Monday, February 28, 2005

Pas de semaine pour les artistes!

Dimanche soir sur la Terre, au moins en France, c'est quand même pour des milllions de foyers une longue digestion devant l'indigeste film en primetime sur la première chaîne, suivi du deuxième film, qui est soit un film intelligent soit un nanard, qui provoque ainsi toujours la même réaction naturelle et compréhensible de toute façon:
l'endormissement progressif, jusqu'au sursaut en plein torticoli sur le canapé jusqu'à se trainer jusqu'à son lit.
Alors, il se trouve que je n'ai pas la télévision. Donc hier soir, j'ai préféré aller revoir une amie metteur en scène qui revenait de Chine, toute sa troupe était invitée, sympathique, toujours un peu loufoque, comme je les aime, avec de la cuisine chinoise, et surtout de la Shinga (que je préfère à la Tsingtao, pour ma part). Et puis il fallait que je me dépêche, j'avais rendez-vous au Gambetta, un copain qui joue dans un groupe de "Trash-Blues", Junkyard, ça s'appelle, complètement barré, le chanteur torse-poil en futale léopard ressemblant à un Iggy Popnon sexy mais autant schizoide en apparence, une bassiste habillée en nonne, un guitariste dingue (ça c'est mon pote) et un batteur métronomique et brutal. Une sorte de post-punk joyeux bordel hyper structuré. Ensuite, il y avait un groupe dont j'avais déjà entendu parler, Little Fury, mais souvent il s'agit de ces groupes qu'on vante sans les avoir entendus... Ils sont bons, mais comme la bassiste appartient au chanteur, on a du mal à se donner corps et âme, d'ailleurs on ne peut donner que l'âme et on n'a pas envie de se limiter, alors... cela dit, c'est très bien, c'est carré, un très bon gros son à la mode. Non, moi, j'étais concentré sur une folle en transe, sorte de pythie des temps modernes, qui pendant tous les concerts était prise de spasmes continuels, et de regards fixés, plein d'étoiles dont on sait qu'elles n'existeront pas encore très longtemps. Elle est venue à la maison, il faisait un froid de canard, il a fallu se réchauffer, j'ai dormi 3 heures.

Sunday, February 27, 2005

Et le 7ème jour, il se reposa. (C'est dur, de créer)

Depuis combien de temps n'ai je pas touché le jour un dimanche? Voilà une éternité que je ne l'ai aperçu que pendant quelques maigres heures, à travers les bruns stores vénitiens. Il y a peu, je l'ai vu juste avant qu'il se lève, mais depuis, rien. Je l'ai toujours bordé avant qu'il ne se couche. Quel chieur.
Cet hiver est trop long. Il fait froid, les jours sont courts, il neige par intermittence sans raison alors qu'aucun pays ne respecte les accords de Kobé. Expliquez-moi. Vous comprendrez sans doute pourquoi donc je passe mes dimanches à savourer l'ennui dans mes caleçons, au chaud dans mon fauteuil en velours rouge, un arabica en tasses et, tiens, pourquoi pas, l'Andante con moto du 2nd trio de Schubert ou non, je sais, "My man" de Billie Holliday. Je n'ai pas pu acheter le Monde, normal. Je me contenterai de mon Univers.
Mary dit que je suis un dandy. Enfin, elle a dit ça entre un dithyrambe long comme un cordon téléphonique sur Hunther S. Thompson et une gorgée de liquide fluorescent autour de deux heures du matin. Ca me rappelle quand même mon ancien professeur de philo qui m'avait glissé à l'oreille: "Vous avez un look de dandy post-moderne". Ouais, c'est ça, et ta femme, je la kiffe bien.

Saturday, February 26, 2005

Tribulations d'un parisien à Paris

Peut-être demain.

Friday, February 25, 2005

A l'ancienne

Aujourd'hui, je me suis habillé. J'ai rendez-vous.

