Sunday, January 30, 2005

Newcomer invite Charlie B.& The Baguettes...

...à venir jouer au Bar Three Mercredi 02/02 à 21h30
Et ils ont raison.

Le grand Krev8, à la guitare électrique, qui a déjà bouleversé les fonds marins depuis de nombreux mois, s'en ira, quelques jours après le concert, expérimenter la flamenco drum'n'bass chez les Romains jusqu'à juillet (mais des concerts sur prise "comeback" sont à prévoir).
L'énigmatique Monsieur Lapin, qui a déjà posté de nombreuses fois sur ce blog, fera vrombir sa basse électrique, aidé de son fidèle Mickaël aux futs étirés.
Et moi et moi et moi... je cracherai des mots larsen.

Que de mystères.

Le Temps

Y a-t-il quelque chose de moi qui demeure constant?
Y a-t-il quelque chose en moi qui puisse défier le temps?
Ou est-ce que je défile, à toute allure,
A cent à l'heure, sans filature?

Y a-t-il quelque chose de moi qui te ferait plaisir?
Je ne serai pas toujours là pour t'en souvenir
Ou est-ce que si tu vibres, en m'embrassant,
C'est parce que je vis, dans le mouvement?

Et tu regardes si dans l'assiette
Il n'y a pas des restes
De moi, et tu bouffes l'indigeste
Pour que s'assoit la misère, la famine, dans les viscères.

C'est pas une vie saine
Que de ne rien laisser derrière soi
Et ça amène au tout Dernier Repas
Celui où l'on crève à la fin sans savoir et sans sourire.

Y a-t-il quelque chose de moi qu'on pourrait guérir?
Que les pièces détachées aient au moins une histoire!
Ou est-ce que j'abandonne la grosse bedaine
Dans le formiol et ferme ma gueule?

Saturday, January 29, 2005

Souvenirs, et venir lorsqu'on est saoûl

Même avec l'aide de substances psychotropes, la quête est vaine. Impossible de se souvenir de toutes les filles que j'ai embrassées dans ma vie. Cela me perturbe. Et celles avec lesquelles j'ai couchées? Ou celles avec lesquelles j'ai "fait l'amour", recréé le couple originel? Oui, mais j'en oublie toujours une ou deux, une, et pas toujours la même, hélas.

Qu'est-ce que cela veut dire? Peut-on être à ce point insipide dans l'acte pour disparaître de la mémoire de son partenaire d'antan? Un baiser, je veux bien comprendre. Beaucoup de gens embrassent, beaucoup de façon inaperçue, beaucoup sous alcool. Ce qui explique, ou toutefois fournit des raisons.
Mais l'amour physique, merde, quoi! "Sans issue", disait Evguenie Sokolov. Mais honnêtement, à moins d'avoir des problèmes -et je plains ces gens dont on rit souvent, cela dure quand même un certain temps: on prépare le terrain, on attend, puis on y va, puis on attend, puis on y retourne, en général bien sûr, -et je plains ces autres gens dont on rit souvent, puis on quitte, il y a un départ, une séparation imprévisible et inéluctable, différente à chaque fois, mise en scène, théâtre intime, souvent cruel, parfois saut d'homme -dans le vide.
Là, c'est ma mémoire qui hanche. Le vide est dans le feuillage hivernal de ma tête et dans le creux de mon ventre. Et je me révolte et sanglote contre ces sensations diffuses et indicibles qui peuplent troglodytes ma mémoire sensible, car dans des grottes cervicales où les téléphones portables au répertoire rempli captent très mal, que je ne retrouverai plus, et qui s'estompent, et disparaissent, à la lueur de l'âge adulte et adultère.

Il faut se faire une raison. Je ne suis plus un petit garçon.

Friday, January 28, 2005

Ex-cetera

Les films français "L'ex femme de ma vie", américain "Les ex de mon mec", le groupe de rock'n'roll underground "The Ex", la chanson "I hate your ex's rock'n'roll band": visiblement, c'est la mode...

Alors, ironie du sort, à titre d'ex-emple, je me rends à un vernissage de qualité: celui des ex des Art Déco. Sauf que certaines de mes ex y seront peut-être. Sans doute.

Pas d'ex-citation. Pas d'ex-altation. On ex-pire lentement...

Et surtout, ex-cusez moi.

