Friday, February 25, 2005

A l'ancienne

Aujourd'hui, je me suis habillé. J'ai rendez-vous.

Ce sera classique. Un restaurant à Saint Germain, avec un ou deux verres de vins, pour enlever ma timidité naturelle, pas trois, sans quoi elle est pompette (elle ne tient pas très bien l'alcool... j'adore ce type de coquetterie). Il faudra la faire rire, et puis parler à voix douce soudainement, sans jamais dépasser cette limite qui fait que le jeu est devenu trop évident, soutenir son regard et le terminer par un léger mordillement de la lèvre inférieure, qu'il soit là, mais non perceptible. Et puis, le cinéma. Un vendredi soir. Et ce souci de trouver le film qui fait que l'on montre que l'on n'a pas des goûts dégueulasses, mais qu'on ne sera pas obligé de regarder en entier, trop occupés à. Pas un drame, pas une comédie grasse, pas un film d'auteur, juste un long-métrage d'images nécessaires mais non indispensables.

Et puis, il faudra la raccompagner sur le pas de sa porte, car il sera déjà minuit et des poussières d'étoiles. Il y aura ce moment si délicat où les paroles s'estompent et où les corps parlent à notre place.

J'entendrai au loin le "The way young lovers do" de Van Morrisson. Et elle m'enlacera maternelle de ses bras dénudés jusqu'au petit demain.

Peut-être.