Ce sera classique. Un restaurant à Saint Germain, avec un ou deux verres de vins, pour enlever ma timidité naturelle, pas trois, sans quoi elle est pompette (elle ne tient pas très bien l'alcool... j'adore ce type de coquetterie). Il faudra la faire rire, et puis parler à voix douce soudainement, sans jamais dépasser cette limite qui fait que le jeu est devenu trop évident, soutenir son regard et le terminer par un léger mordillement de la lèvre inférieure, qu'il soit là, mais non perceptible. Et puis, le cinéma. Un vendredi soir. Et ce souci de trouver le film qui fait que l'on montre que l'on n'a pas des goûts dégueulasses, mais qu'on ne sera pas obligé de regarder en entier, trop occupés à. Pas un drame, pas une comédie grasse, pas un film d'auteur, juste un long-métrage d'images nécessaires mais non indispensables.

Et puis, il faudra la raccompagner sur le pas de sa porte, car il sera déjà minuit et des poussières d'étoiles. Il y aura ce moment si délicat où les paroles s'estompent et où les corps parlent à notre place.

J'entendrai au loin le "The way young lovers do" de Van Morrisson. Et elle m'enlacera maternelle de ses bras dénudés jusqu'au petit demain.

Peut-être.

Ginsberg & Co.

Je médite.Je lévite.Je m'évite.
HOWL

Thursday, February 24, 2005

Faut-il vraiment?

J'ai compris Kerouac, j'ai compris Baudelaire,
Je n'ai pas eu le trac, je me suis laissé faire,
J'ai compris Bob Marley, j'ai compris Woodstock,
En voulant m'arrêter, j'ai découvert... Jackson Pollock!

Il m'a dit d'écouter du "jazz" si je voulais le comprendre
J'ai trippé sur "Miles Davis", ça a de quoi surprendre
ça ne s'est pas arrêté là que je vous rassurre
J'ai oublié la fin de l'histoire, ce doit être l'usure?

Tout ça grâce à quoi?


J'ai compris l'soleil, j'ai compris la lune,
J'ai compris le "OM" qui me lie à la nature
J'ai compris le ciel, j'ai compris la Terre,
Pris dans le grand tourbillon du système solaire!

J'ai compris autrui, j'ai compris les femmes,
Plutôt celles de mes rêves, qui remplacent ces belles dames,
J'ai compris la Vierge et j'ai vu Jésus
Mais ça j'ai l'impression de l'avoir déjà entendu.

Tout ça grâce à quoi?

Un musée d'art contemporain à l'architecture bizarre
J'ai avancé l'air de rien, état des plus standards,
Je me suis arrêté devant toutes les toiles
Et soudain je me suis à crier au scandale!

Ils m'ont pris pour un fou, je leur ai dit que j'en avais marre
De ces défoncés qui parlent, avec cet air plutôt hagard
Ils n'ont rien compris du tout et restent dans leur plumard
A fumer jusqu'aux doigts l'avant-dernier pêtard!

Tout grâce à quoi?

A la marijuana, à la marijuana, à la marijuana (ad lib.)

Eh oui, j'étais jeune à l'époque.

Wednesday, February 23, 2005

Amuse-Muse

Sophie Thunder, bois une bière!
Tu sais bien que je suis rockeur
Alors si tu me laisses faire
Sophie Thunder, en un quart d'heure
Je te transformerai en Sophie Tonnerre!


More to make you cum, soon.

Tous doigts réservés©

Tuesday, February 22, 2005

Priere

Je vous salue, Etres vivants, et je vous benis devant l'eternel passe, l'eternel present et l'eternel avenir. AMEN

Petit salaud de rocker indé

Hélas pour toi, cher coo (fondateur du célèbre trio jazz manouche Julien Coo Trio), ne le nie pas), je suis dans une période où je suis en faveur de la démocratie, et où je laisse la plèbe s'exprimer. Mais encore une ou deux provocations mesquines de ce type, et je supprime tes interventions, car sache que sur ces pages, je suis omniscient.