Thursday, January 27, 2005

Un jour, j'achèterai une île et je ferai de la télémusique

Le travail, la vie professionnelle, les engagements, les responsabilités ne concordent pas avec la vraie vie. Celle de la nuit, des cocktails, des filles et du rock'n'roll.

Une île à moi, une borne internet, quelques instruments et du temps: Concorde pour la vraie vie! Celle de mes jours, de mes jus de coco, de ma danseuse sur la plage et de mes cordes de guitare.

C'est ça.





Tuesday, January 25, 2005

La raison du soir

"Parfums perfides que ceux des fleurs fanées par les nuits
Parcours arides que ceux des encenseurs aliénés
Partir, tard, vide, tiraillé par l'idée,
La parole fébrile: non, l'Eternel n'est pas ici!

Que l'on en parle, que l'on s'agrippe à tous ces rêves par les pieds,
Et l'on s'égare, dans le Dédale, qui fait le deal de nos années."

Non, ce n'est pas Baudelaire. C'est moi.

I want to rock you

I want to rock you
I want to rock you down
I want to fuck you
I want to fuck you up … right now

Psycho Bitch
Psycho Bitch
Psycho Bitch
Psycho Bitch

I want to get you
Deep, down and dirty
I want to see you
Scream for your ice cream

I want to rock you
I want to rock you down
I want to fuck you
I want to fuck you up … right now

Swallow Bitch
Swallow Bitch
Swallow Bitch
Swallow Bitch

Missing

Perdu pot de Nutella,
environ 20 à 25 cm de haut,
3 kilos tout juste,
marque Ferrero, Jamais entamé.

Forte récompense prévue pour s'envoler en volutes.

Navré pour les imprécisions d'hier soir

Charles-Baptiste & les Baguettes en concert acoustique gratuit jeudi 27/01 à L'autobus 1, rue Oberkampf, métro Filles du Calvaire l.8 à partir de 21h30.

En concert électrique payant mercredi 02/02 au Bar Three 3, rue de l'ancienne comédie, métro Odéon à 21h pour la soirée organisée par le magazine Newcomer

Et les Parisians jouent au Bar 3 aussi ce mercredi.
Et Lewis des Mardous est dans le coin.

Et franchement, la routine, ça craint.

Sunday, January 23, 2005

En concert fumeur à L'Autobus Café le 27 janvier

J'ai arrêté de fumer des cigarettes pour de vrai. Oui, j'ai trouvé la solution. La volonté. Mais pas n'importe laquelle... (raconte-nous tout, JPP)

A présent, chaque fois que j'ai envie de fumer une cigarette (réflexe physiologique, main considérée comme inutile et désagréable, briquet qui teinte contre les clés dans ma poche, proposition perverse d'autrui, quatrième bière, visualisation de la gueule de James Dean, ennui face à la vanité du monde dans lequel je vis et à cette récurrente incapacité à rendre éternels ces interstices de mystère que l'inspiration tente de capturer pour mener à la "création artistique", etc.), et AU LIEU de fumer une cigarette, j'engage une conversation avec une jeune femme de mon entourage immédiat.

Chaque tentative de pose a donc été remplacée par une tentative d'action. Le tout, évidemment, dans un même souci d'embellir le monde.

C'est un entraînement, qui ne me fait pas suer du tout. Mais alors, pas du tout. Moi qui pensais perdre cette confiance en soi que donne la Camel d'un paquet souple lorsqu'elle corrige une main sans âme, connerie juvénile! Je suis beaucoup moins timide maintenant! Incroyable pour ceux qui me connaissent. Horreur pour ceux qui me considèrent comme déjà suffisamment exubérant. Ennui pour ceux qui découvrent ce blog.

Sur certains sites d'anciens fumeurs, on appelle cela: "le cap du troisième jour".

Friday, January 21, 2005

Petits malheurs quotidiens d'un jeune Occidental

En comparaison d'avoir pris une grosse vague sur la figure, évidemment, ce n'est rien.

Mais qu'y a-t-il de plus agaçant que de penser dans le métro du retour à la maison au "God Save the Queen" des Sex Pistols, avec la hâte de l'écouter à l'arrivée, empli d'une excitation incontrôlable, et de se retrouver face à cette frustration si punk puisque menant aux cris les plus barbares: le cd n'est plus dans le boîtier! Merde, qui est le putain de punk (justement) qui a réussi à me mettre dans cet état de manque inexprimable, pour lequel il n'existe aucune cure de desintoxication possible, même en Thaïlande! L'appel est lancé. Et je t'attends de pied ferme.

