres. There is no One and too many Others.