"I am the Lizard King, I can do anything"

faut pas me provoquer



coo

Petites coutures

Les images sont partout. Même quand on ne VEUT pas en voir, elles sont là. Times Square s'est fait une place dans tous les centre-villes. Bowie a fait la pub' Vittel. Les vaches en campagne suisse sont violettes et chient du chocolat.

C'est pourquoi il n'y aura PAS d'images sur ce blog. Pas de compromis. C'est vrai que les codes sont compliqués, aussi. Sourires.

Ca, c'était la première chose que je voulais dire. Ca n'est pas très intéressant, assez pathotique, mais justificatif.

Autre chose, j'ai peur de la solitude. Chaque soir, je rentre chez moi, je viole ma guitare pendant quelques heures, et puis, qu'importe si la faim ou la fatigue se font sentir, il faut que je sorte, que j'aille bouffer la vie, que j'aille hurler dans un bar, que j'aille partager l'avenir avec mes amis, que j'aille croiser des regards insistants de femmes inconnues, mais surtout ne pas rester face à mon assiette miroir. "Si j'existe, si j'existe...". Pitoyable.

La vie, c'est qu'une fois, et heureusement.

Saturday, February 19, 2005

Bach-->Doors Man

Il était important de séparer les deux posts ci-dessous. J'ai beaucoup de choses à dire, et j'aimerais partager avec vous deux les putes (l'Eternel et l'Ephémère) les deux heures que j'ai vécues hier soir.

Cité de la Musique. 20h. Modernité des formes architecturales, éclairages surréalistes, petits vieux aux formes tristes, visages trop réalistes. Une petite coupe de champagne pour patienter, c'est la logique du lieu. Pas de bières. Dans quelques instants, le grand claveciniste Pierre Hantaï montera sur scène pour interpréter devant 2000 yeux ampères les Variations de Goldberg de Johann Sebastian Bach. Pas d'amplification. Il va falloir tendre l'oreille, se fondre dans le niveau sonore insolite, se retrouver seul face au génie du contrepoint. (Petite parenthèse: rappellez-moi de vous parler du Schrifsteller Thomas Bernhard la prochaine fois)
Le bonhomme arrive, un baroqueux comme tant d'autres, énigmatique et humble personnalité en costume étriqué persuadé que Glenn Gould a été envoyé par Satan pour détruire les violes de Gambe. Et il se lance.
Après des semaines de rock dans les caves, il faut VRAIMENT s'habituer au niveau sonore d'un minuscule clavecin dans une grande salle de concerts, mais peu à peu, ça prend. Les larmes ne me viennent pas, non. Ici, pas de logique du corps. Pas de déferlement, pas de "2 minutes de violence" comme dans Orwell. Le clavecin, c'est du titillement de neurones, c'est toutes les mélodies au même niveau, à toi de te débrouiller et de faire le tri, et surtout essaie de t'en sortir parce que pour l'instant c'est tout simplement sublime, et tu perds pied, ça dépasse ton entendement, hein? toute la vie semble veine à côté de cela, qu'est-ce que t'en penses? Tu vois, Jim Morrisson adorait Albinoni et... et là, le drame, dans ma tête surgit le spectre d'un pantalon de cuir baissé devant une horde de policiers. Et je pense à ma chanson "tu m'fatigues", ah oui, la deuxième partie du couplet, il faut vraiment changer les accords, et surtout la mélodie, pour pouvoir vraiment revenir, attends, mais que fait Bach là en ce moment, il passe de la dominante à la tonique pour revenir à la sous-dominante et enchainer sur une sus-tonique, quoi, mais c'est exactement ça qu'il faut faire, et surtout dans la voix, ne pas oublier de faire comme si mon pantalon était baissé devant une horde de policiers et et et et et et il ne reste plus que quelques variations!
J'ai quitté Terre, et pour ainsi dire, je n'ai pas pas écouté Bach, il m'a révélé. Je n'ai pas respiré, IL m'a respiré. Encore une fois. Au clavecin, putain. C'est à dire un instrument qui fait autant de bruit que la respiration post-coïtale d'une fille sur l'oreiller, le côté agaçant en plus. Parce que oui il ne faut quand même pas déconner, la version piano de Glenn Gould en 1981, c'est quand même bien mieux.