Autre chose. Quoi de plus insupportable que de louer un film d'angoisse japonais pour un plan casanier pizza-bière-dvd et de tomber sur son remake américain, et d'être obligé de fumer un pêtard pour supporter le scénario débile jusqu'à sa fin? Quoi de plus insoutenable que de louer dans un video club le premier "dents de la mer" et de se retrouver avec le 5?

Certaines choses décidément ne sont pas à leur place. Même en dehors de mon cerveau, qui lui aussi aurait besoin de rangement.

Thursday, January 20, 2005

Confortable rock star du week-end

"Plus de 100 ans après Thomas Edison, Charles-Baptiste découvre l'électricité." Le père de mon fougueux guitariste Krev8 a le verbe aisé.
Electrique. Ca l'était. Car incontrôlable. Punk aussi quelque part du coup.
Un son sale mais efficace, une voix quasi inaudible mais émotionnelle et une énergie sensible et belle. Les 3 atouts du Bar3.
Danser sur le bar, embrasser des filles qui demandent à l'être "pour voir", renverser des bières sur les gens, hurler de rire dans des discussions sans queue aux toilettes, etc.

"C'est bien d'être une "confortable rock star du week-end" quand on est étudiant et que les parents sont derrière. On se foule pas trop, on plaît à son entourage et leurs 10 amis, on piccole, on fait l'amour et on rigole bien. Et quand t'as fini tes études, tu fais quoi? Quand il n'y a plus que les tripes, et que personne n'en veut plus?"
ça, c'est une critique. Une vraie. Un truc d'ami sincère qui fait avancer, qui ne ménage pas et triture les méninges. Qui fait se poser les bonnes questions. Et qui fait travailler. Ouais, c'est ça. Travailler. Arrêter de vivre dans l'utopie.

Paris, sale pute.

Wednesday, January 19, 2005

Pourquoi la cigarette tutelle?

Parce que la cigarette rend beaux tous les gestes manuels.
Parce que la cigarette rend sexy.
Parce que la cigarette fait rêver.
Parce que la cigarette fait muer.
Parce que la cigarette permet d'avoir du feu sur soi.
Parce que la cigarette fait partager.
Parce que la cigarette est un prétexte.

En contrepartie, c'est normal qu'elle nous fasse crever vingt ans plus tôt!

Tuesday, January 18, 2005

A ne pas rater

Ce soir, Ben Ellis et surtout les Anglais de Stagecoach se produisent au bar3! Pour la modique somme de 3 euros, de la pop acoustique à faire pleurer dans les chaudes bières. Plus de nouvelles sur wwww.20six.fr/clash

Demain soir, le son électrique coûte seulement 2 euros de plus. Et c'est comme ça toutes les semaines... Exciting. Sauf que demain c'est Charles-Baptiste & The Baguettes. Even more exciting.

"If you wish to have a drink with me, remember it's my first time in NY City!"

Claude François

Le lundi au Shebeen
C'est une chose qu'on aura toujours
Chaque fois c'est une mine
C'est quand on est derrière le comptoir
A s'enquiller que le ciel est noir
Qu'il doit faire beau dans nos têtes
Le lundi au Shebeen ...

Monday, January 17, 2005

Lundi routine

Après le film du dimanche soir, voici le réveil difficile du lundi matin. La routine se met en place, ce soir au Shebeen fucking Clandestine Bar. Oui et non. Car ce soir, Stagecoach débarque du Royaume Outre-Manche pour nous enchanter de ces contines de campagnards anglais aux voix angéliques et aux mélodies ciel! Hâte de l'âme.

J'ai tellement hurlé "Pour un flirt avec toi" sur les tables de l'Autobus samedi soir que j'en ai perdu ma voix... Sans compter que la chanson de la nuit donnait plutôt dans le "pour un flirt avec toi, et toi aussi, oh et toi, non toi c'est déjà fait, quoique, ça peut se refaire, ah et toi dis-donc...".

N'importe toi.

Sunday, January 16, 2005

Le nouveau rock'n'roll en français

Ca se passe régulièrement à l'Autobus Café, circa le Cirque d'Hiver. Mais c'est toujours imprévu. Pour le savoir, il faut soit être un poivrot, soit avoir beaucoup d'amis. Moi, je ne sais toujours pas comment j'ai été mis au courant.

