Friday, February 04, 2005

Le grand départ

Il parait qu'il ne faut pas dramatiser le trivial, sans quoi l'on tombe dans le ridicule. Et pourtant, ce qui à l'oeil extérieur paraitra trivial est pour moi un déchirement difficilement exprimable, et volontiers dissimulé jusqu'à cet instant où le coeur n'y tient plus et tombe dans ces discours dithyrambiques à l'intérêt limité.

Krev8 s'en va demain.

En réalité, certaines personnes me disent avec ironie: "tu n'es rien sans lui". Evidemment, l'amour-propre en prend un coup. Mais je rétorque du tac au tac: "J'étais quelque chose, avant; mais je suis devenu dépendant. Quel connard ce mec.".

Le problème de la vie, c'est la dépendance: aux amitiés grandioses, aux femmes, aux fumées colorées, aux ivresses, au moi qui peut-être n'existe pas.

Mais je vais profiter de ces mois d'absence pour vivre tout ce que je ne vivais pas avant, à cause de sa présence, toutes ces minutes de téléphone utilisées, toutes ces bières partagées (enfin, toujours chacun la sienne), tous ces solos de guitare interminables, tous ces paradis artificiels...

Je suis l'Homme nouveau.

"That's so cute!"