Ce qui me fera toujours vivre dans la musique, avec la musique, pour la musique, par la musique, c'est ce mélange ineffable de surgissements incontrôlables et d'harmonies tendant vers des cieux, bleus ou gris, qu'importe, juste que ce soit tout là-haut.

Toujours en avance...

J'avais devancé ta recherche.
Je connais la jeune femme compétente, qui pourrait, si ça colle, t'aider dans ta carrière (jeune carrière certes, mais tout de même). Je ne sais pas ce qui s'est passé lors de ton dernier concert, ni ce qui cause ces vagues d'amertumes, mais je pense que tu as tort de vouloir changer un état d'esprit qui fonctionne. Le reste, ce n'est que de la soupe.
L'idée serait donc que je vous fasse vous rencontrer... presque célèbres artiste et "manageuse". On s'envoie des mails. On met ça au point. Pour le reste, on s'en bat les couilles... c'est samedi soir.

A bientôt... Beret man.

BS

Noir sur blanc

Filles inconnues (votre style vous trahit) et bloggeuses de 20six, mille et un mercis pour vos bons mots (le mille unième compte plus que tout).
Excusez ce mur taggé, celui de mes lamentations immatures. Seulement, si je pète un cable, c'est que je suis en sous-alimentation.

Message à mon guitariste exilé:

J'apprécierais que tu m'appelles
Pour qu'on se rappelle nos conneries
Qu'on a répétées à la pelle
Qui nous attiraient des ennuis

J'apprécierais que tu m'appelles
Pour qu'on se rappelle la grande vie
Celle qu'on menait -entends l'appel,
Avant qu'elle ne devienne pourrie.

Mais il parait que le souvenir,
Ben c'est HAS BEEN
J'aimerais en rire,
Mais ça me fiche le spleen.

On peut encore déplacer les montagnes
On peut encore survoler les océans
On peut encore dévorer les charognes
On peut encore surpasser les carcans.

you were looking for me?

Bon alors moi je peux traduire tes textes, jouer du shaker aussi bien qu'au bar 3 (je m'avance peut-être là), te faire jouer chez moi (ok c'est juste à Clermont-Ferrand mais c'est déjà pas mal) et je l'ouvre tout le temps!
P.S.: je vois pas pourquoi tu veux changer de nom, c'est très bien Charlie B.& the Baguettes, enfin je trouve.
Voilà tu as trouvé ce que tu cherchais, malheureusement pour toi (et pour moi et ma carrière de manageuse) je ne suis pas sur Paris!
Xtazy

N'importe quoi!

Moi je suis manageuse à mes heures perdues, bilingue bien que ma spécialité soit plutôt "canadian and american slang" et je suis définitivement une fille qui l'ouvre quand il faut, même quand il faut pas des fois d'ailleurs.

Je signe où? ;)

Passez votre annonce ici!

Jeune chanteur de chansons rock'n'roll (mais pas trop) en français RECHERCHE:

- un fou sachant jouer de la guitare électrique comme personne à part le pour l'instant défunt Krev8
- un batteur qui sait fermer sa gueule quand il faut (genre le batteur des Parisians)
- une copine qui l'ouvre quand il faut (genre "et je préfère pas dire qui c'est")
- un traducteur de chansons en français parisien du 5ème vers anglais de East Village
- un tourneur pour Allemagne, Hongrie, Asie du Sud-Est et Tibet Libre
- une manageuse intriguante qui monte des blogs collectifs
- un barman comme Nick du Bar Three
- un sens à sa vie
- un nom acceptable

Si tu peux m'aider dans cette quête, poste sur ce blog ou "va te faire encouler"!

Friday, February 18, 2005

too underground for the underground

bon c'est bien gentil tout ça, mais quand est-ce que tu vas te decider a rentrer dans le rang et à t'acheter une boite à rythme et à chanter en Anglais ?

Auto-critique: m'en sortirai-je un jour?