Hier nuit, c'était une centaine de fous sous substance éthylique, cette fameuse bière Record à 7,5°, dans un lieu pourtant minuscule qui se prit pendant 6 heures à hurler de joie ou chanter comme Johnny, danser collé-serré ou collé-cogné, s'embrasser comme des enfants ou comme des amants, changer de partenaires de discussion ou de sensation, se serrer dans les bras ou annoncer le branlebas, se confesser soudain au creux de l'oreille, casser un verre ou grimper sur une table puis de nouveau s'hystérier autour de deux accordéons et deux accordéonistes, une guitare (la mienne, avec son guitariste) non branchée (la soirée l'était, pas d'inquiétude), et un trombone dont le tromboniste tenait parfois debout. Paris brûlot. Paris, go. Pierrot. Et la lune...

Pierrot, le magnanime tenancier, avait peur pour son bar. Jamais je ne l'ai vu autant se prendre la tête dans les mains avec ces ébauches de regard désaspéré, mentir sur le fait que les flics faisaient des rondes autour de son échope,imposer des trêves musicales de plus de 5 minutes afin de ménager les ménages voisins, et être sérieux plus de 30 secondes par minute.

Faire du bruit et montrer ses fesses à la vieillesse, braver l'autorité et lutter pour une liberté d'apparat, sombrer dans le pathos: n'est-ce pas cela le rock'n'roll EN français?

Saturday, January 15, 2005

Une chic fille ...

.. cette Maruschka Vodka,

« Etrange et brûlant parcours
pour rester maîtres de ses sentiments
Elle jette des ponts souvent
à la tombée du jour »

Ce vendredi soir fut une sacré soirée pour mes petits rognons.
"PRAWN" m'arracha ma carotte préférée (C-B), pour me la rendre plus tard dans la nuit au Violon Dingue. Lieu mythique de tous mes clapiers préférés.

Monsieur Lapin,

Lucy

Lucy dit qUE CETTE SOIR2E EST BRÛLANTE; Nous sommes brÛLANTS? N OUS SOMMES IMMORTELS? NOUS SOMMES JEUNES nous sommes grands, nous sommes dingues, nous sommes fous, nous sommes, nous sommeds , nous existons, nous sommes des lapins.

Friday, January 14, 2005

"Ma mère, voici le temps venu...

...d'aller prier pour mon salut."
Hier soir, mélancolie dans une bière. Tristesse dans un shot. Ecrire? Pour mieux vivre? Mon cul, Saint John Perse.
Humeur noire, humour noir.
Mais ce soir? Joie, sarcasmes, rhétorique, versatilité, séduction, piques, caresses, brillance, vivacité d'esprit, jeux de mots, gestes instinctifs, gestes pensés, naturel, sophistication, regards intensifiés, lèvres mordillées, mascara, absolut vodka!
Le vendredi, tout est permis. Surtout avec les blondes. Et les brunes. Et les autres.

Thursday, January 13, 2005

American girls

Les filles américaines jouent de cette coquetterie qui les rend à la fois désirables et désagréables. Ces idiomatismes automatiques, ces sourires plaqués, cette paleur rosie... Elles embrassent parfois. Et elles embrassent bien. Toute leur âme, toutes leurs valeurs authentiques sont violentées en un coup de langue, et elles prennent plaisir à cela. Pourtant, pas plus. Le superbe "wanna go back to my place?" semble n'appartenir qu'aux blagues sarcastiques des sitcoms qui ne font rire que les rednecks. Car la réponse est toujours méfiante. Oui, le Français est un danger. Et il vaut mieux compter sur ses friends, pour être sûr que sa réputation n'est pas entachée. Grande Danielle, adieu. Petite Emma, je te retrouverai. Je te plumerai la tête, alouette, alouette...

Wednesday, January 12, 2005

too bad too sad

hé merde
encore un grand évènement de loupé
pas de hauts talons ni de jupe de pute
pour célébrer ce grand moment d'éducation musicale
et sexuelle

mercredi soir c piscine et ravioli
vous pardonnerez mon absence

Love and whatever it takes.

Tuesday, January 11, 2005

Live and Evil

Forget Cabaret. Think Rock'n'Roll.

Charles-Baptiste LIVE au Bar Three Mercredi 19 Janvier!

Krev8 à la guitare sur prise
Vito à la basse tout contre

Affiche partagée avec le groupe mythique des électrocaves parisiennes: Sourya.

Etre et avoir

Je n'existe pas pour être désiré. La vie en a choisi d'autres, hélas. Mais je désire l'écoute plus que tout, à savoir ces regards plein de ces "promesses (sans garantie)de mots d'amour qu'on écoute à genoux". Cette nuance de sentiment est difficilement exprimable. Mais c'est ce qui fait que j'écris et que je chante, et que je ne peux pas m'en passer. Tout le reste de ma vie n'est que jeu, jeux de maux et passage, passe-temps, temps fait pas, temps pis. Tout le reste n'est qu'essai. L'essentiel est inexorable.

S'enflammer... ou pas

Charles-Baptiste... Et si tu envisageais quelques instants que les femmes viennent juste t'écouter et non pas jeter leur désir à tes pieds?
Enfin, je ne parle qu'au nom des "femmes du monde imaginaire de l'élégance nationale"...

Peut-être est-ce différent pour les "jeunes filles en fleurs"? Ca fait un peu Alice au Pays des Merveilles leur fan club d'ailleurs. Je suis curieuse d'assister aux premiers "happenings" de ce club. Qu'elles nous tiennent au courant...

Monday night crevards

Cela fout quand même un grand coup au coeur de se retrouver à se faire enourlouper par son bartender préféré dans son bar préféré, merde! Pourquoi? Est-ce que nous sommes trop bourgeois, et donc potentiellement pêtés de thunes? Erreur. Bourgeois certes, mais décademment fauchés. Putain de début de siècle.

Monday, January 10, 2005

2005 sera...

...électrique ou ne sera pas. Le rock'n'roll de cette année bercera et retournera "à la française". Femmes du monde imaginaire de l'élégance nationale et jeunes filles en fleurs à peine écloses se presseront aux portes de la décadanse des caves parisiennes pleines de ces yeux et gestes dégoulinant de séduction et de désirs indolents.
Le 19/01 au Bar Three, ça ne fait que commencer.

Cher Monsieur Lapin

Nous avons le plaisir de vous annoncer que votre very own bassist-fan-club vient d'être créé. Il sera mis en place et coordonné le plus rapidement possible par nos soins. Préparez-vous désormais à attacher votre ceinture de sécurité jusqu'à l'extinction des signaux lumineux.

The C&M Corporation INC. © all rights reserved

Sunday, January 09, 2005

Les bêtes de scène

CONTREPETRIE, selon un ex ange de la providence:

" Les bêtes changent de livres
et les livres changent de bêtes "

Les nouveaux venus
romantiques obtus
auront du mal à s'y retrouver

Monsieur Lapin,

bassiste de ta future section rythmique.


Déambulatoires nocturnes

Paris, Place des Vosges, puis Bastille pour atteindre le Pont d'Austerlitz de la chanson, et enfin, ce petit nid chaleureux qu'est mon appartement rouge Bordeaux du 5ème arrondissement. Le froid, les réverbères, les taxis, les filles seules en mini-jupe dont la sincérité fait douter. La pénombre, et cet écran d'ordinateur froid et lumineux. Et pourtant, cette chaleur de quelques mots à l'accent italien incitant à un oecuménisme au-delà de l'entendement, une communion de chères pensées et de chairs pansées. Lady Mastroianni, je serai ton accident si tu veux bien être mon ambulance. Noir.

Saturday, January 08, 2005

Merci beaucoup Charles-Batteur...

... pour ce magnifique concert
... pour le goût âpre de la bière
... pour l'accueil digne da la reine d'Angleterre
... mais surtout pour la fièvre d'hier

J'adore ta grippe.

C.Mastroianni.

Friday, January 07, 2005

Connerie et folie

La connerie n'excuse pas tout propos, à la différence de la folie. "Avoir l'air con, c'est difficile; l'être vraiment c'est plus facile" CONTRE "Sois fou, tu seras drôle". Il est vrai que mettre Coluche et Rimbaud en opposition manifeste peut-être une faute de goût aisément ridiculisable.
Ironie du sort: j'écoute actuellement Tété et son "art délicat de passer pour un con".
Je suis meilleur que lui, à ce jeu-là.