Les planches. Un micro, une voix, une guitare, un jack. Un léger filet de lumière vers la scène. Le visage hanté. Les paroles susurrées, on joue sur la respiration, on parle au public, on fait des blagues, on sourit aux filles du premier rang, on la joue doux et subtil, on réajuste la béret, petit bourge raffiné.
Ca, c'est Charles-Baptiste.

Pied au plancher. Un micro, un cri, une gratte, un jack daniel's. Un stroboscope hanté. Une scène dévisagée. Les paroles incompréhensibles, on joue sur le hurlement, on ne parle pas au public, on est braqué, on insulte les gars du premier rang, on la joue cru et débile, on enlève le béret, petit con du 5ème.
Ca, c'est Charles-Baptiste.

Excusez ma schizophrénie. C'est ce qui me saisit.

Thursday, February 17, 2005

Remonter la rue et descendre l'Escalier

Ce soir, il va falloir tenir une heure et demie, une heure et demie de sueur, d'excitation, à se dénuder peu à peu jusqu'à l'état édenique intégral, de va-et-vients continus, de retenue, et une seule toute petite pause avant de déverser le céleste poison que sont les derniers mots qui marquent au fer rouge, -avec assentiment du partenaire.

Ce sera ce soir, à l'Escale, au 15 de la rue Monsieur le¨Prince, derrière la lourde porte en bois, près de la "vitrine", dans le "backroom", donc entrer, aller au fond du bar et descendre l'abrupt escalier pour rejoindre les claquements de fouets et les soupirs énigmatiques.

I just can't control myself.

Tuesday, February 15, 2005

Chez Bean

Un jour, ce sera la fin des haricots, et je n'irai plus chez Bean.

Le charme des chanteurs à texte en France tient sans doute à leur quête insatiable du jeu de mots, du trait d'esprit, trait d'union avec l'auditeur aussitôt séduit. L'agacement arrive rapidement, aussi.

Mes pensées fusent mais éclatent en vol.

Le calambour a sa petite tradition en Gaulle, et ne cesse son érection depuis les clameurs de gorge de la nouvelle scène française.

C'est décousu, quand même... Il y a du talent, mais comme le disent certains journalistes au talent certain pour la rhétorique rock et roule, "un peu de travail après la hype et les cris des plus jolies filles de la capitale" fera du mal à tout le monde,sauf à ceux qui en ont vraiment (du talent ET des testicules)

Monday, February 14, 2005

Blitz-poem ou Haîku Occidental

Tu parles pas, t'es suspect
Tu parles trop, t'es lèche-cul
Tu ments pas, t'es idiot
Tu dis vrai, c'est foutu!


Toutes droites réservées©

Sunday, February 13, 2005

Eros trip tise à l'Escale

Charles-Baptiste après la tempête!

Pour la première fois:
En concert solo rétrospective intégrale guitare-voix à l'Escale

Jeudi 17 février 2005
A partir de 21h30
Entrée et sortie libres

L'Escale
15, rue Monsieur Le Prince
75006 Paris
Métro Odéon

Friday, February 11, 2005

Françaises, Français, voici un vain pamphlet

Ca fait combien d'temps qu'on fait du cabaret?
Ca fait carrément depuis toujours!
Ca fait combien d'temps qu'on fait du cabaret?
Que le thème récurrent, c'est le Grand Amour!

Ca fait combien de temps qu'on fait du cabaret?
Qu'on n'dit pas juste "je t'aime", c'est beaucoup trop court!
Ca fait combien de temps qu'on fait du cabaret?
Et qu'avant trente ans, on est trop jeune pour percer de nos jours!

Qu'est-ce qu'on attend, pour chanter le rock'n'roll
En Français dans le texte, ma parole!
Ca berce, et ça retourne, voyez que la quête est facile,
Non, l'étoile n'est pas inaccessible!


Les mots simples en anglais ont une âme...
Les mots compliqués français se pâment...
Ils font les malins, mais seulement quelques-uns
Les comprennent, les attendent,
Et leur tendent la main,
Avant qu'ils ne fassent peine.