"La beauté sera convulsive ou ne sera pas"

Bravo Charles-Baptiste ! (avec un tiret c'est plus classe) Tu deviens HUMBLE et mes yeux se mouillent de larmes évanescentes ...
Ce qui est bien c'est que tu dis que je suis con, donc au moins on me reprochera pas d'écrire des choses qui n'ont strictement aucun sens. Et puis venant de toi finalement ca me fait plus plaisir qu'autre chose.
J'aime beaucoup "tu restes suer dans le vague" et je sens même la transpiration qui coule le long de mes flancs ... eh oui j'ai encore ce même marcel vert à rayures que je portais hier ... et c'est là le gros avantage des marcels (verts à rayures), c'est que tu ne fais qu' UN avec tes déjections transpiratoires ... J'aime être CON, c'est beaucoup glorifiant que d'être Talentueux ... ca ne signifie plus rien.
Et Monsieur Sartre que fait-il ? On ne l'entend plus ... "Pas vu pas pris"... Les tartines de pain d'épice à la confiture d'oignons ont du sévèrement le dégoûter...
Et de citer mon épitaphe : "Mieux vaut être un ivrogne célèbre qu'un alcoolique anonyme" ... Et tout le monde de dire, n'arrêtera t-il jamais de dire des insanités ethyliques dont tout le monde se fout ... et oui je deviens mégalo aussi ... mais pour le moment très anonyme ... Mais je me voyais déjà en haut de l'affiche, ou dans le Vercors pour faire du saut à l'élastique ...

Remise en réponse

Charles-Baptiste, ton concert hier à la péniche était intéressant. Tu avais de la présence, tu as su tenir le public et ton énergie débordait, à tel point que certains ont cru que la péniche coulerait! Cependant, plusieurs choses te manquent. Savoir finir tes morceaux, merde, fais un effort! Ensuite, t'en as pas marre de ne parler que de femmes? Parle d'autres choses, je suis sûr que tu as d'autres choses à dire. A savoir est-ce que tu peux bien les dire... C'est à toi de TRAVAILLER, et je sais que c'est un mot clé que tu découvres aujourd'hui, car en effet ce n'est pas dans tes habitudes. Paresseux, va! Oh,et puis merde, trouve-toi une section rythmique, bordel. Félicitations à ton guitariste, toujours égal à lui-même, un peu con, mais tellement talentueux. Ménage-le, car tes caprices de would-be artiste risquent de le saoûler à la courte... Mais forget it: il s'en va vers le Sud très bientôt, et toi tu restes suer dans le vague.

Merci à Marie VdM d'avoir mis en place le ciste charlesbaptiste.free.fr
Merci à Chiara M. pour ses efforts cinématographiques.

Thursday, January 06, 2005

"On avance, on avance..."

L'inconnu m'a toujours fasciné, et ici, une fois encore, je reste terrassé par la verve de toutes ces personnes qui s'expriment ou citent d'autres. J'en viens presque à devenir humble... Serais-je trop ironique? Ah, j'ai tellement de mal à m'insérer. Qu'insinuer?
Que ce soir, j'ai rêvé. Ce soir, c'était le concert de Nelson au Bar3,et de mes amis JB à la basse stakhanoviste, Thomas aux futs étirés jusqu'à la moelle, à David dératé,et à ce chanteur-dj-programmmeur si charismatique aux airs de Paul Banks. C'était à pleurer et je ne m'en suis pas empêché. Jamais entendu, et si fasciné.
Mais c'est peut-être plus drôle de juger l'inconnu, non?

Wednesday, January 05, 2005

Proposition indécente

ON SE CALME !
merci

merde quoi
il ya encore quelques personnes de bonne volonté ici
si vous pouviez essayer de régler vos comptes perso ailleurs et de ne pas nous sapper le moral vraiment ça serait courtois de votre part.

Et bonne année hein surtout.

Vous avez pas des titres encore plus merdiques ?

Ce n'était pas de l'étalage de culture, je ne me prétends nullement savoir cette citation par coeur, mais je trouve qu'elle résumait bien la situation dans laquelle sont certains... Réfléchir, ça fait du bien... Visiblement, ça ne vous plait pas M. Anonyme de remettre en cause vos convictions... Et bien soit, on en revient à ma première incursion dans ce blog : ça sent l'esprit fermé ici.

Faut toujours se remettre en cause...

Miam miam

Normalement la culture c'est comme la confiture...,
toi qui est si anonyme tu dois connaître la suite.
En tout cas ce que je vois c'est que la confiture ça te plaît
alors tu nous en fait des tartines
et hummmm miam miam c'est boooooon.
C'est super de savoir réécrire les phrases des autres,
et c'est encore plus beau de savoir justifier ton texte.
Vraiment je t'admire et ce que tu apportes à ce blog est inimaginable ;
ton sens de l'humour, ta verve cinglante, tes révélations intimes,
tes leçons de morale, tes leçons de philo...
Je me régale, j'en veux encore
avec un peu de nutella cette fois-ci merci.
et Fuck la dictature des puristes hein.