Thursday, February 10, 2005

De mâle en bi

Couloir de métro. Pubs variées le long des murs sales. Perdu dans mes pensées, rarement salutaire. Et une brune aux yeux perles que je croise soudain me fait prendre conscience des dix dernières secondes de mon propre regard.

Celui-ci vient en effet de s'attarder et l'horreur me bouffe déjà; pendant cinq secondes, j'ai bloqué sur les seins de Marlène qui déclare, dans une pose des plus vulgaires et fantasmatiques, qu'elle fait des trucs sexy, des trucs tellement sexy que toi tu les a jamais fait que ça te ferait du bien parce que les filles normales, y'en a un peu marre, et bordel, des seins comme ça, ça fait combien de temps, hein... sur la pub de la couv' pour l'Entrevue de la semaine, ; et pendant cinq autres secondes, sur la toute nouvelle Méga-Pizza de Ouf-Malade avec olives, jambon, fromage, oeuf, chorizo, la totale, quoi, et quand t'as la dalle, c'est encore pire, parce que tu te mets à saliver, et... de Pizza Hut.
Et là, je me dis, aussi gourmet que je sois, en femmes comme en gastronomie, (si je pouvais, je passerais ma vie à l'Harlequin à regarder des films avec Audrey Hepburn en buvant du Dom Pérignon), franchement, il y a un truc qui tourne pas rond chez les mecs, un truc instinctif. Et je serai toujours un Mec.

Naturellement, la fille sourit en me croisant. Elle sait.

Wednesday, February 09, 2005

Vie à Venise

Aurais-je perdu mes masques? Où sont-ils passés? Je suis pourtant sûr de les avoir mis dans l'armoire... C'était déjà une erreur de les ranger, mais j'en avais assez de toujours utiliser n'importe lequel, de ne pas toujours adapter chacun de mes masques à mes jours et nuits, et puis il fallait toujours se déplacer avec tous, ça devenait encombrant. Peut-être ont-ils été volés? Pourtant peu de gens les supportent, ils sont souvent lourds à porter.

Vais-je devoir attendre juillet et Venise pour en retrouver? Il y a quelques jours, j'aurais bien troqué plus d'un de mes masques pour le silence étrange et étranger qu'on évoque au nom de cette Cité aux mystères oniriques. A présent, me voilà démuni: plus de masques, et le hurlement des agneaux.

Il est retrouvé. Quoi? Le chaos. C'est l'enfant de l'étoile envolée.

Tuesday, February 08, 2005

Kundera, mon amour

"Seul le véritable poète sait comme il fait malheureux dans la maison de miroirs qu'est la poésie" -La Vie est ailleurs, Milan Kundera

Est-ce moi qui respire? Ou suis-je respiré?

Comment savoir si je suis un élu? Faut-il aller jusqu'à la crucifixion pour en être certain? L'auto-destruction latente de nos jeunesses, n'est-ce pas cette forme de crucifixion de tous ceux qui aimeraient être messies? Mais si! Il n'y a qu'à regarder les âmes torturées du film Clean pour que cela saute à nos yeux, que l'on aimerait crevés! Il n'y a qu'à écouter le chant hanté des Stone Roses dans I am the resurrection pour s'en persuader. Il n'y a qu'à. Yaka. Yaka. Spécial Ka.

Un peu de soleil, des tartines au miel et au beurre à la fleur de sel, une petite brise sur une terrasse, et tous ces emmerdements métaphysiques, ça pourrait peut-être s'envoler, non? Juste histoire d'arrêter de penser, juste histoire d'être dans l'immédiat... C'est quand, le printemps, merde!