A.bon ?

Jean-Saul Partre pour les intimes (Tiens, une anguille...)

La condition humaine et l'intersubjectivité

"S'il est impossible de trouver en chaque homme une essence universelle qui serait la nature humaine, il existe pourtant une universalité humaine de condition. Ce n'est pas par hasard que les penseurs d'aujourd'hui parlent plus volontiers de la condition de l'homme que de Sa nature. Par condition ils entendent avec plus ou moins de clarté l'ensemble des limites a priori qui esquissent Sa situation fondamentale dans l'univers. Les situations historiques varient: L’homme peut naître esclave dans une société païenne ou seigneur féodal ou prolétaire. Ce qui ne varie pas, c'est la nécessité pour lui d'être dans le monde, d'y être au travail, d'y être au milieu d'autres et d'y être mortel... Et bien que les projets puissent être divers, au moins aucun ne me reste-t-il tout à fait étranger parce qu'ils se présentent tous comme un essai pour franchir ces limites ou pour les reculer ou pour les nier ou pour s'en accommoder."
Mis à part ça, pourquoi es-tu courbaturé très cher Charles-Bapt' (suis-je autorisé(e) par écrit à t'appeller Charles-Bapt'? Je ne le pense pas mais je prends cette liberté, pour lutter contre tous les déterminismes qui nous entourent...). Bref, aurais-tu fait des folies de ton corps ou as-tu simplement contracté la grippe?
Et pour te faire plaisir (car je ne vois pas ce que cela change, je trouve encore ça plus ridicule)
A. Nonyme

Parole d'honneur

N'importe qui a le droit de penser, de s'exprimer,et de s'identifier. C'est une courtoisie. Quitte à signer "Anonyme"...
Un peu d'effervescence dans ce blog sans aspirine stimule mes muscles courbaturés. Continuons!

Cacahuit

ça vaut la peine de se prendre pour Proust quand on écorche Nietzsche.
Petit correctif : "Que fausse soit tenue par nous toute vérité que nul éclat de rire n'accueillit."
Et ça veut faire Sciences Po.

Tuesday, January 04, 2005

Le génie isole incontestablement...

Ne se trouve-t-on pas parfois isolé parmi tous les "fous ordinaires" autour de nous? Il est vrai que dès lors que l'on se sent cultivé ou spécialisé dans un domaine, les conversations avec les Autres s'en trouvent nettement moins intéressantes. Forcément, ils s'y connaissent moins... Mais si je puis me permettre (car c'est vrai que nous ne nous connaissons pas, je peux être n'importe qui comme le présuppose mon pseudo), la vraie intelligence n'est-elle pas la tolérance et l'ouverture d'esprit? Dans tous les milieux que nous côtoyons, nous sommes amenés à rencontrer des personnes de divers horizons, cultures et centres d'intérêts. Le but de ces rencontres est à mon sens de s'enrichir personnellement, car elles nous apportent tout ce que notre éducation ne nous a pas appris (et toute éducation a ses lacunes, je pense que vous en conviendrez darling).
Alors pour finir, et comme ne l'aurait pas dit Proust (qui était trop occupé à se goinfrer de madeleines), FUCK LA VANITE!

Rappel de vaccin

Amis, amants, amoureux fous
fans hystériques et admirateurs secrets

VOUS AUSSI
vous pouvez poster sur ce blog....


... il faut juste :
1. Aller sur www.blogger.com
2. entrer le login : nimportequi
3. entrer le pass : nimportequoi
4. choisir "Create new post" et écriiiiiiiiiiiiiiire, déclarer, affirmer, divulguer, gueuler, râler, participer quoi merde.

Oui toi aussi tu peux faire partie du monde merveilleux et concupiscent de charles-baptiste
parce que tu le vaux aussi bien que nous.

Lassitude orgasmique

Les fous ordinaires de mon entourage m'ennuient. Leurs bas ébats ôtent quelque chose à mon excitation naturelle. Mais quel plaisir de les entendre se parodier l'un l'autre! Et d'oublier le quatrième élément fantasmatique.

Pleasure is all mine

Il est des honneurs auxquels on ne s'attend pas toujours,
comme rencontrer johnny clegg au détour d'un shebeen
- et oui grand moment de solitude au milieu des
"mais c'est qui johnny clegg ?" -
et il est des honneurs auxquels on aurait préféré pas avoir droit,
comme voir le plan de sa vie détaillé et offert à tous
- en même temps il fallait pas niquer des rockstars...

votre amitié me fatigue
mais qu'est ce que c'est bon
depuis le temps qu'il me nargue
de dévorer ce garçon

j'implore votre pitié
soyez donc un amour
rendez moi mon intimité
volée au petit jour


cela dit
ton guitariste a pas fini de faire plus souvent l'amour que toi...
il part quand déjà ?
;p

Rock'n'Roll

ça y est! Mon guitariste accompagnateur préféré fait plus souvent l'amour que moi. Mais le fait-il mieux?! Ah, éternelles querelles complexées entre chanteurs et guitaristes, digne des plus grandes tragédies rock! Oui, je vous assure, le rock'n'roll, c'est la meilleure des excuses pour toutes nos conneries.
Et toujours la grippe.

Monday, January 03, 2005

Maladie corporelle

L'esprit était déjà atteint. A présent, c'est mon corps qui ne répond plus. La grippe. Merde, quoi. Je n'ai pas eu la grippe depuis mes 14 ans, quand j'étais tout seul aux Etats-Unis, et que j'étais persuadé avoir attrapé une maladie vénérienne par voie épidermique, appelant mes parents en hurlant de larmes. En fait, je suis tellement douillet, ça n'a pas trop changé...
Pas une seule cigarette aujourd'hui, pas un seul shebeen, pas un seul projet à long terme, pas un seul calin féminin, mais que de frissons, d'aspirations, de changements de températures, de fièvres, de rêves délirants, parfois même éveillés! Et cette nouvelle mélodie qui me harcèle, me bouffe. Je la cracherai jeudi, mais d'ici là, je le sens, elle va me retourner, faire de moi ce qu'elle veut...
"Il faut que j'y aille (...). Demain au réveil, je veux être pur, c'est tout ce que je veux..." Et après, l'éclaircie.

Manque de cohérence

"Notre culture est le règne de la parlote." -George Steiner

Immunité et mutinerie

La Direction du blog "Forum de Charles-Baptiste" déclare n'être responsable d'aucuns propos déplacés, et ne reconnaîtra jamais la véracité des ragots véhiculés.

Sunday, January 02, 2005

Le sommeil écarlate

Des éléments défigurés dans son cerveau, de la Rekord à 7,5% directement tirée par Monsieur Pierrot, qui paraît-il est en couverture des magazines en Ecosse ... Classe. Qu'est ce qui pousse Charles Baptiste à se livrer à de telles infamies buccales à chaque fois qu'il veut me souhaiter la nouvelle année ... Devant une rangée de blondes plus jolies les unes que les autres, il a encore essayer de fourrer sa langue dans ma bouche ... et peut-être a-il réussi ... C'est la pauvre Marie qui va commencer à se poser des questions après nos divagations téléphoniques au sujet de sa copine anatomique ... Putain je me prends aussi pour Proust ... sans la ponctuation !
"Que fausse soit tenue pour nous toute vérité que nul éclat de rire n'accueillit"
J'ai du perdre des gens en route ...

Saturday, January 01, 2005

Réveil Nocturne

Je me suis levé un soir de premier janvier en me prenant pour Proust. Sur mon flanc, un corps étranger, celui d'un musicien "pas vu pas pris" (hein, Marie). Hier, il y avait des jeunes filles superbes. Elles avaient des cheveux parfumés, des jupes noires brillantes et remontées (contre moi...), et des yeux couleur de perle. J'ai apprécié mon kebab au foie gras de 8h du matin Place des Vosges. Le bus m'attendait, et les éboueurs ont été très gentils.
J'en ai assez de me faire draguer par des filles maquées de 33 ans, et de draguer des étudiantes en finance à la virginité inavouée mais si désirables.
Paraît que c'est 2005. Et que certains vont se marier dans une église bucolique, d'autres découvrir les backrooms- j'hésite, puis compte tenu, continue. Bonne année à tous. "Je vous encoule" -Earl, bartender du 5ème arrondissement, tous les jours, surtout le lundi.
Je crois avoir perdu des gens en route...