Sunday, February 06, 2005

Putain de petite mélodie

J'ai une putain d'petite mélodie dans la tête
Je n'arrive pas trop à savoir qu'en faire
Je l'ai foutue dans la pièce d'à côté pour qu'elle se taise
Je l'ai foutue dans la pièce d'à côté pour qu'elle s'arrête

Mais au fond d'moi
Je n'peux pas m'en passer, voyez-vous ça, (non)
Mais au fond d'moi
(je sais qu')elle tourne autour de moi en faisant oh oh oh
Oui, là au fond d'moi
J'voudrais pas qu'elle parte, j'voudrais pas qu'elle parte
Pour aller se fourrer dans un coin
Pour aller emmerder les voisins
Car ils ne comprendraient pas
Ce petit oh oh oh
Ce oh oh oh qu'elle a


Voilà qu'il y a un putain d'nouveau rythme qui colle
Ca va vraiment finir par me foutre en l'air
Les harmonies font le tapin, me proposent leurs arrières
Et des mots insensés s'habillent, il est temps que j'm'affolle

Refrain

Tout se met en place, le papier s'est noirci
Pourvu que rien ne s'efface ou je suis fini!

Va quand même falloir assumer, tout et même le reste
Vas-y tu peux t'marrer, vas-y auditeur-test

Mais au fond d'toi
Tu peux pas t'en passer, voyez-vous ça, (non)
Mais au fond d'toi
(tu sais qu')elle tourne autour de toi avec ses oh oh oh
Oui, là tout au fond d'toi
Tu voudrais pas qu'elle parte
Tu voudrais pas qu'elle parte
Pour aller se fourrer dans un coin
Pour aller emmerder les voisins
Car ils ne comprendraient pas
Le petit oh oh oh
Ce putain de petit oh oh oh
Que cette mélodie a.

Saturday, February 05, 2005

Friday night thought

Les pâtes! Barilla, tu nous sauvera tous.

Le stop, à Paris, c'est très dur, mais ça marche, quand même, parfois. Le chaud retrouvé, quel délice. C'est là que je vois que je suis privilégié... cela m'insupporte. Et tellement facile, pourtant.

Demain, des femmes, de la musique, ce qui me fait vivre.

Mais est-ce seulement une ligne de vie? Ou juste une ligne de drogue?

Friday, February 04, 2005

Note éternelle du présent

Rectification : Je m'en vais bien après l'heure ... soit après-demain.
Cela change t-il ? Non.
Laissons ce microcosme parisien ... Fuyons vers les yeux bleus des brunes italiennes.
Une Krevette dans un espace (tant)désiré. Le temps du travail.

La musique continue sans moi. Mon inévitabilité est relative et tout le monde vivra mieux sans moi sauf quelques bartenders ... Je citerai simplement Pierrot (Autobus Café) et Earle (Shebeen) ... en ce qui concerne Nick (comme "nique ta mère")au Bar III, je ne pense pas que l'ai beaucoup aidé à vivre ...

Charly B. perd une crevette. Il gagne des blattes. A quatre pattes.

"Transformer Man"

Le grand départ

Il parait qu'il ne faut pas dramatiser le trivial, sans quoi l'on tombe dans le ridicule. Et pourtant, ce qui à l'oeil extérieur paraitra trivial est pour moi un déchirement difficilement exprimable, et volontiers dissimulé jusqu'à cet instant où le coeur n'y tient plus et tombe dans ces discours dithyrambiques à l'intérêt limité.

Krev8 s'en va demain.

En réalité, certaines personnes me disent avec ironie: "tu n'es rien sans lui". Evidemment, l'amour-propre en prend un coup. Mais je rétorque du tac au tac: "J'étais quelque chose, avant; mais je suis devenu dépendant. Quel connard ce mec.".

Le problème de la vie, c'est la dépendance: aux amitiés grandioses, aux femmes, aux fumées colorées, aux ivresses, au moi qui peut-être n'existe pas.

Mais je vais profiter de ces mois d'absence pour vivre tout ce que je ne vivais pas avant, à cause de sa présence, toutes ces minutes de téléphone utilisées, toutes ces bières partagées (enfin, toujours chacun la sienne), tous ces solos de guitare interminables, tous ces paradis artificiels...

Je suis l'Homme nouveau.

"That's so cute!"

Tuesday, February 01, 2005

A mercredi